De Limoges à Bordeaux, par Périgueux
l).- LiiMii>,'fs à Poii-'.ifiix: Wkil.; 1 li. :i.'> à i li. oO; 1 1 Ir. 2u. 7 tr. .'.o ,t l fr. s«i. De l'éritîui'ux à Hor.le uux : 127 kil.; 1 li. ».') à I li.2ti; It fr. :fu, H fr. 00 l't i; fr. •>:>. l)i'>i>ait di- la guri- tlfx Bèit^dictix.* (|i. l:io).
JJiiiiiffes, V. p. 130. On passe sous la ville par un tunnel de 1022 ni. de longueur et laisse à g. la ligne de Hrive par l'zerelie (R. 38 1). On traverse la Vienne dont on .suit quelque temps la pittoresque vallée. — S kil. L'Alyn'iUe. — 10 kil. Bet/mif.
•2i) kil. Xejiin (329 m.; hôt. de France), localité de 3231 halj.. qui a uue église des .vu" et xv" s. et un château dans le style du \\i'' s. On laisse à g. la ligne de lîrive par St-Yriei\ iR. 3S III. — 28 kil. Ldfarye. Belle vue à gauche.
37 kil. Bussière-Galant.
Di; 15u.s.sii're-(ialant à SaiUat-ChaxHenn», v. p. 97.
Db Br.ssiKKE-ll.M.AXT A Si-Ykiki.\: 23 kil., suite de la ligiio préi'édente; .55 min. à 1 h. 35; i fr. 55, 1 fr. 75, 1 fr. 15. - - St-Yrieix, v. p. 217.
48 kil. La CuiiniUe. Puis des laudes et un tunnel.
G2 kil. Thiviers r253 m.: hôt. de France), ville de 32;)1 hab., dans un joli site. Kylise romane du xii^ s., modifiée plus tard : anc. château de Vueoionr. de la Renaissance, transformé eu hôtel.
De Thiviers au (^iii'roy-l'raiizac. par Xontn>n, v. p. ilS.
Tramway a vap. (3 fr. 40 et 1 fr. 70) pour St-lririx (33 kil.; p. 217).
De Thiviers a Brive: (58 kil.; ihoiii. de fer; 2 li. 10 à 2 h. 15. - 19 kil. Krcidfiiil (p. loi). — 32 kil. Uuiittfurt, qui a un inagnitique i-liàtcau, i-onstriiit au xi« s., habité au xii' par le troubadour Bertrand de Born et rehilti aux xvi*' et xvii» s. Ligne de Terrasson (Sarlat), v. p. 201. — .10 kil. Ai/eii-JtiilUic, où on eroise la ligne de la Riviére-de-Mansae à Jiiillae (p. 201). .">9 kil. Le Biirg, sur la ligne de Limoges par St-Yrieix, à 9 kil, fie Brive (v, p. 217).
Tunnel, après lequel on laisse à g. l'cnibranchemeut de Brive (v. ci-de.ssus). — 72 kil. Xéfjntndea. — 78 kil, Liyueux. — 83 kil. . Ayonar, qui a une église roniano-byzantine,
90 kil. Chàteati-V Kvéque. ainsi nommé à cause de son château, forteresse très intéressante du xv«' s., anc. résidence des évêques de Périgueux. Tramway de Périgueux à St-l'ardou.\ par Hrantôine, V. p. 104. — l'iusieurs ponts sur la Heauronne; une grande courbe :i g. dans la vallée de cette rivière; â dr., la ligne de Bordeaux (v. p. 104), qui traverse VIsle. — 99 kil. l'ériyneuj: (p. 100).
]0n I.n.JH. PERIGUEUX. Rem. i,rnfiqi,fs>.
Périguexix.
Hôtels (omn. 50 c.) : du Commerce & des Posten (pi. e, D 2), place (lu Quatre-Septembre, bon (50 ch. dep. 2 fr. 50, rep. 75 c, 3 et 3.50, p. 8 à 10); de France (pi. a, D 3), pla<;e Fram-hevillc; des Messageries (pi. b, 1)3), place Fraucheville, bon (50 ch., rop. 1 fr. 25, 3 et 3.50, p. 10 à 12); de l'Univers (pi. <•, D 'A), rue de Bordeaux, 23 (-15 ch. dep. 2 fr. 50, rep. 1, 2..50 et 3, p. 8 il 10); du P('rigord (pi. d, DE 1), cours Michel-Montaigue, 12 (22 ch. dep. 2 fr. 50, rep. 1, 3 et 3). — Les pâti-s truffés de Périgueux sont très renommés.
