BAINS DE MER. XXI
Il est intôruasant de conuaitro le sens de certains autres siguaux: jmvillim ronge, mouvement interdit; pavillon vert, sortie interdite; parilliin blanc encadré Je bleu, Itassiiis ouverts; pavillon jaune, baisse liarométrique; flamme Jaune et hleue, hausse barométrique; cylindre,, iroup de vent tournant; ciflindre et cône, coup de vent dangereux; deur cùne» à bases opposées, ouragan probable. — Les feux de bord des navires sont: rou^'o à >■ baliord •> (gautbe) et vert à «tribord'^ (droite).
Bains de mer. — Les plages se divisent surtout en deux catéffories: les |)la>;fs sablonneuses et les plages ù galets. Les unes et les autres ont leurs partisans. La plage sablonneuse est certainement plus agréable aux pieds et plus favorable pour la promenade et les ébats des enfants, mais l'eau y est trouble et, quand il fait du vent, on y est incommodé par la poussière. Les galets ne sont ordinairement que sur le bord de la plage, et l'on a du gravier sous les pieds, sinon du siible. en se baignant avant ou après la pleine mer.
l'our les battis de hier, il est bon de ne pas débuter par une mer tro]) agitée. Quand les vagues sont fortes, il faut avoir soin de leur tourner le dos, pour ne pas être culbuté. On se i)aigne plutôt le matin, avant la toilette définitive et alin d'être ensuite libre pour la promenade. 11 est cependant préférable, par uu temps frais, de se baigner l'iiprès-midi, à mer haute, parce que l'eau s'est échauffée au contact du sable et des galets.
Vn. Excursions à pied. Refuges. Guides. Chevaux. Hygiène.
Excursions à pied. — l>e rostuine normal de l'excursionniste se compose d'un vêtement pas trop léger, en étoffe de laine (loden tyrolien), comprenant un veston à un rang de boutons, muni de poches nombreuses et spacieuses se fermant avec des boutons, un gilet et une culotte serrée au-dessous des genoux par une boucle ou des boutons. Quant aux dames, elles feront bien de se munir d'une jupe courte (ou d'un pantalon bouffant sous la jupe qu'elles enlèveront pour les grandes ascensionsi. On recommande le linge de flanelle, des bas de grosse laine, de solides brodequins. ;i bouts larges, à fortes semelles et à talons bas et larges, un chapeau de feutre mou on une casquette (pour les ascensions, le béret pyrénéen), un manteau léger en loden imperméable, sans manches, formant pèlerine et tombant jusqu'aux genoux.
l'our les grandes ascensions et les courses sur les glaciers, il faut faire garnir ses brodequins de gros clous; afin île leur conserver leur souplesse, on aura soin de ne pas les cirer, mais de les grais.ser après chaque course. On ne manquera pas d'emporter aussi: de légères pantoufles en cuir, des gants de laine, un bon couteau ;i tirebouchon et avec lame pour ouvrir les boites de conserves, un gobelet, une gourde (les meilleures, celles en aluminium, recouvertes de drap), du til et des aiguilles, et enfin une pharmacie de poche. Il est bon aussi d'avoir une jumelle, une boussole, une lanterne de |ioche et
XXTI EXCURSIONS A PIED.
lin hai'DMU'Irc alliinélri(|U(\ Pour les courses sur cliciiiiiis fra vi''s, une canne solide ou un parapluie à bout terré peuvent suppléer au long alpenstock. Pour les courses sur la neige et la glace, on prendra plutôt un piolet, et on aura soin de se munir de lunettes de glacier (celles à verres jaunes préférables aux consen-es ordinaires) ou de lunettes de cantonnier (à treillis en til de fer), de moufles en laine, de bandes molletières et de la corde (v. p. xxin) que possède d'habitude le guide (s'assurer qu'elle est en bon état).
Le meilleur moyen de transporter les bagages est le sac de montagne dit tyrolien, en toile imperméable. On n'emportera du reste que des objets de toute nécessité; un sac de montagne trop chargé peut être excessivement gênant, surtout pour le novice.
