‹ Le sud-est de la FranceChapitre 44 sur 134 · II.R · texte numérisé non relu

II.R

ANXECY.

avec un batelier, 2 fr. la l''^ h., puis 1 fr. ôO par h. et 12 fr. pour une journée. Canot automobile, 4 fr. l'heure.

Poste et télégraphe (pi. Al), rue Royale, 9.

Basques : Banque de Fronce (pi. A 2), rue Royale, 25 ; Crédit Lyonnais, même rue, 9; 8oc. Générale, rue Sommeiller, 20.

Syndicat d'initiative (pi. Bl; v. p. xiii et 138), rue du Pàquier, 1; fermé de midi à 2 h. et le dim. après-midi. ~ Club Alpin Fraisais, section d'Annecy.

Baiss: chauds, rueVaugelas, 34 (pi. Al); froids, dans le lac (pi. B2)

Temple protestant (pi. A 1), avenue Berthollet.

Annecy (448 m.) est une ville ancienne et industrielle de 14351 hab. Jadis capitale du comté de Genevois, elle appartint depuis 1401 aux ducs de Savoie et ensuite aux rois de Sardaigne, qui l'ont cédée à la France avec la Savoie en 1860, et elle est maintenant le chef-lieu du départ, de la Haute- Savoie , avec un évêché. Elle occupe un beau site, près du joli lac du même nom (v. p. 139), et c'est un séjour agréable. La partie ancienne, très pittoresque, est sillonnée d'un certain nombre de canaux, et elle a encore des rues avec de grandes arcades et des passages voûtés.

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La rue de la Gare (pi. Al) mène à la rue Royale, où l'on tournera à g. Du même côté est la chapelle de la Visitation, dépendant du couvent du même nom. Ce couvent n'est pas celui qui fivt fondé par St François de Sales et Ste Jeanne de Otiantal, mais U

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chapelle, reconstruite en 1878, possède les corps des deux saints (ni. 1622 et 1641). Dans le chœur se voient des hauts-reliefs en marbre, relatifs à St François et Ste Jeanne de Chantai.

La rue Royale se continue par la rue du Pâquier (au n" 15, l'anc. hôtel de Sales, du xtii^ s.j, qui aboutit à la promenade (v. ci-dessous). La rue Nôtre-Darne, à dr. en deçà des arcades, conduit à N.-D. -de- Liesse (pi. A 1), église curieuse seulement par sou clocher roman, garni d'échauguettes et légèrement incliné à droite.

La promenade du Pâquier (pi. B 1), qui a de magnifiques arbres, s'étend en ligne droite de la rue du même nom, d'abord à quelque distance du lac, vers les hauteurs qui le bornent au N.-E. Elle offre des coups d'œil charmants sur ce lac et la Tournette. A l'entrée s'élève dep. 1907 le monument d'Eugène Sue (1804-1857), par Tissot, avec une figure symbolique représentant le «Juif- Errant», œuvre principale du romancier. A dr. est le théâtre (pi. Bl), avec un café. Vers le milieu de la promenade, à g., eu face du lac, la préfecture (pi. Bl), bel édifice dans le style Louis XIII (1865). Sur l'esplanade qui le précède, la statue de Sommeiller (1815-1871), un des ingénieurs du tunnel du Mont- Cenis (p. 182), bronze par Becquet.

Dans la rue Guillaume-Fithet , en deçà de la préfecture (v. pi. Bl), se trouve un huraf qu'on peut visiter de 1 h. à .ô ou 6 h. (le dim. de 9 h. à 11 h. et de 1 h. à 5 ou 6 h.). Plus loin, le lycée BerfhoÙet.

De l'autre côté du canal du Yassé qui part du lac, un jardin public (pi. B 1, 2), avec la statue de Berthollet (v. p. 140), en bronze, par Marochetti. Devant, Vile des Cygnes. A l'autre extrémité du jardin, près de l'hôtel de ville, un monumeid de Cariiot, par R. (.Tuimberteau, un buste en bronze du président, avec une statue de la Savoie en deuil assise sur le devant (1897). Carnot fut ingénieur à Annecy avant 1870.

