APOLOGUE
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Musique de Firrain Bernicat.
Parlé.—Vous vous rappelez la fable,
La fable des deux pigeons.
Ce récit plein de cœur et de grâce adorable Qu'on apprend aux enfants, fillettes et garçons ? Vous vous souvenez bien du périlleux voyage Où le pigeon faillit laisser tout son plumage, Mais on vous a caché, quand vous étiez petits, Le sort de sa compagne oubliée au logis.
Quand l'oiseau voyageur revint, tirant de l’aile, Il était temps ! grands dieux! la pigeonne fidèle Avait, de son côté, couru plus d’un danger Dont son ami, présent, eût pu la protéger.
D'abord, elle se tut ; —1l était si malade |— Mais, quand il fut remis de sa sotte escapade, Elle 4, dit un jour: Le danger, cher époux, On le cherche bien loin, il est tout près de nous: J'ai risqué ma vertu... si ou risquas ta vie. Qu'est-ce? fit le jaloux, votre vertu, ma miel Vous me trompiez, friponne ? Elle répondit : Non. Et voici ce que dit la pigeonne au pigeon:
A Uegretto moderato.
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( &@ La même avec accompagnement de piano, 26e chez Lavigne & Lajoie,
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REFRAIN. Andante.
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Puis l’un d’entre eux me dit ma chère Oubliez votre aventurier, J'appartiens à monsieur le maire, J'habite un riche pigeonnier.
Suivez-moi car dans ma demeure On a bien chaud, on a du grain.
Ici vous gelez à toute heure Et vous mendiez votre pain.
Et moi je répondais, etc.
Après cela j'eus la visite Du pigeon du ménétrier; Il me dit voyons ma petite, On ne peut toujours s'ennuyer, Demain des pigeons c’est la fête; Venez- -y, je suis bon enfant Et si j'ai fait votre conquête, Vous me le direz en rentrant. Et moi je répondais, etc.
Sur une fenêtre gentille Avec des fleurs tout à l’entour, |
bles- Dans la main d'une jeune fille nn. Je prenais du pain chaque jour.
NN Une fois sur cette fenêtre, ares D'un beau pigeon qui becquetait, Lei Le bec frôla le mien, le traitrel Ça me fit un drôle d'effet.
souf- Par bonheur j'ai pensé, etc.
C'est ce pigeon:là, le perfide, Qui vint me dire un beau matin:
J'ai rencontré votre invalide, Qui se trainait sur le chemin; En le voyant, pauvre petite, Votre cœur sera bien déçu:
Pourtant, cher époux, tout de suite, Tu sais si je t'ai bien reçu.
Car j'avais répondu. etc.
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11 PROVENZA.