I. De Moûtiers à Bourg-St-Maurice
27 kil. de route; service de voit. publ. trois ou quatre fois le jour en 4 h. (3 h. Va ^u retour), 3 et 4 fr. ; service d'autocars, une fois par j. pendant la saison, en 2 h. 1/4 (2 h. au retour), 6 fr. ; service autom. de Brides à l'hospice, v. p. 170; voit, partie, 20 et 30 fr. — Chemin de fer en construction.
Moûtiers, v. p. 155, La route du Bourg remonte la rive dr. de V Isère, qui tourne au N.-E, et dont la vallée n'est pas moins remarquable qu'en aval. A dr., les usines électriques de la Pomhlière. — 5 kil. St-Marcel. Ruines d'un château des archevêques détruit au xvi« s. Plus loin, un défilé, le détroit du d'ex ou Sieix («Saxum», rocher), où l'on passe dans trois petits tunnels. A dr. est le petit village de Centron, qui a conservé le nom de la tribu gaxiloise des Centrones. Puis un autre défilé et, à dr., le massil du mont Jovet (p. 156). — 11 kil. ViUette. Plus loin à dr., les glaciers du Mont-Pourri (v. ci-dessous).
14 kil. Aime (651 m.; hôt.: des Alpes, 20 ch., rep. 2 fr. 50, p. 5 à 8; des Voyageurs), VAxinia des Romains, aujourd'hui plutôt un village qu'une ville. On y a trouvé des restes intéressants de l'antiquité, particulièrement des inscriptions, et l'on voit en dehors, du côté de l'Isère, la vieille église St-Martin (xi« s.), construite de débris antiques (on trouve les clefs à l'hôt. des Alpes).
D'Aimé à Beaufort (7 h.), v. p. 1.54; au mont Jovet (5 h.), v. p. 157.
Autres ascensions: au mont St-Jacques (2406 m.; croix), au S., 5 h., facile et intéressante; au CrH du Rey (2689 m.), au N.-O., 6 h. Va? même remarque; à la Pierre-Menta {illh m.), au N., curieux et immense mono lithe inaccessible, 7 h. ; au Roignais (3001 m.), à l'E. de là, v. ci-dessous.
Ensuite la route court sur le flanc d'une montagne qui glisse lentement vers l'Isère et où il y a eu un éboulement considérable en 1897. Sur les hauteurs de dr., le village de Mâcot, où il y a d'anc. mines de galène argentifère. — 20 kil. Bellentre.
A 2 h. V2 au N., les Chapelles (1290 m. ; gîte), d'où le Roignais (.8001 m.) se gravit en 5 h., par Lansevard (2 h. Va)-
A env. 2 h. Va au S., par un chemin qui se détache de la route, à dr. 1200 m. plus loin, et passe par Landry (1 h. V4), se trouve Peisey (1300 m. ; hôt. du Mont-Thurta ou Vollin, p. dep. ^ît.; courrier de Bellentre, en :'. h.; guide de 2*^ classe, Jean Roux), village qui a eu des mines de plomb argentifère et dont plus d'un habitant a fait fortune ailleurs dans la tabletterie, la quincaillerie et la fabrication des bronzes.