L'hôtel de ville (pi. B2) est une construction moderne (1848) à cour intérieure. Il renferme un musée, ouvert seulement les dim., mardi, mercr. et jeudi de 9 h. à midi et de 1 h. ^/g à 4 h. et, du 1**^' juillet au 30 sept., les dim., mardi, mercr.. jeudi et vendr. de 9 h. à midi et de 2 h. à 5 h. Conservateur, M. Marc Le Eoux. Catalogue sommaire, de 1900, 1 fr.

Musée. — CoiTt : antiquités lacustres et inscriptions romaines de la Haute-Savoie (catalogue de 1893, 50 c).

Troisième ktage, à g. en entrant par la façade. — Salles à g.. SLulptures. surtout des moulages, et objets divers: l^e-IVe salles, art antique ; V« salle, sculptures du moyen âge et de la Renaissance, dessins et gravures: VI* salle, art moderne. VII«-Xe salles, histoire naturelle, surtout de la Savoie. — Xlf-XIY^ salles, peinture (panoramas du Seninoz et du Parmelan. par Paul Cabaud). — XY« salle, suite de l'histoire naturelle. — XYI^ salle, collection industi-ielle. y compris la machine perforatrice de Sommeiller (v. ci-dessus); XVIIe et XYIII« salles, archéologie préhistorique, gauloise, gallo-romaine et burgonde. palafittes du lac d'Annecy, palethnologie comparée: XIX* salle, Savoie historique; XX^ salle, médaillier, vases antiques, faïences, armes et armures, quelques marbres antiques; XXTf salle, ethnographie srénérale.

138 //• i? ir,. ANNECY.

L'hôtel de ville renferme encore la bibliothèque (20 0U0 vol.), ouverte les mardi, mercr. et jeudi de 9 h. à midi et de 1 h. 1/2 à 4 h. ; fermée en août et septembre.

Sur la place voisine, Véglise Si-Maurice (pi. B 2j, fondée en 1422 par le cardinal de Brogny, président du concile de Constance, qui était né au Petit-Brogny, près d'Annecy-le-Vieux (p. 145). Dans la nef, très vaste, au 2« pilier à dr., une Descente de croix, attr. à Fourbus le Y. (1548). Belle chaire sculptée du xvn« s.

Près du canal du Thiou, par la rue à g. en sortant de St-Maurice, St-François ou la Ste-Source (pi. B 2), église du premier monastère de la Yisitation, construite de 1643 à 1648 et maintenant désaffectée. Mme de Warens (p. 151) y abjura le protestantisme en 1726. En face, sur le canal, le palais de Vlsle (pi. B 2), pareil à une proue de navire, anc. maison forte des comtes de Genevois, qui date du xui« s., mais a été restauré ; il a servi plus tard de palais de justice et de prison. On peut visiter l'intérieur, où est installé un petit musée lapidaire (pourb.), suite de celui de l'hôtel de ville (catalogue commun).

Le passage de l'Ile débouche à l'entrée de la rue J.-J.-Eousseau que l'on prendra à gauche. Elle conduit à la cathédrale, St-Pierre es Liens (pi. A 2), fondée en 1523. J.-J. Rousseau y fut enfant de chœur. — A côté, Vévêché, de 1784, transformée en école en 1905.

Suivre la rue J.-J.-Eousseau (aun» 15, maison Lambert) jnsqu' h la rue de la République, et gagner la curieuse rue Ste-Claire (pi. A 2), bordée d'arcades, où se trouve, n*^' 18, la maison Favre, l'anc. siège de l'Académie Florimontane. une compagnie littéraire fondée en 1606, c.-à-d. 28 ans avant l'Académie française, par St François de Sales et Ant. Favre (p. 150), mais qui ne survécut pas à ses fondateurs. — On suivra à dr. la rue Ste-Claire jusqu'à la porte du même nom, du xv« s., en deçà de laquelle la Côte St-Maurice accède à l'entrée du château. L'anc. château fort (pi. AB2), aux tours carrées à mâchicoulis, qui date surtout des xiv^ et xvi^ s., sert maintenant de caserne d'infanterie; pour visiter, s'adr. au bureau de la place, caserne Decoux (pi. Bl). On peut, en contournant le château à dr., redescendre par le faubourg Perrière, rue pittoresque aux maisons munies de galeries en bois et d'escaliers extérieurs.

Excursions d'Annecy.

