De Tours à Châteauroux (Montluçon
11!" kil. 'Iraji-t .11 L' 11. i') à :j li. 25. Prix: Ki fr. 15, y fr., 5 fr. S5. — Jusqu'à Loche»: 47 kil.; 1 h. à 1 h. 30 env.; 5 fr. 25, .S fr. 55, 2 fr. 30. Priscipal poisT de cette route: Loches (v. ci-dessous).
Tours, V. p. 4. On suit la ligne de Chinon jusqu'à Joué-Us- Tours (6 kil. ; p. 78i : puis on passe au-de.ssus de la ligne de Bordeaux, et l'on monte sur un plateau boisé. — 10 kil. La Rabaterie.
17 kil. Montbazon, bourg situé à dr., sur Vlnclre, et dominé par l'énorme donjon earré (xii* s."l d'un château qui remontait jusqu'au xi* s. Il y a au sommet une statue moderne de la Vierge.
La voie remonte ensuite la vallée de VIndre. — 18 kil. Veiyné.
— -l'I kil. Ksvres.
D'F.svRKs Al- GKASD-PREtisiosY, ligne à voie étroite de 53 kil. —
2" kil. Mdnthehin, oti il y a de grandes falunièref (v. p. 5). — 33 kil.
Lig:ueil (2191 hab.), où aboutit une ligne venant de Loches (v. p. !I2).
53 kil. Le Grand- I^eSfigny, v. p. 5.
On traverse ensuite l'Indre. — 27 kil. C'orvierij, qui eut une
•ibbayc de bénédictins fondée au viii'" s., dont il reste surtout un
très beau clocher. — 31 kil. Romres. — 34 kil. Heiynac —
Il kil. Chainbourij. Kn arrivant, beau coup (r.iil -i dr «nr I.nches
1 son château.
47 kil. XjOCh.es. — HOtkls: de Franrt-. rw- <u- la Kcjpuldique, jir.-s de la porte Piioys (30 ch. dep. 2 fr.. rep. 1. 3 et 3. omn. «M) c); de Ut Pronirnade, rue de Tours. 3. près de la eare (30 ch. dep. 2 fr., rep. 1, 2.50 et S, omn. 80 c). — Postes et télégraphes, rue Descartes.
()() /. n. 14. LOCHES. Pe Tourit
Loehe.s (72 ni.) est une ville de 5115 hab., chef-lieu d'arr. de l'Indre-et-Loire, bâtie sur les coteaux de la rive g. de l'Indre; elle est connue par son château, prison d'Etat dès 1249, mais surtout sous Louis XI qui ajouta la tour Ronde (p. 91) au donjon déjà existant. Ce château est maintenant partiellement en ruine. Loches est la patrie du poète Alfred de Vigny (v. ci-dessous).
Après avoir traversé l'Indre, on voit, sur la place de la Tour, une statue d'Alfred de Vigny (1797-1863), bronze par F. Sicard (1909), et à g., la belle tour St-Ântoine (1529), reste d'une église. Tourner à g., et suivre le quai de la Filature pour aller voir la porte des Cordeliers, du xv« s. Revenant à la statue de A. de Vigny, on prendra derrière, la rue de la République, qui lai.sse à g. \i. porte Picoys, du xv® s. A dr., la rue Descartes conduit à Véylise St- Antoine qui possède, à g. de la nef, un beau triptyque de 1485, œuvre de l'école tourangelle, probablement de .Jean Bourdichon.
On revient à la porte Picoys, sous laquelle on passe pour aller au château. De l'autre côté, s'élève V*hôtel de ville, jolie construction de la Renaissance, bâtie de 1535 à 1543 par Beaudouin. Suivre à dr. la rue du Château, qui a de belles maisons de la Renaissance, surtout le n" 10-14, dite la CJiancellerie, de 1551.
