‹ Le sud-ouest de la FranceChapitre 65 sur 164 · D'Orléans (Paris) à Limoges (Toulouse · texte numérisé non relu

D'Orléans (Paris) à Limoges (Toulouse

283 kil. Trajet en 1 li. 15 à 4 h. 10. Prix: 31 fr. 35. 21 fr. 20, 13 tr. K5. - De Paris: 404 kil. ; 5 h. 40 à 6 h. 15 ; 45 fr. 35, 30 fr. 65, 20 fr. — Wagonrestaur. à l'express du matin; wagons à couchettes à ceux du soir.

Principal point de cette route: Châteauroux (p. 126).

Orléans, v. p. 3. — 2 kil. Les Auhrais (bufiet). On quitte la ligne de Bordeaux, contourne Orléans à l'E. et traverse la Loire sur un pont de pierre, d'où l'on a, à <lr., une belle vue sur la ville. X dr., le château de la Sorirre. près de la source du Loiret. — 15 kil. Sf-Cijr-en-Val. ^2(5 kil. La Feiié-St-Avbin (hôt. de la Croix-Blanche), à g., ville fort ancienne de 3642 hab., avec une église du xn« s. et un château du xvu« s., tran.sfornié en orphelinat en 1884. — 34 kil. Vouzon.

41 kil. Lamotte-Beuvron (hôt.: ïatin, du Grand-Monarque; 2333 hab.i, sur le Ben.vron et à l'extrémité du canal de la Savldre, long de 47 kil., qui apporte du Sancerrois la marne nécessaire à l'amélioration des terres de la Sologne (v. p. 125). Château des xvi«-xvii« s., transformé en colonie agricole. — Tramway de Biais, V. le Nord-Ouest de la France, par Bœdeker.

48 kil. N(man-le-FHzelier. 2005 hab. La voie parcourt le j)lateau de la Soloyne.

ISSOIDIX. II. R. :•/. 1 ■'.-,

La Solofrne, qui a env. 500(K)0 hei;t. de 8Ui>frlicif, était jiis(|irin ISfid Mil ii;i> s lOuviTt d'i-taiig8 ot de marécages. On évalnait à 12(X) le tioinlir.' do ses étangs, et la population n'y atteignait pas le chiffre de liMMKHi hall., soit moins de 20 par kil. carre. Le pays avait auparavant beaucoup souffert des guerres de religion et de la révocation do l'édit de Nantes, qui en fit partir de nombreuses familles protestante». .Vujourd'hui, l'Etat et un comité agricole, fondé à Lamotte-Renvron (p. 124), ont transformé le pays en y pendant des routes et des canaux, supprimant ou assainissant se.s étangs et rempla(,'ant ses bruyères par des forêts de pins et des cultures. Aussi la Sologne est-elle redevenue un pavs prospère, et la population s'y est accrue de 20"/,,. Elle produit d'excelli-ntes céréales et fournit en grande partie le bois utilisé pour le four par les boulangers de Paris; on y fait du « charbon de Paris» avec les branches de pins, transformée», dans des fours spéciaux portatifs, en poussière de charbon qu'on mêle à du goudron de houille.

On traverse la Sauldre avant .Salbris. — 60 kil. SaJhris (hnt. ilu Midi), ville industrielle et commerçante de 2907 hab., dont l'église a de beaux vitraux. Ligne d'Argent et de Romorantin, v. le Xord-Est et le Xord-Ouest de la France, par Biedeker. — 73 kil. Theillay. Ensuite une rampe, le tunnel de l'Alouette (1230 m.: 21 soupiraux I. la foret de Vierzon (5000 hect.) et un remblai.

83 kil. Vierzon -Fj7Ze (122 m.; buffet, rep. 1 fr. .50, 3 et 3.50; hôt.: des Messageries, du Bœuf & Central), ville de 12080 hab.. où se fabriquent des machines agricoles et industrielles. C'est aussi un centre pour la céramique. Elle est située sur le Cher et le canal du Berry (p. 88^. — A 2 kil. au X. se trouve Vierzon -Village, centre d'une commune de 9710 hab.: à 2 kil. au S., sur la rive g. du Cher, Vierzon-Bonrgneuf, avec 1 985 habitants.

Lignes de Tours, de Bourges et de MontluçotK v. R. 13, 22 et 23.

Tramway A vap. de Vierzon à Tggoudun (57 kil.; v. ci-dessous), par Grai-nji C23 kil.; 2750 hab.; plusieurs dolmens aux environs) et Vatan (31 kil.; 2i75 hab.).

