II. Haute vallée de l'Are et ses montagnes
De Modane a Bonneval: 46 kil. de route. Service autom. en été, quatre fois par j. jusqu'à Lansleboîirg, en 1 h. 1/2, 3 fr. 60; une fois par j. jusqu'à Bonneval, en 2 h. 40, 7 fr. ; une fois par j. au Mont-Cenis, v. p. 185.
Cette partie de la Maurienne (p. 180) est surtout intéressante, pour les touristes, par les montagnes de la frontière au delà de Lanslebourg, mais elle est loin de présenter l'aspect verdoyant de la Tarentaise (p. 154). En outre les montagnes qui les séparent n'ont plus de ce côté des glaciers comme ceux de la Vanoise, et les versants de dr. n'en ont que vers l'extrémité de la vallée. On trouve, à Modane et à Lanslebourg, des voitures et des mulets tarifés ; pour le chalet-hôtel du C. A. F. à Bonneval, V. p. 188.
La route remonte d'abord à une certaine distance la rive g. de la rivière. A g., le Râteau-d'Aussois (p. 183); en face, le Petit- Mont-Cenis (v. ci-dessous). — 4 kil. Villarodin (1240 m.). On voit à g. la cascade de St-Benoît et la Dent Parrachée (p. 183). Puis une gorge que commandent les forts de l'Esseillon (p. 183).
— 6 kil. Pont du Nani. A g., en bas, le pont du Diable (p. 188). Au S., sur la frontière, est l'Aiguille de Scolette ou Pierre-Menue
(3505 m.), dont l'ascension se fait en 7 h., avec un guide, par VHortière et Au Vallon. Belle course. Panorama merveilleux.
La vallée s'élargit de nouveau; on laisse à dr, Bramans (guide de 2e cl., Sér. Richard) et traverse le ruisseau de St-Piei^re.
On va par la gorge do ce ruisseau, qui présente plus haut des parties grandioses, au hameau du PZanois (8 h. ; aub. du Mont-Cenis), en passant par la chap. de Xotre-Dame-de-Délivrance (1558 m.). Plus loin, on peut aller au col du Petit-Mont- Cenis (2201 ou 2184 m.), au col de Clapier (2491 ou 2472 m.), au col d'Arnbin (2854 m.) et au col d'Ftache ou d'Etiache
âe VArc. LANSLEBOUEG. Cartes, p. 69. J55. — //. R. 23. 1 85
(2814 ou 2787 m.: au N.-O. du beau pic rocheux de la Rognosa d' Etache. 3389 ou 3385 m.), et l'on fait encore de là les ascensions du SigiraJ de (Jléry ou Monte GiusaUt (3320 ou 3313 m.), de la Roche d'Ambin (3381 ou 3377 m.), des Délits d'Ambin (3382, 3375 et 3343 m. ; difficiles), etc. Réf. Liiigi-Vaccarone du C. A.I. (env. 2700 m.), près du glacier de VAgnel.
11 kil. Le Verney (aub.), hameau après lequel on passe sur la rive dr. de rArc. — 16 kil. SoUièr-es. Très belle vue de la vallée en montant, sur l'autre rive, jusqu'aux chalets de Mont-Froid (3 h. ; 2278 m.), sur le versant X.-O. de la montagne de ce nom (2834 m.).
18 kil. Termignon (1280 m.; hôt. : du Lion-d'Or, recomni., 10 ch. de 2 à 3 fr., rep. 2.50 et 3, p. 5 à 7; de la Yanoise ou Vve Richard, p. 6 à 7 fr.; de la Dent-Parrachée, nouveau, -4 ch., rep. 2 à 3 fr., p. 5 à 6), bourg au confluent de l'Arc et de la Leisse. L'église a un curieux clocher octogonal d'ordre roman et trois riches autels à lïtalienne, à retables tout dorés.
ExcuBsioss. A Pràlognan par le col de la Vanoise, moins recommandable qu'en sens inverse (4 longues heures jusqu'à Entre -deux -Eaux), V. p. 178-177. On pourrait aussi y aller par le Dôme de Chasseforêt (v. p. 175), mais l'ascension est moins facile de ce côté, et la course ne peut être entreprise que par de solides marcheurs et avec de bons guides.