Le château avait une enceinte de murailles et de fossés de 2 kil. de développement, qui subsistent en grande partie. Il y a maintenant un semblant de petite ville dans cette enceinte. On monte la rue du Château jusqu'à l'entrée de l'euceinte, dans laquelle on pénètre par une porte ancienne à g.; en tournant ensuite dans la rue Lansyer, la première à g., on trouve à g. le nmséc Lansyer (ouv. t. les j. de 10 h. à 6 h.; catalogue de 1902, 25 c), qui comprend six petites salles consacrées à l'œuvre du peintre Lansyer (m. 1893), surtout marines et paysages. — Tourner ensuite à g. pour arriver à r*église St-Ours, anc. collégiale, fondée en 962, mais en grande partie du xn« s. Le vaisseau se compose d'un porche, d'une courte travée basse surmontée d'un clocher octogonal, puis de deux travées carrées, dont les voûtes sont d'énormes pyramides creuses, formant toiture et sans aucun jour, et enfin d'un transept que couronne une tour carrée avec flèche flanquée de clochetons. Sous le porche, un curieux portail malheureusement dégradé, dont les sculptures ont des restes de peintures; à côté, un bénitier sculpté, fait d'un autel antique, en forme de colonne ronde. Dans le collatéral g., la chapelle de Notre-Dame de Beautertre, avec statue miraculeuse.
L'anc. château royal (entrée, 50 c. en semaine, 25 c. dini. et fêtes; visite accompagnée), à g. de l'église, servant maintenant de sous-préfecture, date des xv« et xvi« s. 11 fut habité par Charles VII (m. 1461), Louis XI (m. 1483), Charles VIII (m. 1498) et Louis XII (m. 1515). La visite commence généralement par le tombeau d'Agnès Sorel (m. 1450) ; ce tombeau, surmonté d'une statue couchée
à C'hiitetiiirnii.r. T,0('HES. f- ff- II- \)\
en marbre blanc ilii xv* s., est maintenant dans nne des tours de la façade.
Agnès Sorel, la <> Daino lie Beauti-», oripnairc des environs de Loches, t'tait riemoiselle d'honneur de la comtesse d'Anjou, quand elle attira sur elle l'attention de Charles VII qui en fit sa favorite. C'est en grande partie son influence patriotique qui poussa le roi à continuer la lutte contre les .\nplais. Elle légua une forte somme aux moines de Loches et fut inhumée à St-Ours. Plus taril cependant, ces moines, en considération de la vie qu'elle avait menée, demandèrent i Lonis XI la permission d'ëloiffner ses restes de l'éfrlise. Le roi y consentit à la condition qu'ils rendraient l'arpent, et il n'en fut rien fait alors, mais les chanoines purent déplacer le tombeau sans conditions sous Louis XVI. Ouvert en 1793, ce tomheau est maintenant vide.
On voit ensuite la façade du château qui domine l'Indre (belle vue), un maronnier planté, dit la légende, par François !«■■, Voraloire d'Anne de Bretagne, femme de Charles VIII et de Louis XTI et, finalement, la terrasse supérieure du château ("belle vue).
Revenu à St-Ours, on contourne cette éjjlise pour prendre la rue Thomas-Pactius «jui mène au *donjon, anc. château fort et monument des plus intéressants. On le visite comme le château unièmes prix). A g. de l'entrée, se dresse le donjon proprement dit, tour rectanofulaire de plus de 25 m. de lonj; sur 14 de large et 40 de haut; elle aurait été élevée au début du xi« s. par Foulques Nerra (p. 22); il n'en reste que les quatre murs. A côté de ce donjon, au fond duquel on ne voit qu'un puits de ravitaillement de 28 m. de profondeur, s'élèvent deux autres constructions: la totir Ronde et la tour du Martelet, toutes deux du xv® s., mais la dernière en partie détruite.
