II. Excursions de Tignes et de Val-d'Isère
Guides: de 1^ classe, Yictor Mangard et Fréd. Rond; de 2e classe, Jos. Mangard fils et Pierre Rond, tous de Yal-d'Isère.
A De Tignes.
A 1 h. 1/2 au N.-O. de Tignes, les granges des MaroAs (2172 m.), d'où l'on monte en 4 h. 3/4 au Dôme de la Sache (Mont-Pourri; v. p. 159).
Au lac de Tignes, belle petite excursion d'env. 2 h., aller et retour, par un chemin raide, mais facile à trouver: v. p. 166.
164 IT. R.'Jl.^Carte.p.iôô. GRANDE-8ASSIERE. Excursions
■^ Grande-Sas sière: 6 h. 1/2, excursion très recommandée, plus latigante que difficile. On va d'habitude coucher aux derniers chalets des Sales ou du Saut (2296 m.), à. 2 h. de Tignes. (îuide (25 fr.) et provisions nécessaires. Au bout de 1 h. de montée raide, à dr. du torrent qui descend de la cascade, on aperçoit la cime de la (Irande-Sassière et, en se retournant, la Grande-Motte, avec son vaste manteau blanc. Un peu plus loin, ou passe à une puissante cascade; puis on découvre à dr. la Tsanteleina (p. 167), aussi presque toute blanche. — Des chalets, on gagne à l'O. l'arête par laquelle se fait l'ascension, mais on redescend généralement par les éboulis duS.-O. 30 min., un petit plateau où l'on a en face le Mont-Pourri. Puis une première pente d'éboulis, par où l'on arrive en 1 h. 10 sur l'arête (2963 m.), et l'on revoit l'aiguille. 1 h. plus loin, une petite cheminée et 10 min. après une autre cheminée un peu difficile par laquelle on atteint l'arête (vue du Mont-Elanc); ^4 d'h. après, le glacier (3278 m.), qui est sans danger; enMn 1 h. d'escalade pénible sur des éboulis raides de grès schisteux. L'-Aiguille de la Grande-Sassière f37o6 ou 3759 m.) est un des principaux sommets de la Tarentaise, le troisième pour la hauteur (Grande-Casse, 3861 m.; Pourri, 3788 m.) et le moins difficile des trois. C'est de plus un des premiers belvédères de cette partie des Alpes. Au N. se voient le Mont-Blanc, le Grand-Combin, le Cervin, le Mont-Kose et, au loin, les glaciers de l'Oberland. Au pied du spectateur, les ravins désolés du val Grisanche et du val de Ehême et les grands glaciers de la frontière. A l'E., le Grand-Paradis, la Grivola et les plaines de la Lombardie. Au S.-E., par delà les sommets qui séparent la vallée de l'Isère de celle de l'Arc, un vaste horizon de glaciers d'où émergent quantité de cimes de la frontière dépassant 3000 m., de la Levanna au Roche-Melon, et dans le fond, le mont Viso. Au S.-O., où brille le lac de Tignes, la Grande -Motte, la Grande -Casse, les glaciers de la Vanoise, le Thabor et les Alpes du Dauphiné; plus près, la masse imposante du Mont-Pourri, etc.
La Grande-Sassière se gravit aussi des Brévières (p. 163), en 5 li., par Chenal- Dessons, Chenal- Dessus et Je chalet de Balmot; on pourrait (lu moins redescendre par là (3 h., au lieu de 4). — Passage du Dôme et col de la Bailletta (Val-d'Isère), v. p. 167. — A la Grande-Motte, par le lac de Tignes et le col de la Leisse, v. p. 165, 169 et 175.