A l'E. de Peisey se trouve le massif du Mont-Pourri (3788 m.), un des principaux sommets de la Tarentaise, à la fois remarquable par son aspect imposant, par sa situation et son panorama. Guide, 8.o à 40 fr. On va ordinairement coucher aux chalets de la Sévoli'ere (p. 159) ou aux chalets de la Plagne (p. 159), qui sont à 2 h. 3/4 ou à 3 h. Va de Peisey; de là on gagne le sommet en 7 h., par les rochers de la muraille S. («chemin Poccard ou Pas de l'Echelle >), puis par l'arête S.-O. eXV Epaule. On y monte aussi, de Peisey, par les chalets des Rossets ou d'Entre-deux- Nants (2 h.; 2093 m.), où l'on peut coucher, le col de la Ohale (2474 m.; belle vue) et l'anc. refuge du Mont-Pourri (2 h.; 2650m.; inhabitable),
LE BOURCi. C'artes, p. 155, 69. - //. E. 2u. 159
situé à 100 m. au-dessus du lac Merlou et distant de 5 h. 1/2 de Bourg- St-Maurice (v. ci-dessous); du refuge, on gagne en 25 min. le Grand-Col ou col du Mont-Pourri (2937 m. ; aux chalets de Thuria et à Villaroger, T. p. 162), entre l'Aig. Rouge et l'Aig. du St-Esprit (v, ci-dessous); puis ou remonte le glacier du Col (crevasses), franchit le col des Roches ou de Thuria et traverse le glacier des Roches, en courbe de niveau, pour atteindre ÏEpaule où cet itinéraire, qui demande 4 h. à 4 h. 1/2 du (irand- C'ol au sommet, se confond avec le premier. On peut encore, des chalets de la Sévolière (ou des chalets des Rossets. en franchissant l'arête des Lanchettes à son extrémité 0.; gagner directement le glacier des Roches et remonter sa pente très crevassée, jusqu'au pied des pentes N.-E. de V Epaule, où l'on rejoint l'itinéraire précédent; c'est la route la plus courte, 5 h. des chalets au sommet. On peut également atteindre le sommet par le Dôme de la Sache (v. ci-dessous) et Varéte S., ou par le mont Thuria (3615 m.) et Varéte X., mais ces routes sout réservées aux grimpeurs de l*'' ordre (guide, 60fr.i. — L,' Aiguille Rouge ^3237 m. ; vue spleudide du Mont-Pourri) se gravit des chalets de l'Arc (v. ci-dessus), en 2 h. i;.,, ou de l'anc. refuge (p. 158), en 1 h. i/o- par la face 0. ; V Aiguille du St-Esprit (3393 m.; guide, 25 fr.), de l'anc. refuge, en 3 h., par le col du Mont-Pourri f t l'arête X. ; le Dôme de la Sache (3611 m. ; guide, 25 fr.), des chalets de la Plague (v, ci-dessous), en 4 h. i/i, on des granges des Marais (p. 163), en 4 h. ^l^, par la face sud.
La vallée de Peisey se bifurque au delà de ce village. Le chemin de g. passe au hameau de Xancroit (50 min. ; hôt. des Glaciers, p. dep. 5 fr., simple mais bon), aux anc. miïies de plomb argentifère (10 min.) et au hameau des Lanches 10 min.), d'où un sentier muletier monte à g. aux chalets de Sévolière (env. 2 h. 3/4 de Peisey; 2160 m.; gîte); puis il contourne le mofd VAliei ou Œillette '3115 m. ; guide, 35 fr.;, point culminant de l'arête N.-E. du massif de V Aiguille du Midi de Peisey (3360 m. ; guide, 18 fr. ; avec descente sur Champagny, 25 fr. ; v. p. 166-165;, pour gagner les chalets de la Plagne (2 h. 1/4; 210Ô m. ; souvent fermés; gîte). On peut continuer de là vers le col du Palet (1 h. Va à 2 h. ; p. 165), par un mauvais sentier, qui laisse à dr. le lac de la Plagne (20 min.; 2155 m.;. puis à g. le sentier du col de la Tourne (p. 166). — A dr., on irait en 5 h., par le col de Frette ou de la Thiaupe (3 h.; 2504 m.), à la Chiserette, dans la vallée de Champagny (p. 166).
A dr., après Bellentre, la vallée de Peisey et Landry (v. cidessus et p. 158). Du même côté, les glaciers du Mont-Pourri qui présentent un aspect superbe. En face, on a le massif que dominent le Boc de Belle face (2861 m.) et la La/>cebr a/dette (2933 m.), à g. du Petit-St-Bernard (p. 160;.
27 kil. Bourg- St- Maurice ou le Bourg (815 m.; hôt. des Voyageurs, bon, 40 ch. de 2 à 3 fr., rep. 1, 3 et 3.50, p. 7 à 9 : voit, à louer, à côté de Thôtel), petite ville de 2865 hab. (872 agglomérés), l'anc. Bergiidrum, assez animée par suite de sa situation près de la frontière et sur ia route du Petit-St-Bernard. A rentrée à g., Y église, avec un portail de style grec et un clocher isolé.