Le syndicat d'initiative (p. 136) organise, du l*'- juillet au 15 sept., des excursions d'après-midi en cars alpins: aux gorges du Fier (v. p. 134; 2 fr., ail. et ret. 3 fr. ; en chem. de fer: 80, 55 et 35 c. ; 1 fr. 20, 85 et 45 c. ail. et ret.), au pont de la Caille (v. p. 134; 2 fr. et 3.50), au château de Thorens (p. 135; 2 fr. 50 et 4 fr.). — Excursion circulaire, prenant une journée entière, d'Annecy à Fliimet (p. 144), par la ligne d'Albertville jusqu'à Ugines (v. p. 142-143). puis par l'autocar mentionné p. 144; déj. à Flumet; retour en autocar par le col des Aravis à Thônes (v. p. 147-146), où l'on prend le tramway d'Annecy (v. p. 146-145). Prix de cette excursion, eu ce sens ou en sens inverse: 18 fr. .50, 17 fr. 15. 15 fr. 60.

LAC D'ANNECY. Carte, p.isi.- IL B^ lo. 139

Au Crêt du Maure, v. p. 140. — A Thônes, etc., v. E. 16 C. — A St- Julien (Genève) en autocar, v. p. 134.

Siir le lac. — Bateaux a vapeur toute l'année, en été au moins 8 fois par jour; trajet en 1 à 1 h. 25 jusqu'à l'extrémité (1 fr. 40 et 90 c).

2 h. 15 à 2 "h. 40 pour le tour du lac, qui coûte 3 et 2 fr.. avec la facilité d'interrompre le parcours (billets valables 5 jours). Restaurant à bord (déj. 3 fr., V. n. c). Billet pour Ménthon, bain compris, 1 fr. 30 et 1 fr. 10.

Tour du lac a bicyclette (38kil.): prendre la rive 0. à l'aller, de façon à n'avoir à faire à pied que la montée au N. de Talloires (20 min.).

Le *lac d'Annecy (446 m. d'alt. 1, d'un bleu profond au soleil et d'un bleu verdi à l'ombre, a 14 kil. de long sur 1 à 3 kil. 5 de large, et il est entouré de prairies, de vignobles, de beaux villages et de charmantes villas, encadrés dans un horizon de montagnes où dominent, à g. les Dents de Lanfon et le massif escarpé de la Tournette, à dr. la longue croupe du Semnoz (p. 140). Sa superficie est de 2704 hect. et sa profondeur atteint 65 m.

L'embarcadère est au canal près du jardin public (pi. B2; p. 137). Le bateau se dirige immédiatement vers l'autre rive. Yue en arrière sur la muraille grise du Parmelan (p. 141) et jusqu'au Salève (p. 76). On s'arrête d'abord à Chavoire (P. Villa du Belvédère. H. -P. Brunet), puis à Veyrier-du-Lac (hôt. : du Mont-Baron, de la Tournette), au pied de la montagne de ce nom, où il y a des grottes (3/4 d'h.). Route de Thônes, v. p. 145.

Le mont Baron (1300 m.), point culminant de la montagne de Veyrier. se gravit d'ici en 2 h. 1/2- par un sentier du C.A.F., qui passe par le col du Rampon ou des Contrebandiers (1 h. V2); ^!i d'h. de là au sommet, qui offre une très belle vue sur le lac, la chaîne des Aravis, le Jura, les montagnes de la Tarentaise et le Mont-Blanc. On peut redescendre vers le pont St-Clair (p. 145).

De Veyrier-du-Lac on va en face, à Séi:rier (v. p. 140), ou bien l'on continue sur

Menthon ou Menthon- Si-Bernard. — Hôtels: * Palace Hôtel, ouv. en 1908. avec belle vue sur le lac (du l^f mai au 15 oct. ; 60 ch. dep.

3 fr. 50, rep. 1.25, 3 et 4, p. dep. 7j : H. des Bains (30 ch., rep. 2 fr. 50 et 3, p. dep, 6); H. Beau-Séjour (85 lits, rep. 3 fr., p. dep. 5); H. des Glaïeuls (30 lits, rep. 2 fr. 50 et 3, p. dep. 6). — Villas à louer,

Menthon (482 m.), village qui occupe un joli site, abrité du nord, est à quelque distance du lac, mais sur le bord, dans une baie, se trouvent des bains d'eau sulfureuse froide, avec des restes de constructions romaines, près du JRoc de Chère (643 m.), qui sépare Menthon de Talloires (p. 140). Saison du 15 mai au 15 octobre. Sur une hauteur à env. 2 kil. à l'E.. dans la direction du col de Bluffy «p. 145), le vieux château plusieurs fois modifié où naquit, en 923, St Bernard de Menthon, fondateur des hospices du Grand et du Petit St-Bernard. Sur le Roc de Chère, au-dessus des bains, est le tombeau du philosophe et historien H. Taine (1828-1893) et de sa femme (m. 1905) ; on ne visite pas. — Le bateau va ensuite directement à Talloires ou retraverse le lac pour toucher en face à St- Jorioz (p. 143;.