Petit tunnel, après lequel se fait la bifurcation des lignes de Bourges et de Montlucon. On franchit successivement VYtvre. le canal du Berry, le Cher et VArnon. — 98 kil. Chérij-Lurij. — 102 kil. Eeuilly. 2535 hab. A dr.. le beau chlteau de la Ferté- Reiiilhj. bâti en 1659 par Mansart, incendié en 1907 et restauré depuis. Puis la vallée de la ThéoU. — 112 kil. Ste-Lizaigne.

119 kil. Issoudun (129 m.; hôt: de Toulouse, 20 ch. de 3 à 4 fr., rep. 1, 3 et 3.50; du Commerce & Central, 24 ch. de 2 à 3 fr., rep. 2.50 et 3), à g., ville industrielle de 13 949 hab. et chef-lieu d'arr. de l'Indre, entourée de ^^gnobles. Elle a soutenu au moyen âge, contre les Anglais, et en 1651, contre l'armée de la Fronde, plusieurs sièges et un as.saut, qui en ont laissé debout fort peu d'édifices.

En tournant à g. par le boni. Diderot au sortir de la gare et ensuite à dr. par le boni. Nicolas-Leblanc, on arrive à la place du Marché, où se trouvent le palais de justice et une anc. parte de la ville, du XVI* s., qui sert de prison. On passera sous la porte pour traverser plus loin la place Voltaire ('postes et télégr.) et arriver

126 H.R.-Jl. CHATEAUROUX. DOrIMns

à g. à l'hôtel de ville, dans le jardin duquel se voit la tour Blanche, ane. donjon circulaire à éperon, de 27 m. de haut, construit par Philippe-Auj^uste à la tin du xii'' s.

La rue de la République mène de la place du Marché, en face de la porte précitée (p. 125), à St-Cyr, é;^lise goth. du xV s., qui a un grand vitrail de l'époque. — Suivre la rue de la République et prendre à dr. la rue Danton, à l'extrémité de laquelle se trouve (à dr.) un petit musée. Revenu dans la rue de la Répui)lique, la suivre dans le même sens que précédemment et prendre à g. la rue Maurice-Lachâtre, puis la rue Molière qui lui lait suite et conduit à une esplanade sur laquelle s'élèvent Notre-Dame-dii-Snrré- Cœiir, église goth. de 1854-1864, but de pèlerinage, et un luonument aux combattants de 1870-1871. — V Hôtel-Dieu, bâti eu 1502, comprend <leux salles rectangulaires, dont la plus petite, transformée en chapelle, a aux angles de belles sculptures (arbre de Jessé) et des verrières peintes. . .

Tramway dt* Vierzoïi, v. p. 12.5. ^

Embkanc'h. ili' 21 kil. sur St-FJorent-sur-i!her (p. lloV, par la petite vilh" lie C'hârost (12 kil.), formant <k' ce côté un important raccourci, dans la direction de Bourges. A l'aiTivce, beau viaduc aur le Cher.

131 kil. Neuvij-Pailloux. — - 137 kil. Moiftierchauiue. On traverse V Indre avant Châteauroux. Adr., les belles tours de Déols (p. 127) et de Châteauroux.

146 kil. Châteauroux. — iJ///ftf<. — Hotels: *A/i,deriu- & du

Faisan, en face de Ih gare (HO cli. dep. H fr., rep. 1, 'i et .H.50, p. dep. »); S te -Catherine, place du Marché, recomm. (JO cli. de 8 à 1 fr., rcp. l..ï(i, 3 et 4; voyageurs de commerce); de France, rue Victor-Hugo. - Voit, de place: course, 7.ï c; heure, 2 fr. — Postes et ti'légr., place Gambetta.

Châteauroux (154 m.) est une ville ))rospère de 25437 hab., chef-lieu du départ, de VIndre, sur la rive g. de la rivière de ce nom. Elle a pris de l'importance et s'est fort embellie de nos jours. Châteauroux possède un certain nombre de fabriques, notamment des filatures et des manufactures de draps comnuins, des ateliers de constructions agricoles, des brasseries et une manufacture des tabacs; c'est la patrie du poète Maurice Rollinat (1846-1903).

En quittant la gare, on tourne à dr. pour arriver à !a place Voltaire, au bout de laquelle s'élève

l'église St -André, beau monument du style ogival du xiii* s., construit de 1864 à ]«75, sur les plans de Dauvergne. Elle a deux tours avec flèches en pierre (56 m.) sur la façade et trois nefs avec chapelles latérales.

On prend la rue St-Luc, devant la façade, laisse bientôt à dr. la place Lafayette (p. 127) et aboutit à g. à la jjlace (Jambetta sur laquelle s'élève le mutmuient des Enfants de l'J/idre (1870- 1871), par Verlet (1897|. Au fond de la place, le théâtre, à g. duquel la rue Victor-Hugo conduit à la ))lace du Marché. L'hôtel de ville, au fond de la place, renferme la bibliothèque (25000 vol.)