De Bourg-St-Maurice aux Chapieux. par Bonneial-le-^-Bains, v. p. 111; voit, partie, 12 et 20 fr. - Bonneval- les -Bains ;i084 m.; hôt. des Bains), sur la rive g. du torrent des Chapieux, n'est qu'à 6 kil. de Bourg- St-Maurice (voit, partie, 6 et 10 fr.). Etablissement thermal modeste, alimenté par une source sulfurée calcique très abondante, à 38" C. Les eaux sont dans le genre de celles de St-Gervais (p. 80) et d'Aix-les-Bains (p. 127), et l'on peut y traiter les maladies de la peau, les rhumatismes, la chlorose, l'anémie et la gravelle. Saison du 15 mai au 15 septembre.
On va de Bourg-de-Maurice, par le beau vallon du Xant de Pissevieille, en 4 h. 1/4 aux chalets de l'Arc i,2172 m.; gîte;, d'où l'on gagne en 1 h. i/4 l'anc. refuge du Mont-Pourri l'ascension du Mont-Pourri, v. ci-dessus).
160 11. R. 'Jà. Carte, p. 69. PETIT-SÏ-BERNARD.
II. De Bourg-St-Maurice à Courmayeur par le Petit-St-Bernard.
58 kil. (le route. Voit, piibl. du !«■• juillet au 15 sept. ; trajet en 5 h. V2 jusqu'à l'hospice (3 h. 1/2 au retour), 8 (»i) fr., ail. et ret. 12 fr. ; de là à Oourraayeiir pu l h. (6 h. en sens inverse); prix, 5 (6) fr. Autocars, t. les j. du 20" juillet au 10 sept., entre l'hospice et Courmayeur; trajet en 1 h. ^/^ (2 h. au ret.); prix, 10 fr. dans chaque sens; de Brides-les-Bains à l'hospice, V. p. 170. Les piétons prendront de préférence l'anc. chemin (v. ci-dessous et p. 161), où l'on a de belles vues; 5 h. jusqu'à l'hospice (4 h. en sens inverse), 5 (6) h, de là à Courmayeur. — Passeport, v. p. lOS.
La route laisse à g. une vieille tour qu'on dit dater du iv* s., tourne à TE. avec la vallée de V Isère et traverse deux de ses affluents, le Versityea ou forre/if des Glar-iei'.s et le Re<-lns, qui descendent, à g., du Bonhomme et du Petit-8t-Bernard.
H kil. Séez (904 m.), village où se détache à g. Taucien chemin muletier du Petit-.St-Bernard, ancienne voie romaine qui passe par St-Germain (1274 m.}. Au sortir du village, la route du Petit-St- Bernard laisse à dr. celle de Tignes (R. 21 I) pour monter au N., puis au N.-O. par de nombreux lacets. On a toujours une belle vue sur la vallée supérieure de l'Isère, la ïarentaise et le Mont- Pourri. — 17 kil. Belvédère- Hôtel (1420 m.), ouvert du !«'■ juin à fin sept., bon (2.5 eh. dep. 3 fr., rep. 3. .50, p. dep. 7).
32 kil. Hospice du Petit-St-Bernard, un peu au delà de la frontière de l'Italie et de la France (2144 m.), dans le genre de celui du (irand-8t-Bernard, sur la route de Martigny à Aoste. Cet hospice a été aussi fondé au x^ s. par St Bernard de Menthon (p. 139), et il est desservi, depuis 1752, par l'ordre italien des Saints-Maurice-et-Lazare. Les pauvres y sont hébergés gratuitement; pour les touristes, il y a un tarif: l''<^ cl., ch. 5 fr., l^"" déj. 7.5 c, déj. ou dîn. 3 fr. ; 2^ cl., 3 fr., 60 c. et 1 fr. .50. On est prié de ne pas s'y arrêter plus de 24 heures. L'hospice a un bureau de poste, un observatoire et un jardin alpin. Chalet-hôl. LatirehraiileUe, recomm. (p. dep. 8 fr.), sur le territoire français. Sur la frontière s'élève dep. 1902 une statue en bronze de St Bernard.
A 1 h. au S., le col de Traversette, (2406 m.), où il y a une auc. redoute et d'où l'on a une très belle vue. — Il est très intéressant de faire de l'hospice les ascensions du Belvédère (1 h. 1/2; 2642 m.), au N.-E. ; du 7iiO)d Valaisan ou Chardonney (2 h.; 2882 m,)" au S.-E., et de la Lancebranlette (3 h. ; 2933 m.), à l'O. ; on y a une excellente vue de la chaîne du Mont-Blanc.