A Khême-Notre-Dame (Aoste): env. 7 h. 1/2 j avec un guide (25 fr.). On suit le chemin de la CTraude-Sassière (v. ci-dessus), jusqu'au delà des chalets des Sales, puis on continue le long du torrent jusqu'au lac de la Sassière (2 h. 1/2 de Tignes; 2446 m.), lac sombre et triste qu'alimente surtout le glacier de la Goletta ou de Rhême, et l'on monte à g., pendant 1 h. par le glacier, au col de la Goletta (3063 ou 3120 m.), dit à tort col de Rhême (v. p. 167). à 4 h. de Tignes, entre la Pointe de la Traversière (3341 m.), à g., et la Pointe de la Goletta (3291 m. ; 1/2 li- du col; très belle vue), à droite. Vue magnifique en arrière sur la Grande-Motte, la Grande- Casse; à dr., sur le Grand-Paradis, etc. Le panorama est encore plus étendu de la Grande- Parei ou Granta-Parei (3473 m.), à 1 h. du col (raide, mais sans difficultés spéciales). On redescend de là aux chalets de Soches (env. 1 h. 1/4)) d'où on suit la vallée jusqu'à Rhême - Notre - Dame (2 h. 1/4;
â^ Tignes. COL DU PALET. Carte,p. 155. II. R. t'f. 165
petit hôtel; hospit;ilité fiez le curé; guide). De là à Aoste. v. V Italie ^fptentrionale, par Btedeker.
A Bozel (Praloynau; AloùtiersJ, par le col du Palet: eiiv. 8 h., 9 h. en sens inverse, un des plus beaux passages de la Tarentaise. Un guide n'est pas nécessaire. Mulet avec conducteur, jusqu'au col: de Tignes, 8 à 9 fr. ; de Val-d'Isère, 12 fr. — Le sentier monte rapidement, à l'O. de lignes, sur la rive dr. du torrent qui descend de son lac, dans une gorge boisée et pittoresque. Vers le haut, à dr., le sentier du col de la Tourne (p. 166). On atteint en
1 h. 1/4 le lac de Tignes (2088 m.), beau lac poissonneux, alimenté par le glacier de la Grande-Motte (p. 175), qui se dresse iièrement au S. Eeau coup d'œil en arrière sur la Grande-Sassière et la Tsanteleina. L'eau du lac s'iniiltre en grande partie dans le sol et ressort un peu plus bas pour former le torrent. Xotre chemin passe à dr. du lac, laisse à g. en amont ceux de Val-d'Isère et du col de la Leisse (euv. 2 h., p. 169), et monte ensuite à dr. en décrivant un grand lacet. A g., la G^rande-Balme (2887 m.), et plus loin à l'O., les Rochen's de Prametou (8021 m.). Le col du Palet (2658 m.) s'ouvre, à 2 h. ^a de Tignes, entre ces derniers et les Rorhers de Chardonef (2876 m.;, à droite. Du même côté se voit la vallée de Peisey (p. 159), avec ses petits lacs, dominée à dr. par le Mont- Pourri (p. 158), à g. par la pointe escarpée de l'Aliet (p. 159) et le Sommet de Belle-Côte (v. ci-dessous). On continue à g. pour atteindre quelques centaines de mètres plus loin l'origine de la vallée de Champagny. *Vue superbe: de g. à dr., les Rochers dePramecou, la Grande-Casse avec ses glaciers, les Pointes de Lépéna et de la Glière et le Grand-Bec de Pralognan. Le sentier est aussi en grande partie très raide à la descente, jusqu'aux chalets de la Playne (1 h. y^l 2030 m.), près du lac de la Glière, d'où sort le torrent de Préinou ou Doron de Champagny , dont on suit dès lors la vallée. Plus loin, une gorge {^j^ d'h.) et une dernière descente en lacets (^/^ d'h.). En face, le Grand-Bec (v. ci-dessous). De nombreux torrents descendent des glaciers; plus loin aussi deux belles cascades, à droite. On passe plusieurs fois le torrent et traverse le Jonay ou Laisonnay (1/4 d'h.; 1568 m.), Frihuge (V2h.)- et Champayny-le-Haut ou le Bois (^4 d'h. ; 1480 m. ; hôt. des Gorges ou Ruffier. p. 6 à 7 fr. ; guides de 2^ classe: Michel Ruffier-Lanche et Jean Tavel).
