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De Tours aux Sables-d'Olonne

251 kil. Trajet en 5 h. 15 à 7 h. 45. Prix: 25 fr. 70, 19 fr. 10, 12 fr. 15.

Principaux points de cette route : Azan-Je-Rideau (p. 79), Chinon (p. 79), Loudnn (p. 81), Thouars (p. 34).

Tours, y. p. 4. On pas.se au-dessus de la lijrne de Nantes et on traverse le Cher, puis des bas-fonds. — 6 kil. Joué -lès -7\»i(rs, 2595 hal).. A g., la ligne de l.oclies-Cliâteauroux (R. 14). — 10 kil. Ballan. Le pape Martin IV (Simon de Brion, m. 1285) naquit aux

l'HINoN. I- fi- "'■ 79

environs, au fhdtean de hi Carte, dont l;i chapelle a de beaux vitraux du xvt' s. — \H kil. Drinje. — 22 kil. Vallèrex.

26 kil. Aaay-le-Rideaii (liôt. du Grand-Monarque, 15 ch. dep. 2 fr., rep. 3 et H./iO, oinn. 50 c), :'i - kil- '^ }?., sur l'Indre, Tilie de 2282 hab., célèbre par son *châtenn de la Renaissance, bâti de 1518 à 1529 au milieu d'un l>eau parc par (Jilles Herthelot, trésorier jjénéral des tinances. Le château, acheté par l'Etat en 1905, est visible t. les j.: du I»"" avril au .'50 sept., de 9 h. à (i h.: du !•■■ oct. au 31 mars, de 10 h. à 4 h.; pourboire. Un musée fie la Renaissance y est en voie d'installalion ; conservateur, M. Robert. Azay- le- Rideau n'est qu'à 10 kil. de l,aii;;eais (v. p. 22).

La voie franchit Vladre. — ;}4kil. Rivarennes. Lonj^ue rampe dans la forêt de Chinon (9000 hect.). — 39 kil. Sl-Beno'd-Rirjny. Rigny, dont dépend le château d'Ussé (p. 22), est à 4 kil. 5 à TU. — 44 kil. Iluinmes. Tunnel de 920 m., puis à dr., Chinon.

50 kil. Chinon. — H.>tels: deV Union, place .leanuo-d'Arc (25 di. lie 2 fr. 50 îi 5, rep. 3 et 3.50, omn. 30 c); de France, place de l'Hôtel- (le- Ville (21 ch. liop. l' fr., rep. ^ et 3. .50, omn. 30 c); de la Jiniiled'Or, quai Jeanne-d'Arc, 22 (35 ch. de 3 à 5 fr., rep. 3 et 3.50, omn. 50 c).

Chiiion (37 m.) est une ville de 5813 hab., chef-lieu d'arr. d'Indre-et-Loire, dans un site pittoresque, au pied des collines de la rive dr. de la Vienne. Chinon est célèbre par les événements historiques qui s'y rattachent et par son château. Dans ses rues, pour la plupart étroites et tortueuses, on peut voir encore des maisons des xv« et xvi* s.

Chinon exi!>tait déjà du temps des Romains, sous le nom de Càino. Vn sa position importante, ils y avaient construit un castrum (v. p. 80). Plus tard, la ville fut occupée par les Visigoths, appartint aux royaumes de Paris et d'Austrasie, puis aux comtes deTonraine et à Henri H d'Angleterre, qui aimait à l'habiter et y mourut eu 118'J. Réunie à la France au commencement du xiii» s., après un an de siège, elle changea encore plusieurs fois de maître, jusqu'au commencement du xv« s. C'est à Chinon que Jeanne d'Arc vint trouver Charles VII, en 1128, pour le décider à marcher au secours d'Orléans.

On entre en ville par l'avenue d' Alsace-Lorraine, puis la rue Solférino, qui traverse la place où est la statue de Jeanne d'Arc, bronze par J. Roulleau (1893).

On suit plus loin un quai, le lonj^ de la Vienne, très forte à cet endroit, à 15 kil. de son embouchure dans la Loire. Avant d'arriver au pont qui relie la ville à son faubour<j, on voit à <x. une statue de Rdhelals, né à Chinon ou aux environs, vers 1495, bronze par Km. Hébert (1882). En face, la place de l'Hôtel-de-Ville, où l'on prendra à dr. la rue J.-.I. -Rousseau (vieilles maisons, n»" 71, 73, 91) jusqu'à la rue du Puy-des-î5ancs. Cette dernière est la montée principale du château.