Au Dôme de l'Arpont (3619 m.), au S.-O. du Dôme de Chasseforêt, qu'il surpasse de 22 m.: 6 h. 3/^ à 7 h., par le Mont, chalets à 1 h. 1/2 au N.-O.; puis par une arête à l'O.. le glacier de VArpont (2 h. 1/2; crevasses) et le côté X. du rocher du Dôme. *Panorama encore plus étendu que celui du Dôme de Chasseforêt (p. 175). On peut redescendre au refuge Félix-Faure (3 h.) ou à Pràlognan (5 h.), par le refuge des Lacs (p. 174). — La Dent Parrach.ée (3712 m. ; v. p. 183) peut se gravir de Termignon, par les chalets des T rois-Granges, le glacier de Belle-Place et la face X.-E. ; difficile; guide, 50 à 60 fr.
La route monte et redescend dans une gorge boisée. Belle vue en arrière sur la Dent Parrachée (p. 183).
25 kil. Lanslebourg (1398 m.; hôt.: Valloire, bon, 30 ch. de 3 à 5 fr., rep. 3, p. 8 à 10; de V Europe, simple, 15 ch. de 1 fr. 50 à 2.50, rep. 2.50, p. 6 à 7j, bourg déchu depuis l'ouverture du tunnel du Mont-Cenis. Douane française.
La route du Mont-Cenis. auparavant très fréquentée, a été construite de 1803 à 1810, par ordre de Napoléon I". Il y a 37 kil. de Lanslebourg à Suse. Service autom. de Modane au Mont-Cenis, par Lanslebourg, une fois par j. en 3 h. 1/2 (1 h. 55 au ret.), 7 fr. Voit. publ. du Mont-Cenis à Suse, en 2 h. (6 au ret.), 3 fr. (6 fr.) ; autom. en 1 h. 20 (2 h.). La route s'élève d'abord lentement, par six grands lacets, à travers des pâturages, où passe un sentier (télégr.) qui abrège de 3/4 d'h. On y a de beaux coups d'oeil sur les massifs de Péclet, de la Yanoise et de la Levanna. 23 refuges sont espacés le long de cette route, où le vent, «la Lombarde», souffle quelquefois avec une violence extrême. Le point culminant (2091 ou 2084 m.; beau coup d'œil en arrière) est au 5^ de ces refuges (no 18), à 25 min. du dernier lacet, et la frontière se trouve entre ce refuge et le suivant. Plus loin, à dr. de la route, le lac dn Mont-Cenis (1913 m.), qui a plus de 2 kil. de long et 1 kil. de large (134 hect. de superficie, 31 m. de profondeur) et d'où sort la Cenischia ou Cenise. A g., en face du lac, Vhôt. de la Poste (Faure; de mai à oct. ; 42 ch. de 3 à 5 fr., rep. 1.25, 3.50 et 4.50. p. 8 à 10; bon) et Vhôt. du Lac — Près de l'extrémité S.-É. du lac. à 14 kil. 6 de Lanslebourg et à 10 min. des hôtels ci-dessus, l'anc. hospice du Mont-Cenis (1925 m. ; Gr.-H. Ospizio. recomm.). fondé par Louis le Débonnaire, reconstruit par Napoléon I<^"- et maintenant trans-
186 n.R.23. C, p. 155.69. MONT-CENIS. Haute vallée
formé en caserne; à côté, un hospice pour les pauvres. On fait d'ici au N.-E. l'ascension de la Pointe de Ronce ou Punta Roncia (3620 m.), eu 6 h., par le Pas du Chapeau (5 h. ; 3440 m.), et même celle du Roche -Melon (p. 187). — 18 kil. La Gran Croce ou Grande- Croix (1850 m.; aub.) et près de là, en aval, une belle cascade de la Cenise. La route descend très rapidement (beaux coups d'œil), et il y a encore des sentiers qui abrègent, mais plus loin que celui du télégraphe. -— 23 kil. Bard (1500 m. ; douane italienne). — 27 kil. Molaretto ou Molaret (1164 m. ; albergo Gravier, recomm.). 32 kil. Giaglione ou Jaillon (771 m.), d'où les piétons peuvent gagner la stat. de Chiomonte (p. 182). — 37 kil. Suse (495 m.; hôt. du Soleil, bon; cli. de fer, p. 182): v. V Italie septentrionale, par Bsedeker. Ascension du Roche-Melon, v. p. 187.