Le col du Petit-St-Bernard (2188 m.) se trouve à 1/4 d'h. de l'hospice. 11 y a là une colonne romaine, de marbre cipolin et de 7 m. de haut, la «colonne de Joux» (.lovis), et des restes d'un prétendu < cirque d'Annibal», qui est plutôt un cromlech (cercle de pierres brutes plantées debout).
On descend eu laissant à g. le beau lac Verney. — 35 kil. Cardine des Eaux -Rousses (2055 m.). On passe plus loin aux hameaux de Poiit-Serrand. (39 kil. ; 16.51 m. ; vallon des Chavannes, v. p. 112) et de Golettaz.
PRE-ST-DIDIER. Cartes, p. 69, 99. II. R. -^n. \ ^i
44 kil. La Thuiie (^1441 m.; hût.: Nalioitul , Jacquei/iod, simples; guide, Maur. Bogiiier; douane italienne). V Ariolirum des Romains, d'où l'on aperçoit, au 8.-E., le grand glacier du Rutor.
La Tête du Rutor ou Ruitor (3486 m. ; *vue superbe) se gravit d'ici en 7 h. 1/2 pti^"- • g'iide, 40 fr. Chemin muletier à travers la profonde vallée du Rutor jusqu'aux *casca(Jes ihi Rutor (2 h. ; 1934 m.), en passant par les chalets de la Jotij (1599 m.)- Des cascades, ou monte à g. au refuge de Ste-Marguerite du C. A. I. (1 h. 1/2; 2450 m.), situé près du lac du Rutor et à 5 min. au N.-E. d'une hauteur (2465 m.) d'où l'on a une *vue magnifique. Puis par le grand glacier du Rutor à la cabane Defeii du C. A. I. (3 h. 1/2; 3350 m.), sur le col du Rutor, entre la Tête du Rutor (1/2 h.; V. ci-dessus) et le Châteaii- Blanc (3469m.). La descente de la Tête du Eutor peut s'effectuer du côté de Ste-Foy (v. p. 162).
La route descend ensuite sur la rive dr. de la Thuiie et la traverse à la Balme (1312 m.). Plus loin, Eleraz (^chemin de la Têttde Cramraont, v. ci-dessousj, et deux tunnels. On descend enfin par de nombreux lacets (raccourcis) dans la vallée de la Doire.
53 kil. Pré -St- Didier (990 m.; hôt. : ^f/e VUniver.H, 75 ch. dep. 2 fr. 50, rep. 1.50, 3.50 et 4.50, p. 8 à 10 ; de Londres, reconim., 40 lits, p. 7 fr. 50 à 10; guides, Maur. Barmaz. Cipr. Savoye), village qui a des bains fréquentés. On y laisse à dr. la route à^osie (32 kil.; autocars de Courmayeur, en été trois fois par j., en 2 h.. 8 fr.), V. la Suisse, par Bsedeker.
C'est d'ici que se gravit le mieux la *Tète de Crammont (2737 m.), qui offre une des vues les plus grandioses du Mont-Blanc. L'ascension, qui est facile et très intéressante, demande 5 h.; guide, dont on peut se passer. 8 fr. ; mulet, jusqu'à V2 h. au-dessous du sommet, 12 fr. On suit la route du Petit-St-Bernard (20 min. par la traverse) jusqu'à env. 15 min. au-dessus du premier tunnel, puis on monte eu serpentant à dr. par Chanton (2 h.; 1820 m.), à 2 h. V2 f'^ la cime. Il j' a 5 min. plus bas un refuge du C. A. I. dit C'apanna de Saussure. — Un autre «hemin (muletier), qui rejoint le précédent à Chanton, se détache de la route du Petit- St-Bernard à Eleraz (v. ci-dessus), à 1 h. de Pré-St-Didier.
Un bon sentier en grande partie sous bois, se détache à g. de la route en deçà du pont (v. ci-dessous; et conduit en 1 h. 1/4 à Courmayeur.
La route de Courmayeur traverse la Doire, en deçà de PalésieiLX, et en suit la rive g. dans une gorge boisée. L'anc. chemin passe à dr. dans le haut. On s'élève enfin en serpentant jusquà
58 kil. Courmayeur (v. j». 113).