MOUTIERS. II.R
Ses montagnes font partie des Alpes Grées ou Graies qui s'étendent jusqu'aux plaines du Piémont, entre la Doire Kipaire (p. 182) et la Doire Baltée (p. 113), Elle n'est pas encore visitée comme elle le mérite. On y rencontre encore le joli costume des femmes (Tarines) qui ont la tête recouverte par la «frontière», coiffure qui rappelle celle de Marie-Stuart.
La vallée se rétrécit après Cevins; la voie passe dans deux tunnels et traverse deux fois l'Isère. A g., les ruines du château (le Briançon, dont les seigneurs furent au x® s. la terreur de la contrée, et la cascade de la Glaise. — 20 kil. Notre-Dame-de- Briançon (4:24 m. ; hôt. de la (jfare), au confluent de Tlsère et du torrent de Celliers.
De Notre-Dame-de-Briançon a St-Ayre-la-Chambre: 7 à S h., par un chemin qui remonte la vallée de Celliers et passe à Boimeval-Us- Granges (1 h.), Celliers (2 h. ; 1378 m.j et le col de la Madeleine (1 h. : 1984 m.). passage important entre le (Jheval-Xoir ip. 157), à g., et le Gros-yUlan (2688 m.), à droite. Très belle vue de ce col. On en redescend par divers chalets et le village de St-Martin-siir-la-Chambre (env. .3 h. ^I»; r.2.^ m.). - St-Avre-la-C'hambre, v. p. 180.
Encore un tunnel et. à dr., une fabrique de carbure. A g., Pefif- Cœur, avec un château en ruine, et Grand-Cœur. La vallée s'élargit de nouveau. A dr., le vallon du Morel ip. 157 1, par où l'on va aussi, d'Aigueblanche, au col de la Madeleine. On commence à apercevoir, dans la direction de la vallée, plusieurs sommets du massif de la Yanoise (p. 174). — 26 kil. Aigiiehlanche (hôt. Perret, 12 ch. à 2 fr., rep. 2.50, p. 5 à 7). Enfin une gorge où la route monte beaucoup et où le chemin de fer passe dans un tunnel de 1464 m., à la sortie duquel on voit Moûtiers à droite. Du même côté, le confluent de risère et du Doron de Salins. — 28 kil. Moûtiers- Salins (479 ni.). Tramway électr. de Brides par Salins, v. p. 169.
Moûtiers. — Hôtels: B. de la Couronne, square de la Liberté, recomm. (40 ch. do 8 à 5 fr., rep. 1.25, 3 et 3, p. 8 à 10, omn. 25 c); H. Te7'»iinus, en face de la gare, bon (25 ch. de 2 à 4 fr., rep. 75 c, 3 et 3, p. G. .50 à 10); H. BertolU square de la Liberté; H. Moderne, av. de la G-are (25 ch. dep. 2 fr., rep. 7 5c., 2.50 et 3, p. dep. 5). — Poste et télégraphe, square de la Liberté. — Bureau des services d'autocars et de voit. publ. (v. p. 158 et 169) : MM. Bernard frères, place de la Gare. ~ Club Alpin Français, section de Tarentaise, place Ste-Marie.
MoiViers, l'anc. Darentasla, ville de 2708 hab. et chef -lieu d'arr. de la Savoie, sur les deux rives de l'Isère, est l'anc. capitale de la Tarentaise (v. p. 3 54) et le siège d'un évêché, qui a dû son origine à un monastère fondé au v*" s. L'avenue de la liare (route de Brides; tramw., v. p. 169) conduit tout droit au pont de l'Isère en laissant à g. le square de la Liberté et la Grande-Rue. La cathédrale, au bout de cette dernière, sans importance comme édifice, possède, dans son trésor, des objets ayant appartenu à St Pierre II, archevêque de Tarentaise au xii^ s., en particulier un
156 IJ.R.Jh. Varte,p.ï65. MONT JOVET.
bâton abbatial à poignée d'ivoire, un riche coffret à bijoux du xn^ s., une châsse éniaillée du commenc. du xiii** s. Au delà du pont s'étend la place des Victoires qui précède le palais de justice.
Une promcuade sur la route de St-Jean-de-Belleville (v. p. 157) donno une bonne idée de la situation de la ville de Moûtiers: aller en tramw. à Salins (v. p. 169), franchir à l'extrémité S. du village, à dr., un pont en bois et monter en zigzags vers la hauteur (20 min.), où l'on rejoint la route, qu'on suit en redescendant doucement vers Moûtiers (35 min.).
De Moûtiers à Boi(r(i-St-3Icuirice et Val-d^Jsère, v. R. 201 et ill; à i>alins, Brides (tramw. électr.), Praloynan (autocar), etc., R. 221.
Excursions.
Guides et porteurs tarifés de la section de Tarentaise du C. A. F. à Pralognan, à Champaguy, à Peisey, à Brides et h Val-d'Isère.
Au MONT JovET. L'ascension de cette montagne, qui se fait aussi particulièrement de Brides-les-Bains (p. 170) et de Bozel (p. 171), est une des plus belles et des plus faciles de la Tarentaise. 6 h. de montée, 10 h. aller et retour. Il y a des poteaux du C. A. F., mais il est toujours agréable d'avoir un guide (8 fr.) ; mulet avec conducteur, 12 fr. On prend d'ordinaire le chemin muletier qui se détache à g. de la vieille route de Brides, à 2 kil. env. du pont de Moûtiers, et qui monte au-dessus de la vallée du Doron de Salins (p. 169; belle vue) en 2 h. env. à Feissonssm'-^alins (1280 m.; chalet-restaur.). De là on atteint en 1/2 ^- 1^ Croix de Feissous (1375 m.), d'où l'on a une belle vue sur la vallée de l'Isère et le Mont-Blanc. Il y a des sentiers sous bois qui y montent directement de Moûtiers, mais il n'est pas impossible de se tromper: prendre derrière le palais de justice l'étroite rue de l'Electricité, an bout de laquelle se trouve un poteau indicateur; montée assez raide en zigzags (jolis coups d'œil en arrière sur Moûtiers). De la Croix, on suit pendant '^4 d'h. un chemin forestier bien tracé, qui traverse d'abord une grande clairière, puis le bois de Plan-Sapey, On quitte alors ce chemin pour monter à dr. dans des clairières (belle vue sur les glaciers de Pralognan et des Allues), et l'on continue plus loin au N.-E. par l'arête de Combelouve, puis par des pâturages qui s'étendent jusqu'au pied du Jovet. A env. 5 h. de Moûtiers, on atteint le Pla7i de VAiguaz (2250 m. ; bonne source), au pied de la Grande-Côfe (2485 m.), et à moins de ^/^ d'h. de là, le bon chalet-hôtel du Mont- Jovet du C. A. F. (2370 m. env. ; 20 lits à 2 fr. 50 ou 1.50, rep. 3.50 ou 4.50, v. n. c, p. dep. 8; téléphone), ouvert du l^r juillet au 20 sept, et qui n'est qu'à 25 min. du sommet. Le *inont Jovet ou Jouvet (2553 m.), qu'on a nommé le «Righi de la Tarentaise», doit à sa position isolée, entre les vallées de l'Isère et du Doron, d'être l'un des principaux belvédères de la Tarentaise, et il offre un panorama très remarquable (table d'orientation; v. le panorama ci-contre): au N., le Mont-Blanc et les Grrandes-Jorasses; au N.-E., le Grand-Combin et tout an loin, le (Irand-Cornier, la Dent Blanche et la Dent d'Hérens; à l'E., la Mont-