Le Grand-Bec de Pralognan (3403 m.), au S. de la vallée, se gravit d'ici en 6 h. 1/2 env., avec un guide (20 à 25 fr. ; avec descente sur Pralognan. difficile, 50 fr.). On suit la route jusqu'au village du Jonay (v. ci-dessus), d'où l'on monte directement vers le glacier de la Becca-Motta (3 h. V2); on gravit une crête rocheuse au milieu de ce glacier, demandant près de
2 h., et l'on est sur le second sommet, d'où quelques min. suffisent pour atteindre, à l'O., le point culminant. Le panorama n'est pas seulement très étendu du côté de la Savoie, où la vue est dégagée, mais il comprend encore les grands sommets de la Maurienne et du Daupbiné. le Viso. le tlrand-Paradis. etc.
Le Sommet de Belle-Côte (3421 m.), au N.. se gravit aussi de Champagny-le-Haut, en 5 h. à 6 h., par le chalet de V Ecurie (2 h. 1/2?
166 n. R. 21. -Carte, p. 155. DE VAL-D'ISEEE. Excnrsions
2300 m.), puis par le glacier de la Thiaitpe et l'arête S. ou l'arête 0. (3 à 4 h.). Guide. 15 f r. ; avec descente sur Peisey (p. 158), 20 fr. Très belle vue, surtout sur le Mont-Pourri et la Cxrandè-Casse.
Passé Champagny-le-Haut, on atteint la Chiserette (10 min. ; 1451 m.) où aboutit le sentier de la vallée de Peisey par le col de Frette (v. p. 159). Le chemin qui est ensuite carrossable passe dans la grandtose gorge de Champag?iy, où il est taillé dans le roc audessus du torrent, qui bondit en cascades à une grande profondeur. Plus loin, une belle vue sur le bas de la vallée et sur celle du Doron, que domine la Pointe de Crève-Tête (p. 157), et ou atteint le Planay (^/i d'h.), hameau de Champagny d'où était originaire Pierre de Tarentaise, qui fut le pape Innocent V (1276).
Les piétons se rendant à Pralognan ont plus court de prendre ici, à g. d'une chapelle, un sentier qui traverse le torrent et en suit la rive g., pour rejoindre la route dans le haut des lacets qu'elle forme au-dessus du Villard (40 min. ; p. 171).
Ensuite Champagny -le -Bas (5 min.; env. 1200 m.), d'où la route passe à une certaine hauteur à dr. de la vallée, pour redescendre rapidement vers la route de Pralognan et Bozel (1 h. ; p. 171), en laissant à g. un sentier qui mène directement au Villard (p. 171).
A Peisey, de Tigres par le col de la Toukke ou le col du Palet: 7 h. ou 7 h. 1/2 j aA-ec un guide (15 fr.). Même chemin que ci-dessus jusque vers le lac de Tignes ou jusqu'au col du Palet. Le col de la Tourne (env. 2600 m.), entre les Rochers Rouges (3010 m.), à dr., et les Rochen^ de C'hardonet (p. 165). à g., est plus pcnible, mais plus curieux que celui du Palet. Le» deux sentiers se rejoignent du reste bientôt à la descente et passent entre le Mont-Pourri et l'Aiguille du Midi, etc. (v. p. 159).
B. De Val-d'Isère.
Au lac de Tignes: 3 h., sentier praticable aux mulets, par Daille (25 min. ; p. 163), où l'on passe sur la rive g. de l'Isère, puis par les Etroits, la belle combe de la Thouvière (à g., les Rochers de Bellevarde, v. ci-dessous), les chalets (1 h. 1/4) et le Pa^s de la Thouvière (-74 d'h.; 2253 m.), d'où la vue s'étend déjà jusqu'au Mont-Blanc. Il y a jusqu'au-dessus des Etroits, un sentier sous bois plus direct partant du pont du Crey (p. 163) et se dirigeant vers le N.-O. Du Pas de la Thouvière on descend en 1/2 h. au lac de Tignes (pour le col du Palet, etc., v. p. 165); de là à Tignes, en 3/4 d"h. à 1 h., V. p. 163.
*Rochers de Bellevarde (2833 m.; guide utile, 10 fr.): 2 h. 1/2 , par le chemin du col de Presse (v. ci-dessous) qu'on laisse à dr., ou par le Jozeray.