Avant une excursion, s'informe^- du temps la veille, auprès de l'hôtelier ou d'un homme expérimenté. Il ne faut pas toujours ajouter foi aux assertions des guides. C'est un signe de beau teiiipi (lural)le lorsque le vent souffle le soir des hauteurs dans la vallée, DU quand les nuages se divisent et qu'il vient de tomber de la neige sur les montagnes. Le mauvais temps se prépare liès que les sommets lointains, colorés en bleu foncé, tranchent viveinent sur l'horizon et paraissent plus proches; le vent d'ouest, les tourbillons de poussière sur les routes, les vents soufflant de bas en haut, sont autant de signes de pluie.
Comme provisions de bouche, on peut emporter du lard, des (tiufs, du fromage, du rôti froid, du beurre et du pain. L'estomac (les novices n'étant pas habitué aux fatigues, se montre souvent assez délicat et refuse toute nourriture un peu lourde; on fera donc l)ien d'emporter aussi des biscuits, du chocolat, des fruits frais ou conservés. Le miel mêlé de petits morceaux de beurre (facile à transporter dans de petits pots eu verrej, ainsi que les sardines à l'iiuile sont facilement digestibles, même après de grandes fatigues et ne douuent pas soif. Pour lutter contre la soif, le mieux est de prendre soit du café, soit du thé froid sucré; les ])runeaux dont on conservera aussi longtemps que possible le noyau dans la bouche, les sirops de fruits et la limonade, qu'on peut préparer avec des citrons frais ou de l'essence de citron et du sucre, l'eau chaude sucrée coupée de vin rouge sont aussi excellents. On ne boira qu'avec prudence de l'eau des glaciers, et jamais avant d'y avoir mis un peu de cognac, de kirsch ou de rhum; on ne prendra si possible que bouilli h' lait gras des chalets, que l'on boira très lentement.
Règles pour la inarche. On commence par de très petites journées, et l'on part de bonne heure. Après 2 à 3 h. de marche, on se repose '/'i '•• '^ i"i endroit convenable, et Pou prend quelque chose (provisions, v. ci-dessus). On tâchera d'arriver assez tôt à destination, alln d'être plus sflr d'y trouver de la place, d'y bien dîner, de ])rendre ses mesures en vue du départ, si l'on continue son excursion le lendemain (guide, pro\isions, etc.». et de se coucher de bonne iieure.
REFU(iES; GT'IDKS. XXIII
Dau8 les ascensions, la règle est de marcher leuleiiKiit, d'un pas égal et suivi : Chi va piano, va sano; chi va satio, va lontano. On admet eu général qu'on monte de 300 ni. à l'heure. De.s jeunes gens vigoureux vont sans doute plus vite, mais il importe de ménager ses forces au moins dans les premiers jours. Le débutant et surtout le touriste d'âge mûr ne doit avoir égard qu'à ses aises et ne hâter sa marche sous aucun prétexte. — On traversera les glaciers autant que possible avant 10 h. du matin, car les rayons du soleil amollissent la croûte de glace qui se forme durant la nuit sur les tissures et les crevasses. Il est d'ailleurs très fatigant de marcher à midi, par la chaleur et un soleil éblouissant, sur des champs de neige ou de glace à demi fondue. Sur les glaciers, ou marchera toujours attaché à la corde, de façon qu'il y ait 4 à .'j m. d'intervalle entre chaque personne, et on tiendra la corde légèrement tendue sans la laisser traîner.
11 importe iVarriver de bonne heure sur les sommets, avant 9 ou 10 h. du matin, parce que plus tard les brouillards résultant de l'élévation de la température masquent d'ordinaire la vue, surtout au midi. — A V arrivée, on ne se livrera pas tout de suite à un repos absolu. Après s'être assis un moment, on fera une courte promenade, pour conserver la souplesse des membres.