Fiacres : eu ville, à 1 cheval, la course 75 c, l'Iieure 1 fr. 50; à 2 chev.,
1 et 2 fr. ; hors ville, à l'heure seuleuient, à 1 chev. 2 fr., à 2 c-hev.
2 fr. 50. — Tramways, v. p. 104.
Postes et tklkguaphes (pi. D 2), rue Gambetta, 29.
Banques: Banque de France (pi. 0 2), place de la Bauijue; VrrUit Lyonnais, place Bugeaud, 22; Soc. Générale, cours Miehel-Montaigrne, 23; Comptoir d'Escompte, id., 5.
Resseigsemests TouRisTKiUKS : au kiosque du Centre de tourisme dit Périgord, cours Michel-Montaigne, ouv. t. les j., sauf dim. et fêtes, lie 8 ou 9 h. à 11 h. et de 1 h. à 5 ou 6 h.
Principales curiosités: la cathédrale (v. ci-dessous), St- Etienne (p. 103) et le musée (p. 101).
Périyueux (86 m.), chef-lieu du départ, de la Dordogne, est une ville gaie et animée de 33.048 hab. (en 1911), bâtie sur le versant d'un coteau de la rive dr. de l'Isle, qui est canalisée. C'est l'antique Vesutina, capitale des Fetrucôrii, ou plutôt elle a succédé à cette ville, qui était située à peu de distance au 8.-E. de la gare (pi. (J3-4, DE 4; tour de Vésone, p. 103). Sur la hauteur, le J~'>njtSt-Fro7it, où se trouve la cathédrale, jadis monastère autour duquel se groupèrent au mo3'en âge les jjittoresques maisons qui subsistent encore. Aux .xvie-xviii'* s., la ville s'étendit vers l'E. Au S., s'élève sur une partie de l'anc. ville romaine, la Cité, où l'on a mis récemment à jour l'enceinte gallo-romaine (v. p. 103). Périgueux fut la capitale du Périgord. Les Anglais l'assiégèrent trois fois et ne s'en emparèrent qu'en 1356. Elle fut plus tard saccagée par les calvinistes, qui l'occupèrent de 1575 à 1581.
En prenant à dr. de la gare la rue Denis-Papin, puis à g. la rue des Mobiles-de-Coulmiers et celle de Bordeaux (à g., la chapelle Ste- Ursule, style du xiu« s.), on arrive à hi place Bugeaud (pi. D 2), ornée d'une statue du maréchal Bugeaud (1784-1849), né dans le Périgord, bronze par DumiHit (1861). A dr., à quelques pas, s'étend la place Fraucheville (p. 103); à g., le cours Michel-Montaigne (p. 102); tout droit, la rue Taillefer, qui conduit à la vieille plare MarciUac ou de la Clautre (pl. E2), où s'élève
la *eathédrale, St-Froid (pl. F 2), dédiée au patron du Périgord et une des églises les plus curieuses de France. Ce fut primitivement l'église d'une abbaye d'augustins, fondée a» vi"^ s., et elle ne devint cathédrale qu'en 1669, l'anc. cathédrale, St- Etienne ayant été démolie par les huguenots (v. p. 103). — La partie de l'église, où l'on entre de la place de la Chiutre, provient d'un édi-
Vfdhétlnil,. l'KKKJlKIX. Lit. IX. \{\\
lie»' riinian, l'icvi' au drlmt du W" s. iil'iiprt's iiiic autre opiiiidii au vir ou au vin<' s.), l.v *clorher qui la domine (65 ni. de haut), offre encore nialjrré les nioditirations et restaurations qu'il a subies, lin puissant intérêt; il se compose de deux étages carrés, le |)remier :i pilastres et le second à colonnes, d'un étage circulaire entouré d'une colonnade et d'une sorte de dôme imhriqué; belle vue du soniiiiet. A dr. et contign à ces bâtiments, nn cloître, seul reste de l'anc. abbaje (v. p. 100'*, bâti aux xii«-xiv* s. et en restauration depuis 1909; pour visiter, s'adr. au sacristain. — La date de l'édilication de l'église proprement dite est une question des plus controversées. La plupart des archéologues la placent vers l'an ll'iO; d'autres la font remonter à 984-1047. D'ailleurs, la restauration entreprise par Abadie (v. p. 17-18) en 1858 et qui l'ut une véritable réédilication. a profondément modifié l'aspect de l'édifice; l'abside est entièrement moderne. St-Front est une copie manifeste des originaux de l'école byzantine: cette église forme une croix grecque, voûtée de cinq grandes coupoles sur pendentifs recouvertes extérieurement d'imbrications et surmontées de clochetons également imbriqués. Ces cou))o]es reposent sur de grands piliers carrés évidés et ont 27 m. de hauteur sous vofife. L'église mesure 5fi ni. de largeur dans les deux sens. Dans le croisillon du S., le monument de Mgr Georges (m. 1860), par Michel Pascal. (.^haire en bois du xvii'" s.