De Lanslebourg au Grand-Roc-Noir (3540 m.) et à la Pointe de Vallonet (3566 m., probablement plus basse): 6 h. jusqu'au premier pic et env. 1 h. de là an second, pénible, mais sans grande difficulté. Quitter la route aux Champs (20 min.), en deçà de Lanslevillard (v. ci-dessous), et monter au N. entre deux vallons, puis par la face S.-E. jusqu'au pied du (rrand-Roc-Noir, à l'E., dont l'escalade demande de là Vé il'h. — Pour pousser jusqu'à la Pointe de Vallonet., plus au N., traverser au pied du pic une crête de neige à l'E., puis descendre un peu au N. vers la Pointe, qui se gravit entin en 1/2 h. Beau panorama. — On peut au retour aller rejoindre la route de Bonneval à la Magdeleine (v. ci-dessous), en 2 h. 1/2 du pied du Grand-Roc-Noir, par le petit glacier triangulaire voisin et les chalets de la Fesse (1 li. 1/2)-
La route de voitures de Bonneval, qui se détache de la route du Mont-Cenis au pont de Lanslebourg, passe aussi plus loin sur la rive g., mais revient bientôt sur la droite. — 28 kil. Lanslevillard (1479-1499 m.; aub.), qui a une chap. St-Sébastien avec de vieilles peintures murales. Ensuite une forte montée en lacets, après laquelle on découvre les pics et les glaciers du fond de la vallée. Du côté g. se trouvent des escarpements rocheux qui atteignent près de 800 m. de hauteur. Ils forment le revers d'une demi-douzaine de glaciers inclinés vers le vallon de la Rocheure (p. 178) et que dominent: la Pointe dn Grand -Vallon (3228 m.), le Grand-Roc- Noir, la Pointe deVallonet (v. ci-dessus), les Pointes duChâtelard et les Croix de Don- Jean-Maurice (v. ci-dessous). A dr., la Pointe de Ronce (v. ci-dessus) doininant un long glacier. Tl y a sur la rive g. un sentier qui conduit également à Bessans. La route s'écarte du torrent, dont elle est même séparée par une colline, après laquelle on se trouve dans un bassin tapissé de verdure, mais où les arbres deviennent de plus en plus rares. Trois hameaux: le Mas (1658 m.), la Magdeleine (1765 m.) et la Chalpe (1719 m.).
37 kil. Bessans (1721-1742 m.; hôt. Cimaz, 22 ch. de 1 fr. 50 à 2.50, rep. 3 et 2.75, p. 5 à 7 ; guide de 2^ cl., Jean-Aug. Olappier), village situé sur la rive g., où repasse encore le chemin. ^J église mérite une visite, à cause de ses autels en bois, ornés de statuettes par Clapier (xviii^s.). Toutefois la principale curiosité de l'endroit est la chapelle St-A?rtoine près de là, décorée de fresques très originales, du xvi^ s., et qui a un beau plafond en bois peint.