ù l.hionj,-». CHATKAriJOlX. II. H.-Ji. ]-)7

t't un iiitiM-cssiiiit iiiiLséc, ouvert ;iii |iul)lic li-s dim. et jcuili île 1 h. :i 4 h. et t. les j. aux étrangers. Hou catalogue, de liHO, 1 l'r. 2'). Conservateur, M. iJelleau.

Salle nr. droit»:: arinos anciennes; beau meuble chinois incrusté île ■ naere; ileux coninioiles Louis XV; ornitliolotrie; ([uelnues tableaux; 780, cliaiHe en txiis sculpté, ilite fauteuil ib- Habclais et provenant de l'abbaye ili' St-tienou; tapisseries anciennes.

Sallks i>K iiAfCHE. - l"* SALLE: aruioire renfermant des souvenirs ilu tfénéral Bertrand, de t'iiàteauroux (v. ci-dessous); dessins de l'rtKl'luiii, I.t Brun, linm, Jontaiiis, Ruhrii.-^. Mlli- \'tiltiitiiiii, etc. 2" sallk:

.'itîl. momie d'un patricien provenant d'-Viitinoé: 188, le Bitssan. l'Annonciatiou aux Berffers; 173, W'eenix, Marchand do pigeons; 197, Schfdinif, bonne copie du St Jérôme du Corrcge; it, lAtryilUèrt, portr. de gentilhomme; llitJ, Miileiiatr, la Tireuse de cartes; 157, Ciujp, Intérieur d'écurie; l.')l, BnifyhH d'Enfer. Tentation de St Antoine; 1(5:^, vnii (îoi/en. Bord d'un canal; Itil, Jiirdiirn», la Femme adultère (répli(iue); lU, l.épicii', tête de vieillard; li>;">, Brnri/htl df \'tl(ii<rs tf raii Bdifii, Kepos de la 8te Famille; (>, le BiiiirytnyiiDii. Choc de cavalerie. Vitrines: poteries, silex préhistorii|ues, émaux et porcelaines, numismatique. - :<■• sallk : armoire contenant des objets avant apparteu^ui Napoléon I'"', donnés par le général Bertrand (v. ci-dessus); ;i. Boucher, uû .Moulin; 17, Daiihit/ni/, la Plage de Dieppe; I, Boucher. paysage: 18, Dtiiihiffni/. Bords de rivière; (it;, baron Gérard, la Peste de Marseille; .'>7, Derérid, un Athlète; étoffes anciennes, porcelaines, cachets; .'i.iS, moulage du tombeau de St Ludre (v. ci-dessous) ; monnaies.

Notre-Dame, où descend la rue Aniiral-Ribourt, qui passe devant l'hôtel de ville, est une autre église de construction récente, d'un style inspiré du roman auvergnat (v. p. xlii), avec un dôme surmonté d'une statue dorée de la Vierge. — Kn .sortant de cette église, tourner ;i g. dans la rue Porte-Xeuve et prendre à dr. la rue de la .Manufacture, puis, encore à dr., une allée plantée d'arbres qui descend ;"i un pont sur l'Indre, d'où l'on voit bien le château.

\a' chàtoau Raoul (C'hâteauroux), des xiv« et xv* s., a donné son nom ;i la ville; il renferme auj. les archives. On fera bien (le s'iivaneer un peu au del;'i du pont sur la belle route en remblai rjui conduit à St-Christophe, pour jouir de la vue sur le château, \d pré fert lire, située à côté, et, plus âg., la vieille tour de la prison.

Ou reviendra par la rue de la Fontaine, qui longe la rivière au pied du château, et à dr. la rue Descente-de-la-Ville, près de la tour de la prison, puis par les rues Dauphine et Grande (à g.). Cette dernière passe à la vieille église St- Martini et aboutit ù l'autre extrémité de la place Lafayeîte, â la suite de lacpielie est la plact Ste-Hélène, où s'élève l;i hvUe *st(itue ilii yénéral Bertrand 1 177."i-l.S44; V. ci-dessus). bronze par Rude (18.5"2).

Déols, il l.'»uo m. de la place Lafayette, par la belle route qui en descend (tramw.. v. p. 12s), eut jusqu'en 1KÏ52 une abbaye fameuse, avec une église très remarquable, du style roman, dont il né reste plus qu'une *tour fort élégante, à Hèche conique lisse (xil' s.), et quelques beaux débris de sculpture, à dr. à l'entrée du bourg. Plus loin, à g.. subsiste encore la porte de l' Horhuje. beffroi du xv s., avec deux tours rondes; au i\r\\ >»• Xvouw Véglinr Ht- Kiienne. des XN'-xvif s., qui possède, dans une crypte à dr. du cliieur. le tomlieaii de SI Liidre. œuvre galloromaine dont le moulage est au musée de t'hâti-auroux (s'ailr. au sacristain).