Pour jouir de la meilleure vue d'ensemble sur la cathédrak', on fera la uromenaile suivante, au cours de laquelle on verra en outre (|uel(jues vieilles maisons intéressantes. De In place de la Olautre, descendre à ^. la me du Talvaire (vieilles maisons aux n"" 7, 5 et 3): tourner à dr.. puis descendre à g. la rue Aubcrgerie (v. p. 103) qui mène ]»ar la place Hoclii' au cours Fénelon aboutissant à g. au pont St-Georgei' (pi. FMI, liâti en 1747. Traverser ce pont: vue superbe sur St-Front émergeant au-dessus de la vieille ville. Par la rue des Tanneries, on gagne le pont des Barris (pi. F 2), de 1860, que l'on traverse en jouissant d'un beau eouji d'œil snr le» vieilles maisons du quai de la rive dr. (surtout les n"» liî. *17 et 9) pour aller direi-tement à la place Daiimesnil.
De la place Daiime.snil fpl.EF2), au N. de la cathédrale, la rue St-?"ront, qui passe devant la curieuse loge iiinçonnù/ue (pi. 1, E2i, conduit aux allées de Tourny (pi. EFl), belle promenaile plantée d'arbres. Tourner à dr. pour arriver au
Musée du Périgord (pi. FI), reconstruit de 1895 ;i 1901 sur les plans de Godefroy et Plankaert. Il est public les jeudis et liini. de midi à 4 ou 5 h., mais visible les autres jours. Catalogue (de 1905) pour la collection préhistorique. 1 fr. 25; deux autres catalogues en préparation. Conservateur, M. le M'» de FayoUe.
Le musée renferme des antiquités, des objets d'art, des tableaux et des sculptures: la très précieuse collection préhistorique se trouve au !'■'■ étage.
Rez-de-chausaée. — Vfstibui-e: bustes d'illustrations périgourdines; Priinavera. marbre par la comtesse de St-PrieH; une eouleuvrine. — I^sali.b: vitrines d'armes et bibelots anciens, objets de Chine et du
1(»2 I.B.is. PERIGUEUX. ^lo^èe.