Excursions. —Aux Croix de Don -Jean-Maurice (3140 m.) : 4 h. 1/2, par un sentier à g. de la route de Bonneval, sur le versant de la montagne, que surmontent trois croix; puis par le fflacier de Mëan-Martin,
de VArc. IMJIXÏE DALBAKOX. C'mt^.p- iôô. H. R. 23. 187
à 3/^ d'L. du sommet. -- Aiguille de Méan-Martin (3288 m.; Pointe du même nom, v. p. 189). 5 h. 1/4. par la même route jusque sur le glacier (3 h. 1/2). ensuite à l'O. vers une sorte de col (3105 m.) à g. de l'Aiguille (3/4 d'h.) et de là à la cime (=*/4 d'h.). Ou en peut redescendre en 3 h. 1/2 env. à Val-d'Isère (p. 163). — Pointes du Chàtelard (3362, 3434 et 35U3 m.), env. 7 h., aussi par le (jlacitr de Méan-Mai-tin (3 h. 3/4), qvi'on traverse du N.-E. au S.-O., vers le col de Véfrttte (env. 1 h.; 3200 m.), au N. de la jiointe 8362 ni. Cette pointe se gravit de là, par l'arête, en 3/4 d'h. On en redescend à l'O. pour monter à la pointe 3434 m. (3/4 d'h.) et de là. par une pente de neige, à la pointe 3503 m. («,'2 h.), la plus haute de i-e côté de la vallée après le Graud-Roc-Noir (v. p. 186). *Vue superbe dans toutes les directions et à peu près la même des trois pics. On peut facilement s'en retourner du côté d'Entre-deux-Eaux (3 h. 1/4; P- l^S), par le glacier de Yéfrette et le vallon de la Rocheiire (1 h. Va); du côté de Lauslebourg (2 h. 1/2; P- 185), par les chalets de la Fesse (v. p. 186), ou bien du côté de Bonneval (env. 5 h. ; p. 188), en retournant par le glacier au col de Yéfrette (1 h.), retraversaut le glacier de Méan-Martin (1 h.) et continuant au S. par la rive g. du Valloii, puis au N.-E. par les cJwlets des Roches (2252 m.).
La *Poiilte de Charbonel (3760 m.) peut se gravir, avec un guide, de tous les côtés. L'ascension demande 5 à 6 h. de chacun des gîtes suivants: Vincendières asoo m. env.) et Avérole (2035 m.). hameaux de la riante vallée d.'' Avérole. situés à 1 h. et 1 h. 50 au S.-E. de Bessans; Pierre- Grosse (2061 m.), Gioffa (20(>4 m.). VArselle (2163 m.), groupes de chalets de la triste vallée de Ribon. situés à 1 h. 10. 1 h. 30, 1 h. .50 au S. de Bessans. La Pointe de Charbonel est la cime culminante de la Maurienne et offre un *panorama vraiment exceptionnel qui s'étend jusqu'aux Alpes du Daupliiné et de la Savoie, au Grand-Paradis, etc.
*Pointe d'Albaron (3660 m.), Pointe de Chalansan sur la carte de l'Etat-Major, qui donne le nom d'Albaron à un sommet voisin (v. ci-dessous): 7 h. ','2 à 8 h., ascension assez facile, avec un guide (20 fr.) On prend par la vallée d'Avérole (v. ci-dessus), traverse le torrent à la Goulaz ('1/2 h.; 1751 m.) et monte 10 min. plus loin à g. vers un contrefort de la montagne, où il y a une croix (40 min. ; env. 2060 m. ; vue), puis vers les granges du Lau (1/4 d'h.), de là par un vallon au N.-E.. où l'on passe le torrent du Grand-Fond (1 h.; cascade), et vers la moraine du glacier du Grand-Fond (3/4 d'h. : env. 2660 m.; vue splendide). Ensuite on passe à g. de VOnillarse (3341 m.), pour aborder seulement 1 h. plus haut le grand glacier du Grand-Fond, au S.-O. de la Pointe (env. 3 h.). Le *panorama est dans le genre de celui de la Pointe de Charbonel. — On peut redescendre du côté du chalet des Evettes (Bonneval; p. lOO) ou bien du côté du refuge Gastaldi (p. 188). — La Pointe du Grand-Fond ellemême, VAlharon de l'Etat-Major (3422 m.), se gravit en H h. i/g. aussi par la vallée d'Avérole et les granges du Lau, puis par les chalets de Parse (2 h. 1/2^ •-'' îe côté g. de la montagne.