De t'hàteauroux .'i Tuinx. \. H. U: a Moufinron. U. 21.

128 n.Ji.2/. ARGENTOX. h'Orléum

De Châteaurou.x a Valenç'aï: 50 kil. ; tramway à vap. en 3 h.; 4 fr. 40 et 3 fr. 35. Trois trains par jour. — La ligne part de la gare et traverse la ville par les places Voltaire et Lafayette et l'avenue de Déols. — 3 kil. DéoU (p. 127). — 23 kil. Levroux (hôt. de la Promenade), ville de 4196 hal)., le Uabbdtuiii. des Romains, plus tard Ltprogum, avec une église des xir-xiu" s., St-Sylvuin, dont on remarque surtout les voûtes. Kestes do con.structious romaines et ruines d'un château. — 50 kil. Valençay (p. 89).

En quittant Châteauroux, on laisse à àr. la ligne de Tours. — 158 kil. Lniant, à l'extrémité E. de la Brenne (v. p. 94}. — 163 kil. Lothîers. Ensuite des tranchées, le tunnel des Petites-Roches, de 1040 ni., et un viaduc (beau coup d'oeil sur la vallée de la Houzanue, puis à dr., sur le château de Chabenet). — 172 kil. Vluibenet, àdr., dominé p%,r un magnitique château du xv* s., restauré au XIX* s. A dr., la ligne de Poitiers à Argenton.

177 kil. Argenton (110 ni.; buffet; hôt.: de l'oitiers, bou, 20 ch. dep. 2 fr., i-ep. 3 et iJ.SO; de la Promenade, 2;> ch., mêmes [irix), à dr., ville de 0275 hab., sur la Creuse, VAryeiduiituyiia des Kumains. On tourne à g. pour arriver à VéyLlse, édifice goth. assez simple, mais avec une belle tièche moderne. Argenton possède deux ponts sur la Creuse, et l'on remarque eu aval du second, qui s'ouvre au bout de la rue Grande, de vieilles inaiitunH pittoresques. Sur la rive dr. de la Creuse, restes d'un château, détruit après la Kronde, et statue de la Vierge, d'où la vue est très étendue.

JJ' Argenton à Poitiers, R. 15; à la Vliâtre, v. p. 1K>; au Blanc, par le tramway, v. p. 94.

Excursions u'Akcknïon. - A 2 kil. au N., Ut-Marcel (21531 liali.), jadis ville fovtitiée, a une église remarqualile de l'époque de transition. Dans la Jolie caUée de la Boiizunne, que traverse la route d' Argenton à Châteauroux par St-Mariel, à 7 kil. de cette localité, s'élèvent plusieurs châteaux, les uns en ruine, les autres encore hatiités. A moins de 1 kil. du pont (le la route de Châteauroux sur la Bouzanne, sur la rive dr.. en aval, le château de Moclierolle. A la même distance, en amont du même point, sur lu rive dr., les ruines de Pruttget. 2 kil. plus loin, sur la rive g., celles du cliâteo/i de Muzières. Il y a eu à cet endroit une ville gallo-romaine.

Les bords de la Creuse, eu ainont d'Argenton et jusqu'à Fresselines (p. 129), offrent des sites pittoresques, mais dont les descriptions de George Sand, à qui ce pays doit une grande partie de sa célébrité, ont beaucoup exagéré l'intérêt. L'endroit le plus intéressant est Crozaiii (p. 129). Malheureusement, les seules routes carrossables restent sur le plateau et n'offrent que des échappées de vue sur la vallée. Faire toute l'excursion à pied par les sentiers des bords de la Creuse serait pénible et fastidieux. - On pourra adopter l'itinéraire suivant (faire prix si l'on prend une voiture). D'Argenton par la route de la rive dr. à Gargilesse (H kil.; hôt. Chamblant, 10 ch., p. .'> fr.), bourg tians un site pittores(iue et dont Vik/iise, du style île transition (xii" s.), possède une crypte, des peintures murales du xv s. et le tombeau d'uu seigneur du pays. A 3 kil. il ro., sur la rive g. de la Creuse, b's ruines du chàteun de In l'riineau-Pot. - De (Targilesse, on peut aller par la route à Eyi/zuii (,euv. 12 kil.: p. 129), en passant soit par le pont Soir et Biintize, soit par L'iizimi et le pont des l'ile^ (prés de Chàteaubruu, v. ci-dessous), lies piétoii> peuvent suivre les bords de la Creuse jusqu'à Crozant (p. 129) eu passant !i proximité des ruines de C'hâteaiihr/ai, château des xiir", sv« et xvi" s. (on ne visite pas).