140 //■/?. /A. C'orte,p. J.-i/. SEMNOZ. Evvirom

Talloires. — hôtels: Beau-Site, ouv, de Pâques au l^nov. (34cli. (le 3 à 6 fr., rep. 1.25, 3.50 et 4, p. 7 à 12); de VAhhaije (v. ci-dess'ous ; du 1" mars au 15 oct. ; 90 lits, rep. 3 à 4 fr., p. 7 à 9) ; Belleinie, ouv. toute l'année (45 lits, rep. 2 fr. 50 et 3, p. dep. (j). — Cholet-café-restaur. des Touristes, au port. — Guide, Jean Lovy.

Talloires (478 m.), à env. 1 h. d'Annecy, est la plus importante des localités des bords du lac, dans un joli site et jouissant d'un climat très doux, grâce aux montagnes qui l'abritent des vents du N. et de l'E., en particulier la ïournette (ascension, v. p. 142). Il y eut à Talloires une abbaye de Bénédictins, fondée au xi^ s. Les bâtiments actuels, maintenant morcelés et en partie transformés en hôtel (v. ci-dessus), datent du xyii^ s. Talloires est la patrie dn célèbre chimiste Berthollet (1748-1822; inscription à la mairie). Très belle vue de la petite église de St-Germai/i, à 40 min, audessus du village. — Route du col de la Forclaz, v. p. 142.

Talloires est au plus bel endroit du lac, à l'entrée de la seconde partie que masquaient, à Annecy, le Roc de Chère et une presqu'île de l'autre rive. — Duingt (p. 143 ; hôt. de l'Union, hôtels-pensions), la station sniv. , avec son château moderne, sur cette presqu'île, présente un aspect très pittoresque. Au S.-O., on remarque une vieille tour pentagonale. Le bateau s'arrête encore parfois à Bredannaz, puis va toucher au bout du lac à Lathuile, à cinq min. de la station de ce nom (p. 143).

Au Semnoz: 17 kil. de route, par la rive g. du lac jusqu'à Sévrier (5 kil.; cheni. de fer, v. p. 142-143; bateau, v. p. 139), puis à dr. jusqu'au col de Leschaux (904 m.; aub.), au S.-E. de la cime, où commence l'ascension proprement dite qui demande 1 h. ^/^ à 2 h.

Voiture partie d'Annecy au col. 12 à 15 fr. 11 y a parfois un service de voit. publ. pour Leschaux (17 kil.; 929 m.; hôt.-rest. de la Poste, 12 lits de 1 à 2 fr., rep. 2 à 2.50); se renseigner au syndicat d'initiative (p. 186). Cheval ou mulet de Leschaus au sommet, 5 fr. — On va à Leschaux aussi par St-Jorioz (p. 143 et 139). — D'Aix-les-Bains au Semnoz, V. p. 133.

Le Crêt du Maure (784m.), rextrémité N. de la croupe du Semnoz, au S. d'Annecy, offre de belles promenades sous bois et de jolis points de vue. Il y a un chalet-restaur. à la Gi-aude-Jeanne (731 m.; du ler juin au 30 sept.; ch. 3 fr., rep. 2.50 et 3), où une route de voit, conduit en 1 h. 1/4 T et un observatoire au point culminant, à 1 h. plus loin. Un sentier ombragé, indiqué par des flèches rouges, conduit de là, en 3 h., au Crêt de Châtillon (v. ci-dessous), par les Puisots; guide utile. Un autre sentier, plus court d'env. 1 h., mais plus escarpé et plus ensoleillé, mène d'Annecy au Crêt de Châtillon en passant par Ste-C'atherine.