La Bessanèse ('3597 ou 3630 m.), autrefois les Grandes-Pareis sur la carte de l'Etat-Major, se gravit en 8 h., avec un guide (25 fr.), par Avérole (1 li. 50: v. ci-dessus) et la face S., par laquelle on passe aussi en venant du refuge Gastaldi (p. 188); très belle course. Les itinéraires passant par l'arête N. présentent de sérieuses diliicultés; guide. 40 fr.
Roche -Melon (3548 ou 3538 m.). 7 h. Va. avec un guide, par les chalets de Isl vallée de Ribon, mentionnés ci-dessus, jusqu'au pied du .«//<?cier de Roche-Melon (3 h.), qu'on traverse. La pyramide du Roche-Melon est déjà en Italie. Il y a sur la cime une petite chapelle, qui est un pèlerinage surtout fréquenté le 5 août, et l'on y a érigé en 1899 une Vierge en bronze. Ce pèlerinage est très ancien . Boniface Rotario d'Asti y étant monté en 1358 pour remplir un vœu. Le *panorama est des plus beaux, et il ouvre au touriste venant du X. une perspective nouvelle sur le versant italien. On peut redescendre facilement en 5 h. env. à Suse (p. 186); chemin muletier depuis la C'a ou Casa d'Asti (2834 m.). où il y a une petite chapelle et un refuge du C. A.I.
188 TI.R.J8. Cartes, 2». 6.9. Ï5Ô. BONNEVAL. Hante vallée
De Bessans a Lanzo Tokinese (Turin): euv. 15 ou 16 li., selon qu'on passe par le col du Colleriu, celui de l'Autaret ou celui d'Arnès, tous à l'E., sur la frontière. Il faut naturellement un guide. Le deuxième de ces passages est le plus facile. Le sentier est d'abord le même pour tous les trois, dans la vallée d'Avérole, jusqu'au liameau à^Avérole (1 h. 50 ; p. 187). De là on monte au N.-E., en 3 h. 1/2» an col du Collerin (3238 ou 3202 m.), au S. du mont Collerin (3462 m.) et au milieu de glaciers, d'où l'on redescend, par le Piano délia Massa (1750 m. ; alb. Broggi, p. 8 fr.), k Balme (5 h. ; 1458 m.; alb. Reale, alb. del Belvédère; guides), dans la vallée de la Stura d^Ala. De là une route carrossable mène à Lanzo Torinese (3 h. ; v. ci-dessous ; service de voit, en été), en passant par Ala di Stura (1 h.; 1080 m.; alb. Bruneri; guide) et Cerès (704 m.; alb. di Ceres, alb. d'Italia). — Le col de l'Autaret (3083 ou 3070 m.), qui est encore à env. 3 h. au S.-E., par le vallon de la Lombarde, d'où vient le torrent, est traversé par un sentier en partie praticable aux mulets. On eu redescend par le vallon de 3Ialciaussia, que domine à l'O. la pyramide du Roche-Melon (p. 187), à Usseglio (5 h. ; 1250 m. ; alb. Cibrario, etc. ; guides), d'où il y a une route (voit. publ. en été) conduisant par Lemie (960m.; alb. délia Stella, alb. S. Michèle) à Viii (3 h.; 785 m.; alb. di Yiù, Corona Reale) et à Lanzo Torinese (5 h. ; hôt. : de la Poste, de Turin, de l'Europe), petite ville reliée à Tarin par un cliemin de fer (32 kil.). Voir Vltalie septentrionale, par Baedeker. — Le col d'Arnès ou colle Amas (3035 ou 3014 m.) est à l'E. dans la direction primitive de la vallée d'Avérole, au S. de la Poitde d'Arnès (3310 m.), à env. 4 h. du hameau, en passant au chalet du Plan -du Pré et à l'oratoire de Notre- Dame-de-VAr selle [de ce point on peut gagner au S., par le glacier de Baounet, le col de la Valletta (env. 3150 m.) et descendre vers le refuge Pera-Ciaval (2580 m.) du C. A.I., situé entre le mont Lera (3355 m.) et la Croce Rossa (3567 m.)]. Il faut, pour arriver au col, traverser uu coin du glacier qui porte son nom. On passe encore plus loin le col de la Rossa ou Collarin Amas (V2 h. ; 2851 m.) et ou redescend par le lac de la Rossa (2698 m.) à Usseglio (4 h. 1/2) , où l'on rejoint la route précédente. Eu se dirigeant du col d'Arnès à g. ou au X.-E., on peut gagner en 1 h. 1/2 1^ Crot du Ciaussiné, où est le refuge Gastaldi du C. A.I. (2649 m.), incendié en 1908 et reconstruit depuis. C'est un point de départ pour les ascensions de la Pointe d'Albaron (v. p. 187), de la Ciamarella (v. p. 190; guide de Balme, 15 à 20 fr.), de la Bessanèse (v. p. 187; guide, 25 fr.), etc. Du refuge il y a un bon chemin muletier menant au Piano délia Mussa et à Balme (v. ci-dessus).