,t Uinoyey. l.A SOUTKRKAINK. ll.H.-Jl. 129

Ou gravit uue rauipe et l'uu péiiétru daus les terrains aucieus du Massif Central, dout le coniineucfinent est ici très marqué. — 187 kil. L'élon. — 198 kil. Eyitzon (ouni., 35 c.; hôt. de France, bon, 17 ch. de 1 fr. 50 à 2, rep. 2.50 et 3, p. 5 à 6, omu. 50 c.),. bourg à "2 kil. 5 à l'est. Bords de la Creuse, v. p. 128. D'Eguzon ù Crozant (^v. ei-ilcssousj, 11 kil.

205 kil. St- Sébastien (bufl'et;. Corresp. pour Crozant, à 7 kil. à l'K. de la station, 1 fr. 25; voit, partie, 5 fr. (écrire d'avance aux liôtels de Urozaut).

Crozant (âôU m. ; hôt. Lépinat, bon ; hùt.-rest. des Huiaes ou Brigaud) f.st un petit village bâti dans un .site tros pittoresque. Au confluent de la St'dflle et de la Creuse, sur un proiuoiituire sauvage et à pic, les ruiues remarquables d'un *châttau des .\ii« et uni" s. — A 7 kil. à l'E. lie (.'riizant, Fretssdines occupe un joli site ù proximité du cuutluent des deux Creuses et ù 10 kil. au X. de l>uu-le-t'aUeteau (v. ri-dessous). Sur le mur de l'église, uu bas-relief par Kodin lUiOtî), à la mémoire du poète Kolliuat (v. p. 126>.

Kmbra.nch. de St-Sébastieu sur (xuiret (,46 kil.; p. ItjO). par Ihiiile- Pallettuu (18 kil.). Vues étendues, particulièrement après Busriirt- Diiiioigt (30 kil.), sur les 2'rois-C'onieg (C36 m.), sommet isolé, à dr., qu'on aperi;oit de tous les endroits élevés de la Marche (v. p. 160).

212 kil. For (fc -Vieille.

224 kil. La Souterraine (hôt.: du Lion-d'Or, île la Pai.\), ville <le 4705 liai)., tiui a encore uue porte foi'tifiée du .\vi« s. et possède une tyliite romane et gotli très remarquable, restaurée au .\ix* s. Belle tour des .\ii"=-xui<= s. Dans le cimetière, uue lanterne des morts du xiii» s. (v. p. lu).

Tunnel de 1 kil. — 233 kil. Fromental, à 3 kil. au S.-Ô. ; château des xive-.wi* s. — A dr., la ligne de Poitiers (v. p. 96). On franchit le viudw de Roclwrolle (187 m. de long et 53 de haut, deux étage.s d'arca<les). *Vne sur la vallée sauvage de la Gartempe. — 244 kil. Bersac (p. 96). Le chemin de fer longe à dr. la montagne boisée des Echelles (685 m.) et passe ensuite sous un tunuel.

250 kil. St-Sulpire-Laurière (butiet). A 3 kil. au X., le village de Laurière, entouré de petites montagnes, daus un site pittoresque.

De St-8ulpice-Laurière à Poitiers, v. R. 16; à Guéret, Montlitcoii, etc. V. K. 26.

La ligue de Limoges traverse les petites mujitaynes de ta Manlw par uu tunnel de 800 m. — 257 kil. La Jonchère.

265 kil. Ambazac, à dr., ville de 3545 hab., dout l'église, romane et goth., possède une très belle chà.sse de St Etienue de Muret, du ïii* s., en cuivre doré et émaillé (volée en 1907 et replacée eu 1911), ainsi qu'une dalniatique (non visible) donnée par l'impératrice Malhiide, femme de Henri V d'Allemagne (ni. 1125).

En.suite deux tunnels. — 271 kil. I^es Bardys. Ou rejoint à g. la ligue de Clermout-Fcrrand (K. 33) et passe sur un viaduc de 34 m. de hauteur. — 275 kil. Le Palais (p. 198). Pui.s à dr., la ligue de Poitiers par Kellac (R. 16A). — 283 kil. Limoges (p. 130).

130 II.R.^l. LIMOGES. Rem. in-oHoneK.

Liimoges.

(tares: des Béiiédictiiis (pl.D'i-S; buffet), la principale; de Mnntjovig (pi. A 2), où passe la ligne d'Angoulême. — Oinn., 50 c. ; traniw., v.ci-ilessous.