*E,ocliers de Génepy (3157 m.; sans difficultés): env. 5 h., avec un guide (10 fr.), par la comhe de la Thouvière, en laissant à dr. le sentier du lac de Tignes (v. ci-dessus); puis à g. par le col de Fresse (2 h. '/g; 2589 m.) et au S. vers l'arête schisteuse. Yue magnifique, du Mont-Blanc aux montagnes du Dauphiné. .
deVnl-d' Isère. POINTE DE LA 8ANA. Cart€,p.i55.-II.R.2î. \^i
^Pointe de la Sana (3450 m.): 5 h. avec un guide (20 fr.j. On monte d'abord au S., puis au S.-O., par la combe du Charvet, en 3 h. 1/4 au glacier de la Barme-de-V Ours, situé au pied des beaux escarpements de la Sana; on s'élève par ce glacier, de l'O. à l'E., jusqu'à un col (3110 m.) à l'E. du pic, et l'on arrive par des pentes de neige au sommet. Panorama des plus beaux, surtout vers les sommets de la Tarentaise et la chaîne du Mont-Blanc. Descente facile, au S.-O., à Entre-deux-Eaux fp. 178), en 3 h. 1/3. On peut également atteindre le sommet depuis le col de laEocheure (p. 169).
*Grancle-Sassière (p. 164): env. 3/^ d'h. de plus que de Tigiies, dont ou va rejoindre le chemin par la route de voitures qu'on quitte après la gorge, pour monter à Franchet (1874 m.; p. 163) et de là aux Sales ■p. 1(U), etc.
*Tsanteleina (3606 m.), la Fointe de Bazel des cartes françaises (autre, v. ci-dessous), au N.-E., sur la frontière: env. 6 h. 1/2 par la route du versant S., course d'alpiniste, avec un guide (20 fr.), plus facile néanmoins que par la route du côté 0., qui en outre demande 3 h. 1/2 de plus. On suit d'abord en amont le chemin de la vallée, qui se prolonge jusqu'au Fornet (35 min.; 1936 m.), et là on prend au N., par les prés, en laissant plus loin à g. le sentier du col de la Bailletta (v. ci-dessous). Puis on monte au plateau du Quart (1 h. ^U\ env. 2550 m.), de là à une terrasse où il y a im lac et, en appuyant à l'E., au glacier du Quart (1 h. 20; env. 2980 m.). Ensuite par ce glacier et la rive dr. (X.) d'une barre de rocs qui les sépare, au glacier de Quart-Deasus (env. 3/4 d'h.), dont ou suit de préférence la rive droite. Au bout d'env. 5 h., on arrive au plateau supérieur à la hauteur du col Bobba (3436 m.), dépression entre la Tsauteleina au N. et la Ciiiie de Quart-Dessus (3474m.) au S.; on franchit la rimaye pour atteindre l'arête 0., au point où aboutit la route 0. (v. ci-dessous); on suit enfin l'arête jusqu'au sommet. Cet itinéraire est préférable à celui passant par le col Bobba (v. ci-dessus). La montagne, entourée de glaciers, offre un *panorama superbe qui s'étend au N. jusqu'à la .Jungfrau et au S. jusqu'au Viso.
Le col de la Bailletta (2855 m.), mentionné ci-dessus, à env. 3 h. du Fornet, mène dans le vallon de la Sassière, au lac du Santet ou Sautet (1 h. 1/2; 2779m.) et au lac de la Sassière {^U d'h.; p. 164). et-'. C'est par ce col et le lac du Santet que passe la route 0. de la Tsanteleina. — Un autre col mettant plus directement Val-d'Isère en communication avec le vallon de la Sassière est le Passage du Dôme (env. 2800 m.), dans le haut du vallon qui monte au N. du village, entre la Pointe dv Front (2964 m.) et le Dbine (4 h. ; 3033 m. ; difficile), curieux rocher très effilé, à dr. ; les Rochers de Franchet (2818 m.) et la Pointe de Picheru (2957 m. ; très belle vue), à gaudie.