Le château de Chinon (entrée, 50 c. en semaine, «rrat. dim. et j. de fête à partir de 1 h.) se composait en réalité de trois châteaux distincts: le château de St-Creoryes, le moins ancien, dont il ne reste que les .souba.ssements du mur d'enceinte, à dr. à l'entrée des

SO /. R- 10. CHINOX. -^« Tours

deux autres; le château du Milieu et le château du Coudray. Le plateau où sont les ruines est transformé en une promenade. Le château da Milieu a été bâti sur l'emplacement du castrum romain (p. 79) dés le XI® s., mais souvent remanié. Ses parties les plus importantes sont: la tour de l'Horloge, à l'entrée, et le Grand-Logis, où une inscription indique la salle dans laquelle Jeanne d'Arc vint reconnaître Charles V^II. — Le château du Coudray, relié au précédent par un pont sur un fossé très profond, comprend trois tours: celle de Boissy (restaurée; belle salle des gardes; du sommet, vue magnifique sur Chinon) ; celle du Moulin, la plus ancienne, du x« s., et le donjon, ou tour du Coudray, où Jeanne d'Arc a habité. C'est de cette dernière tour que la vue est le plus étendue (pas de parapet au sommet; être prudent!): à l'extrême horizon 0., le château de Saumur (25 kil. env.) et même la cathédrale St-Maurice d'Angers (60 kil. env.).

Revenant au hns de la montée du château, on suivra à g. la rue J.-J. -Rousseau, puis à dr. la rue Philippe-de-Conimines qui mène à Vëylise St-Etienne, du xv<= s. Cette église a un joli petit portail, une large nef, une tribune moderne en pierre, une statue de Jeanne d'Arc par Sirard, et un autel à retable. Elle possède encore une chape, dite de St Mexme, qui date du x« ou du xi« s. Plus loin, au n» 86 de la rue J.-J. -Rousseau, le musée de la société «Les Amis du Vieux Chinon» (histoire locale, archéologie, Beaux- Arts, etc.), ouvert t. les j. au public; entrée, 25 c, grat. le dim. ; pas de catalogue. En continuant à suivre la rue J.-J. -Rousseau dans la même direction, on arrive à l'anc. église collégiale de St-Mexme (xi"^xn«s.), qui a une belle façade flanquée de deux tours et à l'intérieur des peintures du xv® s. — En revenant, on trouve à g. la rue de la Lamproie, qui conserve plusieurs vieilles maisons, entre autres le n<> 15 où s'élevait un immeuble appartenant à la famille de Rabelais et le n» 2 où le célèbre écrivain aurait habité.

La rue Voltaire, qui part également de la place de l'Hôtel-de- Ville, possède de vieilles maisons aux n»" 24, 28, 34, 40, 42, 65 et 73; elle aboutit à Véglise St-Maurice, au pied du château. C'est un édifice des xii® et xV^ s., à deux nefs, avec un clocher en partie roman et de belles voûtes.

Pour bien voir le château, revenir au ([uai et aller à l'extrémité du pont, sur la rive g. de la Vienne.

Emhkanch. (le 15 kil. .sur l'ort-Boiilef (ligne de Tours ii Nantes; p. 22).

Dk Chisos a Port-i>k-Pii,bs: .S8 kil.; rhem. de fer: 1 h. 10 à 2 h. 2.'S; ;^ fr. 85, 2 fr. 85, 1 fr. 85. Cette ligne se détache de «•elle des Salilrs à g. au delà du pont et remonte hi vallée de la Vienne. 5 kil. I.Ujn' Rivière; eiuhranch. de Richelieu, v. ci-dessous. — 17 kil. L'Ile-Bouchard (hôt.), petite ville où se voient les ruines d'un prieuré du xi» s. et près de laquelle est un grand dolmen. — 20 kil. CrouziUes-StGiUes. — 38 kil. Port -de- Piles (p. 5).