HôTEiiS: *Ctntral-Uùtel (pi. b, C4), place Jourdan (eh. dep. 4 fr., rep. 1.25, 3 et 3.50); *Graiidfi-IIôtds Àiiiblurd (Paix, Caillaud et Continental réunis ; pi. a, G 4), même place (UlO eh. dep. 4 fr., rep. 1 fr. 25, 3 et 3.50) ; H. Moderne (pi. e, A 3), boul. Victor-Hugo, 6-8 (75 ch. dep. 3 fr., rep. 1, 3 et 3, p. dep. 9); Grand-Hôtel (Veyriras; pi. e, A3), rue Montmailler, 29-33, près de la gare de Moutjovis, bon (90 cb. dep. 2 fr. .ôo, rep. 1, 3 et 3); du Commerce, boul Louis-Blanc, 30 (pi. C5; 30 ch. de 1 fr. 50 à 2, rep. 2.50) ; Vieille, rue de Paris, 38.

Restacrasts : Central- H. et Amblard (v. ci-dessus) ; iav. dit lAon-d' Or, boul. Carnot (rep. 2 fr. 50 et 3; concert).

Cafés: Riche, place de la République (avec restaur.); de V Univers, du Central-H. (v. ci-dessus), tous deux carrefour Tonrny ; de Paris, boul. Victor-Hugo, 6 (avec skating).

Voitures de place: à 2 pi., course, 1 fr. le jour, 1 fr. 25 la nuit; heure, 1 fr. 50 et 2 f r. ; à 4 pi., 1 fr. 50 et 2 fr., 2 fr. et 2 fr. .50.

Tramways ÉLECTRiQirEs : 1, du faiibtiiirg du PoM^.Vfw/" (hors pi. I) 5) à la place Sadi-Carnot (pi. B 1) ; 2, de Vareiiue Baudin (octroi ; hors pi. B (>) à \^ place Sadi-Carnot ; 3, de \a. place Sadi-Carnot au cimetière dr Loiii/at (hors pi. Bl); 4, du faubourg dis Cas.iea/ir (liors pi. 1)3) au faubourg Moutjovis (hors pi. A3); 5, de la gare des Béut'dictins (pi. 1)2-3) à l'école normale d'institutrices (hors pi. A4); 6, du faubourg d'Aiigoiilêuie (hors pi. A 3-4) à la route d'Ambazac (hors pi. D 1). Prix: 10 c, 15 c. avec corresp. (sauf sur la ligne 3).

Postes et TÉLÉtiRAPHES (pi. B 3), à l'angle de la rue des Combes et de la place de la Préfecture.

Banques: B. de France (pi. C3), boul. Carnot, 8; Crédit Lyonnais, Société Générale, place Jourdan; Comptoir d' Escompte, boul. Carnot, 2.

Bains : B. Chinois, av. Gambetta, 2.

Syndicat d'initiative, boul. Victor-Hugo, 6.

Principales curiosités : la cathédrale (p. 131). Vhôtel de ville (p. 132), les églises St-Michel (p. 132) et St-Pierre (p. 133).

Limoges (290 ni.) est une ville prospère de 92 181 hab. (en 1911), anc. capitale du Limousin, auj. chef-lieu du départ, de la Haute- Vienne et du xii« corps d'armée, et siège d'un évêché. Elle s'élève eu amphithéâtre sur la rive dr. de la Vienne. La partie ancienne présente encore des rues étroites, avec quantité de vieilles maisons en bois.

Sous le nom d'Augustoritum (le «gué d'Auguste»), Limoges était, à répoi|ue gallo-romaine, la <'apitale des Lemovices, peuple puissant de la Gaule, qui avait envoyé jusqu'à 10 000 hommes au secours d'Alesia. Incorporée à l'empire, elle eut un sénat et fut dotée de beaux éditices, tels que temples, théâtres, palais, bains publics, etc,, mais il n'en reste à peu près rien. Ce fut St Martial, le grand patron du Limousin, qui y prêcha d'abord l'Evangile. La ville conserva une partie de sou importance au moyen âge; mais elle forma malheureusement deux cités distinctes, souvent rivales, et souffrit beaucoup des guerres avec les Anglais 2ui, sous la conduite du Prince Noir, la saccagèrent en 1370. Les guerres e religion, la peste et la famine la désolèrent de nouveau au xv!' s., ainsi qu'une peste eft'royable de 1H30 à 1631. La prospérité n'y revint réellement que sous l'administration de Turgot (17ti2-lï74). Cependant un terrible incendie consuma encore près de 200 maisons en 1790. La villi> a souvent soutt'ert de sinistres de ce genre, notamment en 1864.

Limoges est la patrie de peintres émailleurs célèbres du .wi' s., lels (juc Léonard l.imusin, Xanhin l'éuicautl, .Iran et l'itrre Courtei/K.

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l'ifrre Rfi/niiiiid t't Xof/ Lainliu; «'lit' est encore aiij. renommée pour h;i ]>or<M'laine. Lu pâte à porrelaino (|ui s'y prépare H'exporte juHqu'en Amérique. Il est facile iTètre iidiiiis a visiter l'une «les :)« manufactures (le pon-elaino de la ville, cjui occupent pins de WMM) ouvriers et font plus de 1.") millions d'art'aires par an. eu majeure partie avec les Etats-Unis. Limoges possède en outre des tilatures, des manufactures du tissu.s, de vastes ateliers de cordonnerie et d>^ salioterie, etc. Du 2.S au 25 juin, il s'y tient une foire au\ clii'veux très im]>ortaute.