Pointe de Calabre et Roc del Fonte, au X. des sources de l'Isère: env. 5 h. 1/4 et 5 h. ^j.,, par le col de Rhême; guide. 18 fr. On passe par le Fornet (35 min. ; v. ci-dessus), puis par les chalets de St-C'harles (1 h. ; 2071m.), où ou quitte la vallée pour monter au col de Rhême (2 h. 1/2; 3062 ou 3101 m. ; autre, v. p. 164), sur la frontière, entre les deux pics, et qui débouche sur de vastes glaciers par lesquels on peut gagner les chalets de Soches (env. 3 h.) et Rhême-Notre-Dame (p. 164). — La Pointe de Calabre ou de Bazel proprement dite est. d'après les gens du pays, le sommet coté 3443, à g. du col. On y monte de là assez facilement en 1 h. 1/41 d'abord directement, puis par la face nord. — Le Roc del Fonte, la Pointe de Calabre de la carte française (3368 ou 3276 m.), l'autre cime, à dr., demande 1 h. 1/2; P^r un îlot de rochers (V2 h.) et les rochers supérieiirs de l'arête (1 h.). Belles vues, très étendues.
*Pointe de la. Galise (3345 m.): env. 6 h., course d'alpiniste, avec un guide (18 fr.). Jusqu'aux chalets de St-Charles (1 h. 35), v. ci-dessus. De là, par la vallée qui forme la gorge de Malpasset, au Prariovd
Baedeker. S.-E. de la France. 9« édit. 11
168 II' H- ^^- - C'arie, p. 155. COL D'ISERAN.
(1 h.; 2272m.), cirque où il y a un chalet-refuge du C.A. F. Ensuite on appuie à g. pour gagner par des moraines et un petit glacier, le col de la Galise ou Passo di Galisia (2 h. à 2 h. 1/4; 2998 ou 3019 m.), échancrure sur la frontière, d'où l'on a de belles vues à l'E. et à l'O. (à Cérésole, v. p. 169). La cime, au N.-E., se gravit de là en 1 h. V2 env., en descendant un peu, puis par un couloir, des rochers et une pente de neige. *Horizou merveilleux.
Cime d'Oin et Grande Aigjuille Rousse, avec descente du CÔTÉ DE Bosneval: 9 h. i/.j, belle course, sans diflâculté, avec un guide (20 fr.). Jusqu'au Prariotid (2 h. 35), v. p. 167. On continue de monter vers les sources de Vlsère, puis on prend par une moraine et des pentes de gazon à dr. du glacier du Col-de-la-Vache, et on traverse dans le haut (1 h. i/2)> à g., ce glacier facile, afin d'atteindre le col de la Vache ou Passo délia Vacca (1 h.), sur la frontière, d'où l'on voit, au N.-E., le beau lac Cerrti (2240 m.). La Cime d'Oin (3277 m.), au S. du col de la Vache, se gravit en 35 min. par une arête schisteuse; on y monte aussi du col d'Oin, qui se trouve au S. de la cime. Au S.-E., sur le territoire italien, est la Cime du Carro (3310 ou 3345 m.); au S.-O., sur le territoire français, la Grande Aiguille Rousse (3482 m.), qu'on gagne en 1 h. 1/2 en redescendant d'abord au glacier (1/4 d'h.) et en remontant ensuite au S. une arête jusqu'à une dépression dite col du Bouquetin (env. 3300 m.), à l'E. de l'Aiguille (1/2 li-) , dont le sommet est encore à 3/^ d'h. par une autre arête. *Panorama superbe de la chaîne frontière, de la Tarentaise et de la Maurienne, s'étendant jusqu'au Cervin et au Mont- Rose, aux montagnes du Haut-Dauphiné, etc. — La Petite Aiguille Pousse (3434 m.) est à moins de 1/2 h. à l'O. de la Grande. De cette dernière, on revient à la dépression entre les deux (20 min.), puis on passe (1/4 d'h.) entre la Grande Aig. Eousse et l'Aiguille de Gontière (3192 m.), et l'on descend au S. vers les chalets de Lechans (env. Ih.; p. 189), à env. 2 h. de Bonneval (p. 188).