Le chemin de Bonueval reste enfin sur la rive g. de l'Arc, jusqu'à ce village. Il passe un peu après Bessans à l'extrémité de la vallée d'Avérole (p. 187), où la Pointe de Charbonel (p. 187) présente à dr. un coup d'œil grandiose. Plus loin, à g. du cliemin, le Rocher du Châtel ou Bec-Bond (1848 m.) qu'on a déjà aperçu, sur la rive dr. du torrent; une cascade et la Pointe de Méan-Martin (p. 189). Il y a un dernier pont à l'arrivée.
45 kil. Bonneval-sur-Arc (1835 m.; chalet-hôtel du Club Alpin, à 1850 m. d'alt., 400 m. à l'E. du village, ch. 2 fr. 50 et 1.50, rep. 3.50, p. 7 ; pas de télégr.), dans un petit bassin, où pousse encore un peu d'orge et de seigle, mais où l'hiver est très rigoureux.
Guides de 1™ classe: J.-J. Blanc, dit le Greffier; Aug.-Innocent, Jean- Marie et Pierre- Joseph Blanc; J.-J. Culet. Prix: 6, 8 et 10 fr. par jour. Mulets et conducteurs, 8 et 10 fr.
A Val-d'Isère par le col d'Iseran (5 h. à 5 h. Va)» ^- P- 169-168. Mulet jusqu'au col, 8 fr. ; à Val-d'Isère. 15 fr. En venant de la vallée, prendre le chemin qui monte à g. entre les maisons de Bonneval et se bifurque à la sortie du village; prendre ensuite adroite. Du chalet-hôtel,' on suit
de l'Arc. LE VANNA. C'aj-te, p. 155. - II. R. 'j.". 180
l'étroit sentier qui monte à travers champâ à un pont d'où l'on rejoint en quelques pas à g. le chemin du col. Plus loin, au sortir de la gorge, monter les raides pentes de gazon sur la rive dr. du torrent principal. A la descente, ou tournera à g. à la grande pyramide mentionnée p. 168 (la li^ne de pyramides qu'on laisse à dr. désigne le chemin d'hiver). — A Vaï-d^Isère par le col du Bouquetin (p. 168) et les glaciers des sources de V Isère (p. 168), magnifique excursion de 10 à 12 h., avec un guide.
Excursions de Bonneval.
Pointe des Arses (3203 m.), au N. : env. 4 h., facile, en partie (1 h.) par le chemin du col d'Iseran (v. ci-dessus), puis à dr. par des pâturages et des éboulis; ou bien par la rive dr. de l'Arc et le plateau des Lauzes (2 h. ; 2641m.), jusqu'où l'on devrait au moins aller, à cause d'un *panorama magnifique, en particulier sur les glaciers de la frontière d'Italie.
— L'ascension de VOuille-Xoire (3360 m.), au X. de la Pointe des Arses, est aussi recommandée comme très belle et peu difficile (v. ci-dessous).
