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Les Causses et les gorges du Tarn

Les Causses sont, comme l'indique leur nom (lat. « calx »), des plateaux de laleaire jurassique; on en leneontre dans plusieurs régions de la France, notamment dans le département du Lot {causse de Gramat, p. 228), mais les plus célèhres et les plus intéressants s'étendent au Centre et au S.-O. de la Lozère, ainsi qu'au N. du Gard et à l'B. de l'Aveyrou. Oe sont le ra/tsse de S(iiivcterre{y. ei-dessous), le caiesse Méjean ou Méjan (v<c. du Milieu"; p. 362), le cuiisse Noir (p. 359) et le Larzac (p. 315), espèces de déserts qui ont de 800 à 1200 m. d'altit., sans eau, en grande partie sans arbres, où l'on ne récolte guère qu'un peu d'orge et d'avoine, et où la population est clairsemée. Qk et là, l'uniformité est rompue par des « couronnes >> ou mamelons qui s'élèvent au-dessus du niveau du plateau, et à certains endroits se trouvent des <• avens» ou pcouffres, explorés de nos jours par M. E.-A. Martel, qui y a découvert de maguitiques grottes; les avens absorbent les eaux, qui forment les belles sources des gorges. ]1 y a aussi, sur les Causses, quantité de dolmens.

Ces différents causses ne formaient d'abord qu'une masse compacte et continue recouvrant d'un manteau de calcaire les terrains primitifs; mais les rivières, eu s'y livrant passage, l'ont creusée de sillons très profonds dits «canons ■>, dont les berges gigantesques sont extrêmement pittoresques: le Lot, le Tarn, la Jonte, la Dourbie ont ainsi découpé le pays en îlots plus ou moins étendus, limités par les canons au fond desquels ils coulent.

Les gorges du Tarn, dont les beautés naturelles, mises à la mode par une active réclame, sont semblables à celles des autres canons ci-dessus, otfrent sur ces derniers l'avantage d'être desservies par un service de voitures publiques et de barques bien organisé par la Société des Grorges du Tarn (place Parmentier, 2, Neuilly-sur-Seine; du 1er juin au 30 sept., s'adr. au directeur, château de la Malène, p. 357).

Les syndicats d'initiative de Florac, Mende, Millau, etc. délivrent des tickets pour les parcours en voiture et en barque et le séjour à l'hôtel. Toutefois, comme on trouve souvent l'occasion de se joindre en cours de route à d'autres touristes, le voyageur isolé s'abstiendra de prendre tous ces tickets au point de départ, où il devrait payer pour barques et voitures entières. En cas d"aifluence, il sera prudent de téléphoner aux hôteliers pour s'assurer d'une barque à l'avance.

Depuis l'ouverture du chem. de fer à voie étr. de Ste-Cécile-d'Andorge (v. p. 352), Florac est un excellent point de départ pour la visite des gorges du Tarn (v. p. 355-356). Les voies d'accès par le Nord [Mende, Banassac-la-C'anoii rgiie ; v. p. 353-355) offrent, après le parcours monotone du causse de Sauveterre, une vue surprenante sur le canon. Si l'on vient de Millau, on fera rexcursion eu voiture par la route, en remontant le cours du Tarn (v. p. 359-356) et on redescendra la rivière en bateau. Il est intéressant de joindre à la visite des gorges celle de la belle vallée de la Jonte {grotte de Dargilan, Meyruels; v p. 361), ainsi que l'excursion de VAigoual (v. p. 362).

A. Voies d'accès par le Nord.

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