Au sortir de la «jure des Hénédiitiiis tpl. 1)2-3), on remonte :i ■r. l'avenue de la (Jare, laisse à dr. le inoiiunietit des Enfants de la liante -Vienne (1S70-1H71). par Thabnrd ilH9(li. et on arrive sur la place Jourdan (pi. C 3-4), l'endroit le plus animé de la ville, décorée depuis 1H60 de la statne tin maréchal Jourdan, né à Limoges (17<>2-1H33), bronze par Elias Robert.

A dr. k l'extrémité de la place est le carrefour To/tritij (pi. C:M), où commencent le houl. Carnot. qui longe la place de la République (p. 133'), et la longue avenue Oarinaldi (1 kil.). Cette dernière aboutit A un rond-point où s'élève le iiioniiinent du jtrèitideut C'anint (1837-18HI), originaire de Limoges, œuvre de Claussade.

Au S. cle hi place .lounlan, dans le l)oul. de Fleurus, par où l'on irait ilirectemenf à l'hôtel de ville (p. 132), on a érigé en 1911 un monument au général Dnlemiie (lït!3-1832}, par C'outheillas.

Prendre sur la place Jourdan, à l'angle de rimnieuble de la Société (iénérale, la rue du Maupas, puis, à sa suite, la rue Neuve- ^t-Ktienne, (pii comluit à

la *cathédrale, St-Ktienne (pi. D4), l'édifice le plus remarquable de la contrée. Elle a remplacé une église romane dont il subsiste la crypte (v. ci-de.ssousi. La l'onilation date de 1"273; le chœur fut achevé en 1327, le jjortail du 8. un peu |»lus tard, celui du N. an début du xvi* s., ainsi que deux travées de la nef. Le reste est du .\vi« s. ou moderne, en particulier les trois autres travées de la nef et le narthex qui la complètent à !'()., où il n'y a pas de portail. De ce côté, s'élève un beau clocher, haut de 62 m., antérieur à l'achèveinent de l'église; partie roman, partie goth., il a cint) étages, les deux premiers carrés, les autres octogones et avec tourelles. Le *jjortail dn X. est d'une ornementation très riche, mais sans statues, sauf au trumeau. Le portail du S., qui n'a pas toujours été dégagé, est petit et plus simple.

L'intérieur, aux voûtes très élevées, ottre une ordonnance sévère et imposante. 11 est à trois nefs, avec transept, déambulatoire et triforium. Kn entrant du cètc ().. on traverse une chapelle romane au lias ilu l'iocher, |puis le narthex moderne (v. ci-dessus). Dans le lias tie la nef, un magniti<iue *Jnhi^, exécuté en l.')33-l.")31 et placé là en 17K9. Les ornements sont d'uni' très grande finesse; à remarqut^r les six ba.s-reliefs représentant les travaux d'Hercule. L'église possède des ritruin' du .xiv"^ s., restaurés au xvi" et au xi.\" s. Près de la iiorte de la sacristie, à dr. du déambulatoire, se voit un encadrement de la Henaissanoe. Trois tnuihraiir d'évèiiues, placés autour du chœur, méritent aussi l'attention, quoique dégradés; ce sont, à tir., celui de Kaynauil de la Porte (Ui. 132.'»); à g., celui de Bernard Brun ini. 13l'.i) et à côté i-elui de .Jean de Lanjeac (m. I.'i41), maintenant privé de sa statne de bronze, mais (jui a encore quatorze bas-reliefs représentant les visions de l'Apocalypse. La crypte, sous le chœur, est boui'hée. On pi'ut monter sur les terrasses de l'éirlise il fr. pour 1 ou 2 pi-rs., 2,"> c. par |iersiinne en sus).

132 lI.B.i'J. J>IMOGES. IfOtel i/e ville.

Les jardins de Vanc. évêché (pi. D5), au S. de la cathédrale, ont été aménagés en partie en jardin botanique et sont accessibles au public (entrée par l'av. du Pont-Neuf); belle vue de la terrasse supérieure sur la vallée de la Vienne. — Du quai de la rive g., vue sur la ville et la cathédrale.

La rue de la Cathédrale, à l'O. de l'église, puis celle des Petites- Maisons conduisent vers l'hôtel de ville (pi. C 5^ bel édifice daus le style de la Renaissance, construit de 1879 à 1883 par Alfr. Leclerc. avec une façade à campanile; à la frise, médaillons représentant L. Limosin, d'Aguesseau, Yergniaud et Jourdan. A l'intérieur, le palier de l'escalier est décoré de peintures par H. Motte et d'un petit marbre par Thabard. — Sur la place de l'Hôtel- de -Villf. fontaine monumentale en bronze et porcelaine à émaux (189H).