De Chinon a Richeliku: 21 kil.; 15 à 60 min.; 2 fr. 15. 1 fr. W) et 1 fr. 1.5. ~ 5 kil. Ligré-RiHhr (v. ci-dessnsV — Iti kil. Chavipiffni/-i>inl'ciiUe, où existait un magnifique château <les Bourbou-Moutpensier, bâti

au.r Sablesd' Olonne. LOTJDIIN. ï- R- iO. 81

au «tuiiiuieuuoiuent du xvi" s. et rasé par ordre de Kiclielieii; il u'eii subsiste (jue les eiJiiiiiiuns et la i-iiapelle, décorée de *ritrtii)r .splciirlides par H. l'inaigrier qui représentent la Passion du Christ, l'histoire di- St Louis • •t la sjénéalo'fie des Koiirlioiis. -^ 21 kil. Richelieu (hôt. du Faisan, 1 1 eh. il 2 fr.. rep. S), patrie de la famille du cardinal de ce nom (l.')85liili), qui lui-nuiine naquit prolaMement il l'aris. La ville, qui ne compte plus auj. que 2281 hah., fut construite d'un coup, vers IMS, sur l'ordre de Richelieu, par .Jacques Leniercier, qui travailla aussi au Li>uvre. Klle a reniarqualilement conservé son unité architecturale. Du château majrnitique, élevé également sur les plans <le Lemercier, il suhsiste peu do chose.

Le cheiiiiu de fer traverse la Vienne à L'Iùnon, et l'on a un beau emip (l'dil à dr. .sur la ville. A g., la ligne de J'ort-de-IMJe.s. — ;')() kil. L(( Hoclw-Clermnult. — 61 kil. Bev.re.s. — G8 kil. Bnn.ifs- Sniiuaarçolles. Le donjon de Loudnn .se voit de loin à gauche.

TA kil. Iioudun (H8 ni.; buftet; hôt.: <le France, place Ste- Croix, 20 ch. à 2 Ir., rep. 2.50 et 3; de la Fo.ste, place Carnot),

i g., le Laïu-idununi des Gaulois, ville de 4653 hab. et chef-lieu ■l'arr. de la Vienne, sur une liauteur, à gauche. Elle a joué un certain rôle dans les guerres de religion et a donné son nom à un édit favorable aux protestants, rendu en 101(5. Louduu est encore plus connu par le procès du curé Urbain (irandier, qui y fut l)rûié

vif en 1()34-, comme coupable de sorcelleries

Au bout de l'avenue de la Gare, on continue tout droit dans la direction du donjon par la rue du Portail-Chaussée, puis on tourne à g. dans la rue de la Mairie, pour aboutir à dr. à un grand bâtiment moderne, qui sert à la fois de mairie et de trihiiiidl. Dans un square qui le précède, s'élève hi statue ilr Théophrade Heiianilot n5S()-l()53), médecin de Louis XTII et fondateur du journalisme en France, né à Louduu, bronze par .Alfr. Charron (^1894) Derrière, se trouve le donjon (v. ci-dessous).

En continuant tout droit, on arrive à la place Cariiot, sur le côté dr. de laquelle se trouve le chevet de Véylise St- Pierre-du- Marché, dont on a vu de loiu la curieuse Hèche en pierre. C'est une église goth., à trois nefs sans transept, terminées par un mur droit, avec un beau portail de la Renaissance. Elle est fort dégradée à l'extérieur, mais bien restaurée à l'intérieur. On y entre par la petite rue St-Pierre, à g. de la place. — La rue Carnot, au fond de la place, conduit au beau marché Ste-Croix, anc. église romane à transept, avec déambulatoire et absidioles, transformée en marché

M 18;H. C'est devant Ste-Croix qu'eut lieu le supplice d'Urbain

-randier (v. ci-dessusi.

En prenant dans la rue Carnot la rue Renaudot. puis la rue du château, on contourne l'enclos où se trouve le haut donjon carré •le l'anc. château, ilu .\ii^ s. On pourrait le visiter en s'adressant à la mairie, mais il n'a rien de curieux. — La rue à g. au delà de cet enclos conduit à l'éiflise >Ste-Hilaire, qui se trouve en contrebas, dans le faubourg du Martray. Cette église, qui a de belles Bœdeker. S.-O. de la France. 9» édit. 0

82 1- R- io: ST-JOUIN.

parties du style goth. flamboyant, est aussi fort dégradée à l'extérieur, mais bien restaurée à l'iutérieur. — Plus loiu enfin se trouve la porte du Martray, principal reste des anc. fortifications de la ville, qui subsistent encore en partie de ce côté. Il est plus agréable de retourner de là à la gare {^j^ d'h.) en suivant le boulevard à dr., jusqu'au bureau d'octroi, puis en prenant à gauche.