Le "Semnoz (1704 m.) est une montagne couverte de bois et (le pâturages, qui s'étend au S. d'Annecy et à l'O. de son lac, sur une longueur d'env. 16 kil. La cime principale est le Ci'êt de Châtillon, où il y a une croix. L^n peu au-dessous se trouve un bon hôtel, ouv. du l^r juin au 1^^ oct. (32 lits à 3 fr. 50, rep. 1.50, 3.50 et 4, p. dep. 12.50; téléphone). Tout près, un anc. observatoire météorologiqti.e. Bien que cette m.ontagne soit relativem.ent peu

d'Annecy. PARMELAN. t'orte,p.i:n: ILE. 15. 141

élevée, elle est célèbre pour son panurama, et on l'a surnommée le Righi de la Savoie. Ce panorama embrasse en particulier, de g. à dr., à commencer par le N., les lacs Léman et d'Annecy, le Parmelan, la Tournette, la chaîne des grandes Alpes et tout particulièrement le massif du Mont-Blanc, les Alpes du Dauphiné, le lac du Bourget, la chaîne du Jura, etc.

Au Parmelan, excursion également recommandée. Il y a un bon sentier et, au sommet, un chalet-hôtel duC.A.F., ouv. du 15 juin au 15 sept. (16 lits à 2 fr., rep. 1, 4 et 4).

Billets d'excursion du sjndicat d'init. (p. 136), donnant droit au parcours en tramw. d'Annecy à Dingy, ail. et ret., au parcours en voit, de Dingy à la Blonnière, ail. et ret., et au déj. au chalet-bôtel (v. ci-dessus): 9 fr. et 8 fr. 50; 11 fr. et 10 fr. 50, y compris la chambre et le petit déjeuner.

Le chemin le plus pittoresque et le plus fréquenté est le suivant, par Dingy, que dessert le tramw. de Thônes (v. p. 145; 1 fr. ou 75 c), et de là par la Blunnière (900 m.;, 3 kil. 5 plus loin, jusqu'où l'on peut aller en voiture (1 fr. 50) et d'où il suffit de 2 h. 1/2 à 3 h. pour atteindre le sommet. On n'a pas besoin de guide de ce côté. On prend à g. à l'extrémité de la Blonnière, descend vers un ruisseau et remonte à un premier plateau (V2 h- ; 1130 m.), où il y a quelques chalets. Ensuite on va à dr., par un sentier entre des sapins où l'on a de belles vues sur les vallées du Fier et de la Fillière, Annecy et son lac, au chalet Chapuis (^/^ d'h. ; 1230 m.) et de là jusqu'au pied de ces rochers à pic qui donnent au Parmelan l'aspect d'une forteresse gigantesque (1/2 h. ; c'est près de ce point qu'aboutit un des sentiers venant de Villaz. v. ci-dessous). V2 h. plus loin on laisse à g. le chemin muletier du Peiit-Montoir, plus long d'env. 30 min. et passant par les lapiaz (v. ci-dessous), et l'on monte par le Grand-Montoir. sentier en lacets, avec degrés et barres de fer (V2 h-)- I^t' ^Parmelan (1855 m.), dont le chalet (1835 m. ; v. ci-dessusj n'est plus qu'à 1/4 d'h. dt l'extrémité du Grrand-Montoir et le point culminant qu'à 1/4 d'h. au S. du chalet, n'est pas seulement une montagne d'aspect original et imposant; c'est aussi un des premiers belvédères de la contrée, et il surprend encore par l'étrangeté du plateau qui le termine. Le panorama est dans le genre de celui du Semnoz, mais plus étendu, et la vue subite du Mont-Blanc, à l'arrivée sur le plateau, cause une vive admiration. Ce plateau présente, comme le Désert de Plate (p. 81), une grande étendue de rochers nus et crevassés dits lapiaz ou lapiés, aux formes singulières et bordés de sapins et l'on y rencontre des cavernes pleines de glace, en particulier celle dite de l'Enfer.

Autres chemins menant au Parmelan: 1». De la stat. de tramw. deSurles-Bois (p. 145), gagner Xcives, à 50 min. au N.-E., et de là suivre le chemin qui se détache à dr. immédiatement au X. de ce village et qui mène au cho.let Chapuis (t. ci-dessus). On compte 3 h. de Nàves au sommet. — 2°. De Villaz (705 m.; hôt.-restaur. du Château-de-Bonnatrait, 40 ch., déj. ou dîn.