.hipoii. porci'laiiu's. - li"" sali^k: k Hr., J.-B. Vauloo. K- inarérlial di' Bt'lli-- Isle: portraits de IVc. franrnise: Xntnire. Daiiat' ; H. Srhfffi-r, la Vierpe i-t l'Enfant; A. de Fontettai/.' E{;l\sv de St-Bertrand-de-Coniminfres (p. 42y^ : Court, portr. de femme; Lépicié, la Dévideu.se; de Heem, Fruits; Oiiennef. Roland A Roiicevaux; éc. de David, Mar« désarme par les Grâces. - ;;<• sai.i.e: toiles de Aiiguiii. Bfirriait. Pturot : fi. Reiiaidf. la Prière de l'enfant; Ddiizais. Vue de Tolède; (îiiUleinet, le Loing à Moret ; Petitjeuii, Beynae. — 4' stalle (à g. de la 2«), appelée aussi sai-le St-Astiek. du nom du donateur d'une grande partie des toiles qu'elle renferme: Bloenifiert. paysage: Verbruyge)i, Ste Famille; Rowbniiix, paysage; Wnuterx. Triomphe de Silène; Beei:ttraaten, Village hollandais sous la neige; /'. Br/ieghel. la Danse de l'oeiLf; éc. de FonUtinebleau. Fête de divinités marines: Liica Giordniio, St Paul sur le chemin de Damas; Bvonzivn. portr. d'homme cuirassé: éc. de M/rrilhi. Ste Catherine de Sienne recevant les stigmates: Fni Filip/io Lippi. la Vierge et l"Enfant; Rihent, St Frani;ois d'Assise en extase: de Ifeeiii. nature morte: Fijt, Faucon chaperonne: Cerqitozzi, Fruits et légumes: Loc/itelU. les Amusements champêtres: y. Coi/pel (^). Renaud délivre Angélique: Xaftier. portr. de femme; de lleeiii. nature morte. — 6" salle: aquarelles, pastels, estampes, dessins. Revenant dans la j"" salle, on passe dans les cloître.s qui contiennent des dél)ris lajjidaires romains et gallo-romains (entre autres nn autel tauroliolique) et du moyen âge: au milieu, le Jeune Chasseur, hronze |)ar •/./.. Maillet. - On pénètre droit devant soi dans une oalekie comprenant trois salles et un vestibule; le tout contient des antiquités romaines et gallo-romaines (cinq mosaïques), des poteries, des collections de minéralogie, concliyliolngie et paléontologie, une cheminée du xvi" s.
1"' étage. Vï^sTiBfLE: monnaies, vues locali's. — l"' salle: portraits d'illustrations du Périgord : armes, clefs, ustensiles divers, coffrets, étains, ivoires, verreries; épis en faïence et terre vernissée, • La 2*" salle, dite salle Michel-Hardy, contient une *co]lection préhistorique de 1" ordre, la plus im])ortante de France a])rès celles de St-Germain et du Muséum à Paris: plaques de brèche ou fragments du sol de la caverne des Eyzies (p. 2.S9), renfermant des os. di-s hois de renne, des silex, charbons, cendres, etc.: nombreux silex taillés et os travaillés ou gravés; <iéfense de mammouth découverte en 187K; moulage de 1' ■ homo aurignaeeusisv (v. ]). 2H!t); squelette original de l'homme «le Raynionden (Dordogne).
Redescendant l'escalier, on revient au rez-de-chaussée, où une dernière salle contient de vieux meubles, des bahuts, coffrets et panneaux sculptés, de vieilles étotïes, une momie chréfiejine et des objets divers provenant des fouilles d'Autinoë, une chaise a porteurs du xviir s., une collection sigillograpliique du Périgord et quelques toiles anciennes, notamment : éc. pnn-eiiçole du XIll^ ». ff). Scènes de la vie du Christ et delà Vierge: Vitt. Carpaccin. l'Adoration des Mages: di-ux tableaux de Véc. expagniAe et un de Véc. de Sienne: grande tapisserie des Flandri-s.
La bibliothèque, contignë au musée, est ouv, t. les j. de midi à 1 h., sauf dim. et fêtes et du 10 août au 1(1 sept.; elle contient 3«000 vol. env. dont 18,î ayant appartenu à Marie-Antoinette et provenant de Trianon, des livres d'heures enluminés, de belles reliures, etc.
A l'extrémité des allées de Toiiniy, à dr. en .sortant du niu.sêc. s'élève depuis 1908 un inonmnent de 1870-187 ï (pi. 3, F 1), o^nuipe en marbre sur un haut socle, par E. Desea; belle vue sur la vallée de risle. A g., la préfecture (pi. FI) est une construction nmderne dans un .style renouvelé de la Renaissance. A l'extréinitc opposée du cours, la statue de Fénelon (v. p. 258). bronze |»ar Lanno (1839).
A g., le cours Michel-Montaigne ijil. E l) l-2( s'étend jusqu'à la place Bugeaud (p. 100); c'est la ]i;utie la plus animée de la ville.
.sthUhiiiif. l'KHKU'KrX. I. H. is. 103
Il l'st ilt'cnrr «le st.itiu's (l'illii>trali(»iis ilti Pi-rif^onl : Moiitan/iic (l.")Hy-t ")!(2(, l)rnnzc par Laiiiio (lH38i, vi Dtiinne.siiil 1 177()-1H32). • bronze iPaprès L. Koclu't, n''pli(|iii' df la statue qui est à Vineennes.