A Bonneval, par le col d'Iseran : env. 5 h., sentier de mulets bien tracé et recommandable, où un guide (10 fr.) est inutile quand il fait beau. Mulets, 8 fr. pour le col, 15 fr. pour Bonneval. — On remonte d'abord la vallée de l'Isère jusqu'aux maisons de Laissenant (10 min.; 1866 m.), où l'on prend à droite. On monte rapidement en lacets, en partie sous bois, au-dessus de la vallée de l'Isère, traverse deux torrents et atteint au bout de 1 h. 35 l'entrée d'une large dépression, désignée par une grande pyramide en pierre, qui s'élève doucement vers le col i^l^ d'h.). Le sentier est marqué, en prévision de mauvais temps, par d'autres pyramides de pierre. Belle vue en arrière sur le Mont-Pourri, à l'arrière-plan; la Grande- Motte et la Grande-Casse, plus près, à g. de la vallée de l'Isère; la Grande-Sassière, la Tsanteleina, etc., à droite. Le col d'Iseran (2769 m.; petit refuge en pierre), à 2 h. 1/2 ^^ Yal-d'Isère, est le principal passage entre les vallées supérieures de l'Isère et de l'Arc. Il a été traversé en 1689 par les Yaudois, rentrant victorieux dans leurs vallées. On a du col une *vue magnifique sur la vallée sauvage de Bonneval et les cimes et glaciers qui la dominent. La vue est plus étendue du Signal du Mont-Iseran (3240 m.; pénible), à 1 h. ^2 ^^ ^■-^- du coL En descendant, on passe par un petit torrent et on arrive dans le vallon de la Lenta, où l'on jouit d'une *vue encore plus belle des glaciers et des cimes qui s'étendent de laLevanna au Roche-Melon, surtout, en face, de la Pointe d'Albaron, des pics rocheux et des cimes neigeuses qui l'environnent. Il y a
SALINS. Carte, p. 155.- II. R. 22. 169
trois descentes rapides, la principale vers la lin. On traverse deux t'ois la Lenta sur des ponts, à env. ^j^ d'h. et 1 h. ^/g du col, et le torrent l'orme une belle cascade un peu avant le second. A dr., If- Pelaou-Blanc (p. 189i ; à g., la Pointe des Arses (p. 189). On tourne vers la fin à dr. pour descendre sur Bonneval, à 2 h. ^/^ du col i3 à la montée; v. p. 189-188).
A Entre-deux-Eâux, pak le col, de la Leisse: 6 li. i/., à 7 h., avec un guide (15 fr.), par le col de Fresse (2 h. V2; P- 166), d'où, l'on monte au S.-O. au col de la Leisse (env. 1 h. ; 2780 m.), à l'E. du glacier de la Grande-Motte. On descend ensuite lentement dans le vallon de la Leisse, où l'on a à dr. la Gravde-Motte, qui se gravit aussi de ce côte guide. 25 f r. ; v. p. 175), et à g. la Pointe de la Sana (p. 167). Ce vallon, dominé encore à dr. par la Grande-Casse (p. 175), débouche au-dessus (VEntre-deux-Eauj: dans celui qui descend du col de la Vanoise (v. p. 178). — Pak le col de la Rocheure: également 6 h. 1/2 à 7 h., avec un guide. On monte par la rombe du Charvet (p. Itj7). à la fin par un petit névé, en 4 h. i/.j au col de la Focheure ou des Quécées de Tignes (2940 m.) , à l'E. de la Pointe de la Sana (p. 167). où l'on monte du col en 1 h. ^U- Descente facile, par le vallon de la Rocheure, à Entre-deux-Eaux (p. 178).
A Cérésole. par le col de la Galise: env. 9 h., avec un guide '^30 fr.); sentier pénible. Jusqu'au col de la Galise (4 h. 1/.;, env.), v. p. 167-168. On redescend ensuite à g., eu moins de 2 h., aux chalets de Cerrii (2393 m.), laisse à g. un sentier menant dans le val Savaranche . par le col de Nivolet (2641 m.) et descend dans la vallée de VCh'co. en 2 h. 3/4. à Cérésole ou Ceresole Reale (1495-1613 m. ; hôt. : *Grand-H.ôtel, ch. dep. 3 fr. 50, rep. 1.25, 3 et 4.50; Blanchetti, ch. dep. 2 fr. 50, plus simple; guides;, localité italienne avec des bains d'eau ferrugineuse, au N. du massif impo sant de la Levanna (p. 189). Voir l'Italie septentrionale, par Bœdeker.