142 II.R.l^. -Cnrte.p.isi. LA TOURNEÏTE. Etwirovs^

2 fr. 50), à env. 1 h. au S.-E. de la stat. de St-Martin-Charvonnex (p. 135), par des sentiers forestiers et le Grand-Montoir (p. 141), en 3 h. (3 h. Vg par le chalet de Disonche).

A la Tournette, sans difficulté: env. 6 h., de Talloires (p. 140), de Thônes (p. 146) et de la stat. de Giez (p. 143). Un guide (10 fr. ; v. Talloires) n'est pas nécessaire, mais il faut des provisions, (j^u'on trouve aux points de départ et même encore plus loin. — De Talloires (p. 140), d'où l'ascension est le plus pénible, mais aussi plus courte et plus intéressante , on monte d'abord à l'E. à St-Germain (p. 140) et par les hameaux de la Pirraz, de Verel et de la Sauphaz, jusqu'où l'on peut aller en voiture, au col du Nantet (1433 m.). De là, on passe au S. aux chalets du Nantet ou du Carabinier et au chalet du Loo ou de l'Haut (1375 m.), à mi-chemin, à 3 h. de Talloires. Un nouveau sentier quittant la route du col de la Forclaz (v. ci -dessous) à g. après Rovagny et au delà d'une scierie monte directement au chalet du Loo. Enfin on gagne, par le chalet du Casset (1 h. à 1 h. V2; 2170 m.; gîte) et VArpeiron, à l'O. de la vallée de Montremont, le pied des parois à pic de la Tournette, hautes de 400 à 500 m., dans lesquelles le C. A. F. a créé un sentier montant jusqu'au Fauteuil (v. ci- dessous). — De la stat. de Giez (p. 143), sur la ligne d'Albertville, l'on prend au N. par Vesonne (1/4 d'h.), Montmin (1 h. '^U\ 1045 m.; gîte), jusqu'où l'on peut aller en voiture, et les chalets de Lar s (gîte), d'où la dernière partie de l'ascension se fait en lacets jusqu'au Fauteuil (v. ci -dessous). Ou bien, ce qui est préférable, on monte de Montmin au chalet du Loo (1 h. 1/2), où l'on rejoint le chemin ci-dessus. De Talloires, on peut encore gagner, en 3 h., Montmin par la route du col de la Forclaz (1151 m. ; restaur. ; très belle vue du lac). — De Thônes (p. 146 ; guide très utile), on suit d'abord la route de Faverges, qu'on quitte en ' deçà du col, au hameau de Belchanip (50 min.); puis on gagne au S.-O. les chalets dîi Eosairy (env. 2 h. 1/2; gîte); où commence la partie pénible de l'ascension (2 h. à 2 h. 1/2)? à la fin par des échelons de fer, jusqu'au Fauteuil. — Enfin on peut partir de la stat. de Morette (p. 146) et gagner le sommet par Montremont (jusqu'où l'on peut aller en voit, depuis Thônes), et les, rochers de Montremont (4 h. 1/2; sentier forestier dangereux; guide nécessaire). — La *Tournette (2357 m.), cette montagne superbe qu'on admire au S.-E. d'Annecy, sur les bords de son lac, et qui est la principale des environs, présente comme le Parraelan des murailles gigantesques et un grand plateau, au milieu duquel est un énorme rocher de 30 à 35 m. de haut, dont le sommet paraît inaccessible. C'est le Fauteuil, qu'on ne peut de fait escalader que par une cheminée ou crevasse, dans laquelle sont scellées des échelles en fer. Le panorama de la cime est encore plus étendu et plus complet que ceux du Semnoz et du Parmelan. La Tournette est placée presque en face du Mont-Blanc et à une heureuse distance qui permet d'en voir l'ensemble et les détails; on y aperçoit aussi les géants de la Tarentaise et du Dauphiné, et à ce panorama des grandes Alpes, avec leurs glaciers, s'ajoutent encore des perspectives riantes sur les vallées, les lacs et les plaines. Le lever et le coucher du soleil y sont également superbes.

D'Annecy à Albertville : 46 kil., chemin de fer en 1 h. 20 à 2 h. 30; 5 fr. 15, 3 fr. 50, 2 fr. 25. Vue à gauche. Pour les bateaux à vapeur jusqu'à Lathuile, v. p. 139-140.