Signaux de détresse. - Pour les touristes qui peuvent être en Jauger daus la haute moutagne, les clubs alpins ont adopté un code de sigTiaux de détresse qui comprend des signaux optiques (drapeau, vêtement ou morceau d'étoffe attaché à un bâton, lanterne, feu, etc.) et acoustiques (cris, appels de corne ou sons aigus d'un sifflet, d'une trompette, etc.). il consiste surtout à répéter un même »ignal six fois par min/de, à intervalles réguliers et à recommencer après une pause d'une minute. La réponse, c.-à-d. l'offre de secours, se donne au moyen d'un signal répété trois fois par min. et suivi d'une pause d'une minute. Pour mesurer les intervalles réguliers entre les signaux, on peut se servir d'une montre ou encore compter en cadence de 1 à 20, faire alors le signal, puis compter de nouveau de 1 à 20 et ainsi de suite, en ayant soin bien entendu d'attendre une minute après le sixième signal.
Refuges. — Les refuges du C.A.F. et du T.C.F., construits dans la haute montagne, facilitent les grandes ascensions. On se renseignera à l'avance pour savoir si l'on y trouvera de la place, ainsi que des couvertures, des matelas, du bois, etc., et où sont les clefs. Les guides protestent avec raison contre la mauvaise habitude qu'on a prise de casser dans le voisinage les bouteilles vides; on mettra celles-ci de côté, si on ne veut pas les remporter.
Guides. — On n'ira nulle part dans les hautes montagnes sans guide, quand il ne sera pas dit qu'on peut s'en passer. 11 n'y a que le novice qui fasse fi des dangers que peuvent présenter même des excursions eu apparence sans difficulté, par suite d'un accident quelconque, d'un changement de temps subit, etc. On évitera surtout, en principe, de traverser seul un glacier. Malheureusement les bous guides sont rares. La plupart des guides des Pyrénées ue sont guère que des loueurs de chevaux, des ordonnateurs de caval-
XXTl EXCURSIONS A PI Kl).
1111 Ijiu'omètrc ;iltiiiiétii((U('. l'uur les courses sur elietiiiiis frayés, une canue solide ou un parapluie à bout ferré peuvent suppléer au long alpenstock. Pour les courses sur la neige et la glace, on prendra plutôt un piolet, et ou aura soin de se munir de lunettes de glacier (celles à verres jaunes préférables aux conserves ordinaires) ou de lunettes de cantonnier (à treillis en iil de fer), de moufles en laine, de bandes molletières et de la corde (v. p. xxiii) que possède d'habitude le guide (s'assurer qu'elle est en bon état).
Le meilleur moyeu de transporter les bagages est le sac de montagne dit tyrolien, en toile imperméable. On n'emportera du reste que des objets de toute nécessité; un sac de montagne trop chargé peut être excessivement gênant, surtout pour le novice.
Avant une excursion, s^informer du temps la veille, auprès de l'hôtelier ou d'un homme expérimenté. Il ne faut pas toujours ajouter foi aux assertions des guides. C'est un signe de beau tempi durable lorsque le vent souffle le soir des hauteurs dans la vallée, ou quand les nuages se divisent et qu'il vient de tomber de la neige sur les montagnes. Le mauvais temps se pi'épare <iès que les sommets lointains, colorés eu bleu foncé, tranclient viveinent sur l'iiorizon et paraissent plus proches; le vent d'ouest, les tourbillons de poussière sur les routes, les vents soufflant de bas en haut, sont autant de signes de pluie.
Comme provisions de bouche, on peut emporter du lard, des (eufs, du fromage, du rôti froid, du beurre et du pain. L'estomac des novices n'étant pas habitué aux fatigues, se montre souvent assez délicat et refuse toute nourriture un peu lourde; on fera donc bien d'emporter aussi des biscuits, du chocolat, des fruits frais ou conservés. Le miel mêlé de petits morceaux de beurre (facile à transporter dans de petits pots en verrej, ainsi que les sardines à l'huile sont facilement digestibles, même après de grandes fatigues et ne donnent pas soif. Pour lutter contre la soif, le mieux est de prendre soit du café, soit du thé froid sucré; les pruneaux dont ou conservera aussi longtemps que possible le noyau dans la bouche, les sirops de fruits et la limonade, qu'on peut préparer avec des citrons frais ou de l'essence de citron et du sucre, l'eau chaude sucrée coupée de vin rouge sont aussi excellents. On ne boira qu"avec prudence lie l'eau des glaciers, et jamais avant d'y avoir mis un peu de cognac, de kirsch ou de rhum; on ne prendra si possible que bouilli le lait gras des chalets, que l'on boira très lentement.