De Loudun à Angers, v. p. 28.

De Loudiin (Angers) a Poitieus: 70 kil., suite de la ligne précédente; 1 h. 25 à 2 h.; 7 fr. 15, 5 fr. 15, 3 fr. 45. — Jusqu'à Arçay (8 kil.), v. cidessous. — 19 kil. Moncontour, village piineipalement connu par la victoire du duc d'Anjou (Henri 111) sur les protestants commandés par Ooligny, en 1.569. Donjon et ruines du xii" s. Ligne d'Airvault, v. cidessous. — 38 kil. Mirebeau (2508 hab.), qui a des restes de fortifications.

— 53 kil. Neuville, où l'on rejoint la ligne de Nantes-Parthenay-Poitiers (v. p. m). — 70 kil. Foitiers (p. 7).

De Loudl'n (Tours) a Aibvaui.,t (Niort): 31 kil.; 50 min. à 1 h. 10; 3 fr. 45, 2 fr. 60, 1 fr. 65. — Jusqu'à 3Ioncontour (19 kil.), v. ci-dessus.

— 26 kil. St-Jouin-de-Marnes, qui eut une célèbre abbaye de bénédictins, dont il reste surtout la grande et belle *église romane, en majeure partie des xi"! et xii" s., mais avec des modifications postérieures; elle est particulièrement remarquable par les sculptures de son portail (xii"s.). — 34 kil. AirvanLt (p. 35).

De Loudun (Angers) a Chàtei.lerault: 51 kil.; 1 h. 40 env. ; 5 fr. 20, 3 fr. 85, 2 fr. 50. — 10 kil. Le Bouchet. On se trouve sur un plateau d'où l'on a une vue très étendue; puis on redescend lentement. — 33 kil. Lencloître, localité qui s'est formée autour d'un couvent et qui en a conservé l'église, du style roman. — 48 kil. Vfiâtelleraiilt-C'hâteai/neuf, faubourg au N. de Chàtellerault. Ou traverse ensuite la Vienne et on rejoint la ligne de Paris h Bordeaux. — 51 kil. Chàtellerault (p. 5).

Le chemin de fer contourne ensuite Loudun, du côté de la porte du Martray. — 81 kil. Arçay, où s'embranche la ligne de Poitiers (v. ci-dessus). — 86 kil. l'as-dt-Jeu, tête du canal de la Dive.

A 4 kil. au S.-O. se trouve Oiron (hôt. de France), qui a un *chàteau fort curieux, coni;u par Artus (iouttier et biiti par son fils Claude, de 1530 à 1550 env., mais dont il ne reste qu'un bel escalier, une petite chapelle et le grand bâtiment de l'aile g., le reste ayant été modifié à partir de 1669 par le duc de La Feuillade. Dévasté pendant la Kévoîution, l'édifice offre néanmoins à l'intérieur, surtout dans sa partie ancienne, une remarquable décoration; on y voit des carreaux émaillés provenant probablement de la même fabrique que les magnifiques faïences de Henri II ou d'Oiron, au Louvre. La collégiale, fondée par Artus Goutfier en 1518 et dédiée en 1526, renferme quatre beaux inaiisnlécs, mallieureusement mutilés par les huguenots en 1568: ceux d'Artu.s Gonffier, achevé en 1539, et de Ph. de Montmorency, très probablement par Jean Juste, et ceux de Claude Gouflier, par Jean II Juste (1559), et de Bonnivet, sans doute du même artiste. Ij'hospice, fondé en 1Î04 jiar Mme de Montespau, possède un portrait, par Miguard (?), qui la représente en Madeleine repentie.

99 kil. Thouars (p. 34), sur la ligue de Paris-Saumnr aux Sables- d' Oloutui, à 152 kil. de cette ville (v. R. 7).

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