Annecy., v. p, 135. La ligne se détache à g. de celle d'Aix-les- Bains (v, p, 134). A g., Annecy et son château. Puis un tunnel d'env. 1800 m. de long, au-dessous du Crêt du Maure (p. 140), et on débouche brusquement sur le bord du lac, dont on suit la rive 0. En face, de l'autre côté, la montagne de Veyrier et la Tournette, Menthon et son château (p. 139). A dr., le Semnoz (p. 140). —

â'Annecfi. FAYEErrES. Co.rtes.p. iSï. 77. H. R.i s. 143

7 kil. Sévrier (450 m.; hôt. ; p. 139j. — 10 kil. St-Jurioz (462 m. ; hôt. ; p. 139) Sur Fautre rive, le Roc de Chère (p. 139) et Talloires (p. 140). — 13 kil Dulngt (454 m. ; p. 140). Puis un tunnel, à la sortie duquel on domine la partie S. du lac. De Fautre côté, la montagne boisée de Verthier. — 17 kil. Lathuile (456 m.; p. 140j, stat. près du bout du lac. La ligne remonte la large vallée de V Eau- Morte. — 20 kil. Doussard (468 m. ; H. -P. des Touristes, du l^r avril au 30 sept., 20 ch., p. 5 à 7 fr. ; hôt.-rest. de la Gare). Le village est à 2 kil. au S.-O.

Au S. de Doussard se trouve le Charbon, longue montagne boisée et rocheuse dont les principaux points sont le Banc-Plat (1915 m.) et le Trélod (2186 m.). L'ascension s'en fait surtout du côté E., par la combe de Vire, jusqu'à env. 3 h. de Doussard, où l'on prend à dr. par les chalets du Planay (V2 h- ; gîte), puis à dr.. par nu sentier du C. A. F., en 1 h. env. au Banc-Plat, d'où la vue est déjà fort belle, ou bien à g., en 3 h. env.. au Trélod, où l'on va aus.si directement du Banc-Plat, en 2 h. s/^. Vaste panorama. — Par le versant 0., on gravit le Banc-Plat en 4 h. 1/2, par Saury (1 h.), Montgellaz et les chalets de la Combe, à 1 h. du sommet.

— Ascension du Trélod du côté du Chàtelard. situé au S.-O., v. p. 132.

23 kil. Griez (481 m.). Ascension de la Tournette, v. p, 142.

26 kil. Faverges (507 m.; hôt.: de Genève, 25 ch. de 2 fr. 50 à 5, rep. 3. p. 6 à 10. omn. 25 c, bon; des Alpes, rep. 2 fr. 25 k 3), ville de 2258 hab., avec un vieux château, transformé en manufacture de soieries. Par un temps clair, on y voit la cime du Mont- Blanc. Route de Thunes, v. p. 146.

De Faverges à Frontenex (Albertville), par la route du col de Tamie, V. p. 153. Une autre route s'en détache à 1 kil. au S. de Faverges et suit la rive dr. du torrent de St-Ruph. De l'autre côté elle laisse le hameau de Villaret et mène. 10 min. plus loin (40 min. de la gare), à l'entrée des cascades et grottes de Seijthenex (1 fr. : chalet-buvette). Ce sont deux cascades superposées, formées par le torrent de St-Ruph. et près d'elles une caverne et une grotte longue de 1 kil. 5 et éclairée à l'électricité. La visite, qui demande 1/2 h., est en somme peu intéressante. Le village de Seythenex est sur un plateau, à i/g h. plus loin au sud.

La voie tourne au N.-E. et quitte la vallée de l'Eau -Morte. On voit encore le Mont-Blanc. Plus près, le Charvin (p. 146) et au pied, Marlens (30 kil.; 462 m.), d'où l'on y monte en 6 h. Les montagnes se resserrent des deux côtés. On suit la rive g. de la Chaise, en contournant le massif de la Dent de Cons (2068 m.), qui sépare Faverges d'Albertville. V. la carte p. 77.

37 kil. Uyines (412 m.). La gare est aux Fontaines<V Ugines (hôt. Carrin, rep. 2 fr. 50). Route de Chamonix, v. p. 144. Ugines (460 m.), à env. 20 min. au X., sur une colline, est une petite ville de 2558 hab., avec un château en ruine. — On retraverse la Chaise, qui se jette un peu plus loin dans VArly, et on suit la vallée de ce torrent. — 40 kil. Marthod (380 m.). Enfin, un tunnel de 1200 m.

— 46 kil. Albertville (p. 153).

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