Aiguille Pers (3451 m.), plus loin, à dr. du col d'Iseran: 6 h., aussi d'abord par le chemin de ce col. jusqu'à la dernière montée (2 h. 1/4), d'où l'on continue par le vallon de la Lenta vers le col Pers (1 h. ■^/^; 3015 m.) qui offre déjà une belle vue; puis à l'E. vers les pics cotés 3317 CV4 d'h.) et 3399 (Va h-), qui sont faciles, et enfin vers la cime (V2 h.), dont le *panorama est de toute beauté. On peut redescendre du côté des chalets de Lechans (2h. s/^; v. ci-dessous), par le glacier du Grand-Pissaillas et le col de VOuille-Xoire (3/4 d'h.; 32,58 m.). au N. de la cime de ce nom (v. ci-dessus).
Pelaou-Blanc (3136 m.) , principal sommet à l'O. du vallon de la Lenta (p. 168): 5 h., avec un guide, d'abord par le chemin du col d'Iseran (v. ci-dessus) jusqu'au delà du second pont (2 h. i/.,), puis au S.-O. au glacier à l'E. du pic (I/o h.) et par ce glacier, dans la même direction, au col dts Fours (1 h.-l h. 1/4 5 2987 m.), d'où ou gagne le sommet, au N., en 1/2 h. On en peut redescendre en 3 h. V2 ^u côté de Yal-d'Isère (p. 163).
Pointe de Méan-Martin (3340 m. ; Aiguille du même nom, v. p. 187), à rO. : 3 h. '/.j à 4 h., par le col de lu Pointe-des-Roches (2789 m.), intéressante et pas difficile pour les alpinistes. Panorama par P. Helbronner, 3 fr.
Pointes du Chàtelard (v. p. 187), 6 h. 1/4= à g. du chemin du col d'Iseran, vers les chalets des Roches (50 min. ; 2252 m.) ; puis par la gorge du Vallon (1 h. 20), dont on remonte la rive g. ; le glacier de Méan-Martin (1 h. 20), des éboulis et le col de Véfrette (1 h. 5), etc., comme en venant de Bessans.
La Levanna, qui termine la vallée de l'Arc à l'E., sur la frontière, et qui est un des plus beaux belvédères de la contrée, présente quatre cimes principales: la Levanna Centrale (3640 ou 3619 m.), la Levanna Occidentale (3607 ou 3593 m.), la Levanna Orientale (3564 ou 3555 m.) et la Levannetta (3438 m.), à g. et au sommet du glacier de la Source-de-l'Arc.
— L'ascension de la Levanna Occidentale (7 h. 1/2) est facile pour des alpinistes, avec un guide, et recommandée pour la vue. On remonte la vallée de l'Arc, en passant par VEcot (1 h. ; 2046 m.). aux granges de la Duis (3/4 d'h. ; 2161 m.), non loin de la source de l'Arc (p. 190) et aux chalets de Lechans (1 h. 1/4; 2390 m.), où l'on pourrait coucher. De là aux Aiguilles Rousses, v. p. 168. En continuant vers la Levanna, on monte encore au N., puis à l'E., pour gagner le glacier (2 h. 1/2), qu'on traverse tout droit (3/4 d'h.), et l'on gravit enfin le contrefort 0. de la montagne, jusqu'au sommet (1 h. 1/4)- On peut descendre sur Cérésole (p. 169), en passant au refuge de la Levanna du C. A. I. (env. 2800 m.). — On monte à la Levanna Orientale en 2 h. du col Perduto ou Pers (3242 m.), qu'elle domine au S. ; à la Levanna Centrale en 5 h. env. des granges de la Duis (v. ci-dessus), par le glacier et la face S.
De BoKNEVAL A Oérésole, pak le col du Carro: 9 h., par le chem. de la Levanna Occid. jusqu'au delà des chalets de Lechans (v. ci-dessus)
190 n. R. 23. - C, p. 155, 69. CHALET DES EVETTES.
et encore plus loin daus la direction du N., env. 1 h. 1/2 d'ascension pénible jusqu'au col du Carro (3202 ou 3140 m.), puis 4 h. V2 de descente, dont
1 h. sur le glacier du Carro, qui est tout crevassé, et les chalets de la Mendetta et dca Bocce (2397 m.)- CérésoJe, v. p. 169.