Dans cet ensemble de bâtiments, on visite les cachots de Ph. de Commines, de Ludovic Sforza (m. 1.t10; il y fut enfermé neuf ans et y a laissé des insi'ription.s et son portrait), de-s évéqiies d'Autun et du Puy. du cardinal de La Balue (qui fut enfermé dans une des fameuses cages de fer qu'il avait lui-même inventées), la salle des tortures, une salle d'armes, le cachot du duc d'Alençon, et on peut achever la visite en montant au sommet de la tour Ronde (33 m. au-dessus du sol; belle vue sur Loches et sur le sommet du donjon proprement dit).
On fera bien, au retour, de contourner l'enceinte extérieure, du Cfité opposé à la rue du Château; à proximité, chez un jardinier (pourb.), se trouvent des restes de souterrains. Dans le même sens, par la rue de la Porte-Poitevine et (à g.) la rue Vignemont, on aura, du sommet de cette dernière, une vue intéressante de l'ensemble du donjon. On redescendra par la rue de la Grotte, et continuera à g. pour regagner la gare.
Sur l'autre rive de l'Indre, k 1 kil. en amont, se trouve Beaulieu, qui a une belle iigline abbatiale du st>-le roman du xii« s., en partie en ruine et en partie reconstruite au xv« s. On en remarque surtout le clocher. A l'intérieur, des stalles de la Renaissance.
Dk Lochek a EcrEii.LÉ: 12 kil., ligne à voie étroite. — 22 kil. Montrésor (hôt. de France), village situé sur l'Indrois. Le châteav, sur une hauteur isolée, est un édifice de la Renaissance à deux enceintes fortifiées; il a été restauré par son propriétaire. le comte Branicki, et renferme des souvenirs des rois de Pologne, l/églinp. anc. collégiale, construite vers 1520-1541, renferme le tombeau des Bastamay (seigneurs du xvi» s.),
92 I- ^- t-'i- ('HAUVI(;^'^ . t^^ Poitiem
reconstitué eu 1875 à l'aide de nombreux fraffinents du beau monument
Srimitif détruit pendant la Révolution. — 12 kil. EcueiUi, sur la ligue u Blane à Valençay (v. p. 94).
De Loches a Ligubil: 21 kil., ligne à voie étr. se bifurquant à Ligneil sur Esvres et le Grand-Pressigny (v. p. 89).
Belle vue de Loches, en repartant; puis son donjon, à droite. Plus loin, à g., le beau clocher de Beaulieu. — 51 kil. Perrusson.
— 55 liil. Verneuil-St-Germain, stat. desservant Verneiiil-stir- Indre, qui a un beau château, à 3 kil. au S.-O. — 58 kil. St-Martin.
— 63 kil. Fltré-la-Rivière.
69 kil. ChâtiUon-snr-Indre (hôt. de l'Europe), ville de 3542 hab., qui a un château en ruine, avec un donjon du xin« s., et une église du xi" s. On traverse deux fois l'Indre. — 77 kil. Clion, petite ville où se voit, à g., le beau château de Vlsle-Sava/ry (xv« s.). Elle a depuis 1894 une école d'agriculture.
84 kil. PaUuau-St-Genov,. PaJhi a a-sur-Indre, à 2 kil. au N.-O., sur la rive dr. de l'Indre, a aussi un vieux château, qu'on aperçoit au loin, à gauche. St-Genon. 1 kil. à, l'E., a une éylisr remarquable du xi^ s., anc. abbatiale.
93 kil. Bnzançais, ville de 4843 hab.. où l'on coupe la ligne du Blanc à Yalencay (v. p. 94).
Pont sur l'Indre, qu'on retraversera après la stat. suivante. — 104 kil. nUedieu-sur-Indre, 3063 hab. — 107 kil. Niherne. — 113 kil. St-Maur. On pa.sse au S. de Châteauroux (à g.) et l'on rejoint la ligne de Limoges. — 119 kil. Châteauroux (p. 126).