Revenu à la place Hnijeaud. on descendra à ji. à \ii plnre Francheville (pi. DE;J), d'où partent les traniw. à vap. mentionnés p. 104. Sur cette place, s'élève ù »^. la tour Matn;fiierre (pi. EHi, de l'enceinte du XV' s. On prendra, à <;. de la tour Mataf^uerre. la rue de la Bri<ie; elle se continue par la rue des Farges ipl. E3-2) qui a encore de vieilles maisons, notamment aux W" 4-6 une du xii'^s.; la rue Anbergerie, plus loin (pi. K 2-3; v. p. 101), en a également aux n"" 6-8 et 16.
La nie de la Cité, de l'autre côté de la i»iace Francheville. mène à St-Etienne ipl. 1)4), dans la partie de Périgueux appelée la Cité (V. p. lOOi. ("est une église très curieuse, des xi<= et xii*" s., dans le style de St-Front. Elle fut jjresque entièrement détruite par les protestants en 1577 et perdit alors son clocher et une ou deux de ses coupoles; des deux qui restent, celle de l'K. a été reconstruite au xvirs. St-Etienne fut la cathédrale ju.squ'en 1669. Au maître-autel, un immense retable en chêne sculpté, de 11 ni. 10 de large et de 9 m. 40 de haut, représentant l'Assomption, œuvre d'un jésuite, du XVII'' s. A dr. de l'entrée, le tombeau de l'évêque Jean d'Asside sert d'encadrement aux fonts baptismaux (1160).
.\ii S. (k' St-Eticnni-, dans le couvont île Stc-Marthe (pi. D3-J), se trouve ciii-lavéo la chapelle du V F.Vfrhé. de l.")21; elle nu sert jilus au culte, mais renferme- crexcellentes sculptures de la Renaissance.
La rue de l'Ancien-Evêché, à dr. au sortir de St-Etienne. conduit aux ruines des arènes (pi. C3), amphithéâtre gallo-romain du m'" s. Il en reste seulement quelques vomitoires dont les plus importants sont à rO., dans un square ovale, (,'es arènes avaient env. 400 m. de circonférence à l'extérieur et 267 à l'intérieur; elles pouvaient contenir 20000 spectateurs. Joli jardin public à l'inférieur.
Revenant à St-Etienne. on prendra, à dr. en regardant sa façade, la nie Romaine (mur gallo-romain, v. p. 100), puis à dr. la rue de Turenne qui mène aux ruines du château Barrière (pi. C4), surtout tles x', xii'', XV* et XVI* s., mais construit sur le mur de l'enceinte romaine, dont il reste deux tours ivoir à côté la partie récemment dégagée de l'enceinte, ainsi que la porte Normande, de même époque». Sa destruction date de 1577, où il a été brûlé par les protestants. On peut visiter ces ruines, précédées d'un petit square où l'on remarque deux bas-reliefs, par H. Gauquié, représentant, l'un, le troubadour (iiraut de Borneil, et l'autre le romaniste Camille Chabaneau im. 1908).
Revenir rue Romaine et la suivre à dr. pour arriver à un ])ont sur la voie ferrée qu'on traversera pour aller voir, à dr. dans un petit square, la lourde "Vésone (pi. 04). construction cylindrique, reste de l'époque romaine (v. p. 100). C'est la cella il'un temple dont les fouilles actuelles ont permis de reconstituer complètement
104 /• «■ 'f*- BRANTOMF.
h' plan. Elle a 70 m. de circonférence et 25 m. de haut, mais clic ctait encore plus élevée. Elle e.st ouverte à l'E. par une brèche verticale mais irrégulière de 9 m. 25 de large, produite par la démolition de la porte et du péristyle qui la précédait.
Par les arènes fp. 103), on reviendra en ville ou à la gare.
De PérÎKueux à Brive, Tulle, C'iermont-Ferrand, etc., v. R. 3.3; :i Ageii et à Tarbes, R. 39.