Règles pour la marche. On commence par de très petites journées, et l'on part de bonne heure. Après 2 à 3 li. de marche, on se repose '/a ''• '^ "" endroit convenable, et l'on prend quelque chose (provisions, v. ci-dessus). On tâchera d'arriver assez tôt à destination, afin d'être plus sfir d'y trouver de la place, d'y bien dîner, de prendre ses mesures en vue du départ, si l'on continue son excursion le lendemain (guide, provisions, etc. i. et de se couciier de bonne heure.
RKFUGES; GUIDKS. XXIII
Dttus les ascensions, la règle est de iiiarcluT icutt'iiii'iil, d'un pas égal et suivi : Chi va piano, va sano; chi va saiio, va lontano. On admet en général qu'on monte de 300 ni. à l'heure. Des jeunes gens vigoureux vont sans doute plus vite, mais il importe de ménager ses forces au moins dans les premiers jours. Le débutant et surtout le touriste d'âge mûr ne doit avoir égard qu'à ses aises et ne hâter sa marche sous aucun prétexte. — On traversera les glaciers autant que possible avant 10 h. du matin, car les rayons du soleil amollissent la croûte de glace qui se forme durant la nuit sur les tissures et les crevasses. Il est d'ailleurs très fatigant de marcher à midi, par la chaleur et un .soleil éblouissant, sur des champs de neige ou de glace k demi fondue. Sur les glaciers, ou marchera toujours attaché à la corde, de fat;on qu'il y ait 4 à ;"> m. d'intervalle entre cha(|ue personne, et on tiendra la corde légèrement tendue sans la laisser traîner.
Il importe d'ornue»* de bonne heure sur les sommi-ts, avant 9 ou 10 h. du matin, parce que plus tard les brouillards résultant de l'élévation de la température masquent d'ordinaire la vue, surtout au midi. — A l'arrivée, ou ne se livrera pas tout de suite à un repos absolu. Après s'être assis un moment, on fera une courte i)romenade, pour conserver la souplesse des membres.
Signaux de détresse. — Pour les touristes qui peuvent être eu Jauger dans la haute luoutagne, les clubs alpins ont adopté un code de signaux de détresse qui comprend des signaux optiques (drapeau, vêtement ou morceau d'étoffe attaché à un bâton, lanterne, feu, etc.) et acoustiques (cris, appels de corne ou sons aigus d'un sifflet, d'une trompette, etc.). 11 consiste surtout à répéter un même aignal six foin par minute, à intervalles réguliers et à recommencer après une pause d'une inimité. La réponse, c.-à-d. l'offre de secours, se donne au moyen d'un signal répété trois fois par min. et suivi d'une pause d'une minute. Pour mesurer les intervalles réguliers entre les signaux, on peut se servir d'une montre ou encore compter en cadence de 1 à 20, faire alors le signal, puis compter de nouveau de 1 A 20 et ainsi de suite, en ayant soin bien entendu d'attendre une minute après le sixième signal.
Refuges. — Les refuges du C.A.F. et du T.C.F., construits dans la haute montagne, facilitent les grandes ascensions. On se renseignera à l'avance pour savoir si l'on y trouvera de la place, ainsi que des couvertures, des matelas, du bois, etc., et où sont les clefs. Les guides protestent avec raison contre la mauvaise habitude qu'on a prise de casser dans le voisinage les bouteilles vides; on mettra celles-ci de côté, si on ne veut pas les remporter.
Guides. — On n'ira nulle part dans les hautes montagnes sans guide, quand il ne sera pas dit qu'on peut s'en passer. 11 n'y a que le novice qui fasse fi des dangers que peuvent présenter même des excursions en apparence sans difficulté, par suite d'un accident quelconque, d'un changement de temps subit, etc. Ou évitera surtout, en principe, de traverser seul un glacier. Malheureusement les bons guides sont rares. La plupart des guides des Pyrénées ne sout guère que des loueurs de chevaux, des ordonnateurs de caval-