De Bokneval a Lanzo , par lk col (tirakd: env. 13 h., avec un guide. On monte aux granges de la Duis (1 \\.^U; v. p. 189), puis tourne à l'E. vers la source inférieure de VArc (V2 h.; 2188 m.). Le col est dans cette direction, et il faut marcher env. 3 h., à la lin sur le glacier de la Sotirce-de-VArc, pour atteindre le col Girard (3084 ou 3044 m.), à 5 h. i/.^ de Bonneval, sur la frontière, entre la Levanna Orientale à g. et le Mulinet à droite. En descendant vers le S.-E. on laisse à dr., à 2 h. 1/2 *i^^'- du col, le petit refuge délia Gnra (2230 m.) du C. A. I. et gagne Forno Alpi Graie (4 h. du col ; 1226 m. ; hôt. Francesia) , sur la Stura délia Gura, dans la vallée de laquelle il y a une route menant à Lanzo (env. 3 h. Vzj p. 188; voit. publ. en été) par Groscavallo (1102 m.: alb. di Groscavallo), Pialpetta (1069 m.; alb. del Baraccone) et C'hialaiiiberto (855 m.; Posta, alb. deir Albero iiorito). — Par le col de Séa, v. ci-dessous.
De Bonneval au chalet des Evettes: 2 h. 3/4 à l'E. Du chalet-hôtel de Bonneval, on franchit la Lenta et quitte ensuite le sentier de l'Ecot (v. p. 189) pour traverser l'Arc sur une passerelle; on remonte la rive g. du torrent jusqu'en face de l'Ecot où s'amorce le nouveau sentier muletier qui conduit directement au chalet, par le col des Evettes. Le chalet des Evettes du C.A.E., inauguré en 1907, occupe un beau site, à 2629 m. d'alt,, sur le versant S. du Roc de Parois (v. ci-dessous), au-dessus des petits lacs des Evettes (2489 m.) et du glacie)^ du même nom; il est ouvert du 1®»" juillet au 1«>" oct. La Recula, décharge du glacier et des lacs, forme une grande cascade, à env. 1/4 d'h. du chalet.
Le Roc de Pareis (2661 m.), où l'on monte du chalet en 10 min., otïre une très belle vue, surtout sur les glaciers de la frontière, de la Levanna à la Ciamarella et à l'Albaron. — Ouille du Midi (3057 m.),
2 h. au S.-O., facile.
La *Pointe d'Albaron (3662 m. ; v. p. 187) se gravit du chalet en 4 h. V2 à 5 h. par la rive g. du glacier des Evettes et le col du Greffier (2 h. 1/4; 3112 m.; belle vue). On peut y monter aussi directement de Bonneval (env. 7 h.) en suivant le torrent du Vallonet.
Ciamarella (3676 m.), 6 h. du chalet, au delà de la frontière italienne; très belle ascension. On peut descendre vers le refuge Gastaldi (p. 188).
Le Mulinet ou Cima Marttllot (3469 ou 3437 m.), dent rocheuse visible de Bonneval à dr. de la vallée de l'Arc, se gravit de là en 7 b. env., par VEcot (1 h. ; p. 189), V Ouille de Trièves (-^4 d'h.) et le glacier du, Mulinet (3 h. 1/4)- On atteint ce dernier aussi du chalet des Evettes. ♦Panorama immense, embrassant les plaines de l'Italie et la plupart des grands sommets du Dauphiné et de la Savoie.
Du chalet des Evettes a Lakzo: 10 à 11 h., par le col de Séa (2h. ; 3095 ou 3085 m.), entre la Pointe de Séa (3228 m.) et la Pointe Tonini (3343 m.), d'où l'on redescend par le glacier de Séoj vers Forno (5 h. ; v. ci-dessus). — On va du chalet des Evettes, en 5 h., au refuge Gastaldi (p. 188), par le col Tonini.