De Pékigueux a Parcoul-Médillac: 67 kil.; chem. de fer; 2 h. 10 et 2 h. 50; 7 fr. 50, 5 fr. 05, 3 fr. 30. — 20 kil. Lisle. Ensuite la vallée de la Dronne. — 24 kil. Tocane-St-Apre, bourg à 1 h. au N. duquel se trouve le Grand-Brassuc, qui a une église romano-byzantinc à coupoles, avec des sculptures très remarqualiles et très bien conservées, des xin«-\iv'"s. -^ 30 kil. St-Méard. ~ 37 kil. Ribrrac (p. 19). — 50 kil. Aubeterre (hôt. de France), village accroché à nn coteau dominant la Dronne et fort pittoresque; ruines d'un château des xiv'' et xvi" s. ; anc. église St-Jean (xii« s.), creusée dans le sol; superbe façade (xi" s.) de l'église St- Jacques.
- 67 kil. Parcoiil-Médillac, sur la grande ligne de Paris-Bordeaux (p. 20).
De Pékigiteux a St-Pabdoux : 53 kil., traniw. à vap. de la place Francheville (pi. DES), par le cours Montaigne (halt(^ à la statue), la rue Victor- Hugo et la route d'Angoulêint. — 7 kil. Chancelade, connu par ses carrières de pierre. Anc. église abbatiale intéressante dont la façade remonte au xn" s. et le reste au xvii" s. ; petite église St-Jean, du xn« s., désaffectée.
- 11 kil. Château V Evèqve (p. 99). — 26 kil. Valeuil-Bourdeilles. Boiirdeilles, n. 1/4 il'b. à g., sur la Dronne, a un curieux château des xiv et XVI' s., sur un rocher baigné de trois côlés par la rivière, avec un donjon de 40 m. de hauteur. On remonte la pittoresque vallée de la Dronne, couronnée de rochers. — 33 kil. Brantôme (hôt.: C'iiabrol, 15 ch. dep. 2 fr., rep. 3; Moderne, 11 ch. de 1 fr. 50 à 2, rep. 2..Î0), ville de 2363 hab.. dans un joli site, sur la Dronne, possède des restes intéressants d'une anc. abbaye de bénédictins qui remonte à Charlemagne et a été immortalisée par le chroniqueur Pierre de. Bourdeilles (env. 1527-1614), qui en posséda la commende et en prit le nom. On lui a érigé nn biiste, par Maillard, en 1895. Les bâtiments de l'abbaye, reconstruits au xvni<" s., servent auj. de mairie. Derrière, une cour où s'ouvrent des grottes curieuses, avec des sculptures du xvi'' s. Tj'église est romane et gothique; le clocher, du xi« s., est un des plus vieux de France. A côté de l'église sont des parties de cloître du xv» s. 11 y a aussi des restes de fortifications. Brantôme est un bon centre d'excursions dans un pays accidente et pittoresque. A env. 1 kil. de la ville, sur la route de Champagnac-de- Bélair, le dolmen de la Pierre-Levée. A 8 kil. au N.-O., St-Vrépin-de- Richemont, avec le château de Richemont, bâti et habité par Brantôme.
- - Joli trajet plus loin dans la vallée de la Dronne, avec, comme principale curiosité, le chôtean de Pui/giiilheni, du xvi« s., à 3 kil. env. de la stat. de Quinsac-Villars (44 kil.). — 53 kil. St-Pardour-la-Ririh-e, sur la ligne du Quéroy-Pranzac à Thiviers (v. p, 98).
De Périoueiix a St-Yrieix : 75 kil., tramw. à vap. de la place Frandieville. par le cours Fcnelon et la route de Paris. Trajet intéressant. 11 kil. Antonne-Escoire. A dr., le château des Bories, de 1497. — S6 kil. Excideuil (hôt,), qui a nn curieux château des Tâlleyrand-Périgord, des xiii«xvi» s. Ligne de Thiviers à Brive, v. p. 99. — 75 kil. St-Yrieix (p. 217).
Dk PÉRiciUïux a Vkrgt (Bergerac): 21 kil., tramw. à vap. en 1 h. 25: 2 fr. 40 et 1 fr. 20. Départ de la place Francheville (pi. DES), par le pont Neuf (pi. F 3). — Suite de la ligne sur Bergerac, v. p. 257.
La ligne de Bordeaux suit, après Férigueux, la vallée de l'Isle. jusqu'à son confluent avec la Dordogne, à Libourne, et la traverse plusieurs fois. A dr., la ligne de Parcoul-Mcdillac (v. ci-dessus). — 106 kil. La Cave. — 109 kil. Razac -sur -l'Isle. Pays accidenté. —
«iai-e» et hôtel».