(Jn remontera le boul. Gambetta, qui marque les limites du vieux Limoges, et l'on prendra à dr. la rue Vigne-de-Fer, puis, à g., la vieille rue de la Bowherle (pi. B4-5j, très curieuse parce qu'elle est encore uniquement occupée par les bouchers, qui formaient jadis à Limoges une importante corporation, existant encore auj. sons forme de syndicat. Vers le milieu est leur petite église St-Att relie ti . que précède une Pietà, et à dr. de laquelle s'élève une belle croix en pierre du xv^ s., richement décorée.

A l'extrémité de la rue de la Boucherie, longer les halles qu'on laisse à g.; on aperçoit alors la liaute flèche (55 m.) de St-Micheldes-Lions (pi. B 4j surmontée d'une grosse boule. St-Michel est une église des xiv*^ et xv^ s. Devant la jjorle 8., deux lions en pierre (lu xu'= s. A l'intérieur, trois uefs de même longueur et de même liauteur, aux voûtes soutenues par de légers faisceaux de colonnes: des vitraux eu partie du xv s. Au chevet, autel moderne de SI Martial, richement sculpté.

Revenir aux halles et suivre à dr. la rue des Arènes jusqu'à la 2jlace iVAine (pi. A4), où s'élève la statae de Gay-Lnssar (1778- 1850), chimiste, originaire des environs, bronze par A. Millet (1890). Sur la même place, se trouve aussi le palais de jiistire qui occupe, avec la place d'Orsay, située derrière, l'emplacement (les arènes romaines. Sur la place, le Chêne et le Roseau, niarhre par Coutlieillas (1900), et la Céramique, l)ronze par Guillaume. \ côté, au N., s'étend la yn^^ic place du Vhu)np-<le- Foire (pi'on traversera pour arrivei' au

Musée Adrien-Dubouché (pi. A .'{), installé dejiuis 1900 dans un nouveau bâtiment, ouvert t. les j., sauf le lundi et certains jours de fêtes, de 10 h. à 4 ou 5 h. Trois catalogues: céramique (1901), 50 c; peintures (1903), 75 c; émaux (1905), 1 fr. Conservateur-directeur, M. Fix-Masseau. Ce musée e.st surtout remarquable par sa collection céramique; le musée de peinture contient l)eu de toiles intéressantes. — Au musée se rattache l'école nationale d'art^s décoratifs.

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I^e rez-de-obaussée l'umprvud uuc- rii-he c-ollectiou ciTauuuuo. A Ifiitrôe, Ktatin' de A. l>nhi)iicht ^ui. IWl), aiif. directenr du musée, par H. Vi-rlct i,lS!iN,. (jAi.EKiK hk ur. : à dr., porcelaines de Si-vre» et de Saxe; matières premiéreK et mode de fabriratiou de la poreelaine: faïencen d'Kspague, d'Angleterre et d'Italie (surtout trois plats do Pesaro, du wi' s.); poreelaines de Perse, de Cliiue et du Japon; faïences de Delft. ' d'Allemagne, de Suisse, de Suède. Salle nr fond, faïences françaises (Houeu, Nevers, C^uimper), italiennes, espagnoles; porcelaines chinoises et japonaises; la Fin de la Cigale, marbre par Coutheilias. Ou revient dans la oAi.KuiK i>K iiit. qu'on suit à dr. : porcelaines et faïences françaises (*vieux Nevers, *vicux Kouen, *vieux Moustiers, Lunéville, Marseille, Strasbourg, Hlois, Paris, Sèvres). — Galerie a <:. nr. l'estkée: à dr., suite des por- <-elaines et faïences françaises (Sèvres, la Uochelle, Sceaux, Avignon, etc.), *terres émaillées de Bernard Palissy, terres vernissées du Maroc, du .Mexique, du Caucase, pièces étrusques, terres cuites d'Kgypte, du Sénégal, de l'Algérie, produits de l'école île Limoges, bronzes chinois, porcelaines persanes. Sali.k or koxi», porcelaines d'Kxtrème-Urient (Chine, Jupon). On revient dans la ijalerib de <;., qu'on suit à dr. : porcelaines de Sèvres et de Copenhague, porcelaines décorées sous émail anciennes et modernes (Sèvres, St-Cloud, Chantilly. Saxe, Limoges), porcelaines blauches.

I" étage (peinture et œuvres dart diverses). - Salon central (de dr. à g,): Duittan, Atelier de moulage; Nazon, Bords du Tarn; (JuiUaiimel, Labour arabe; C'ountou, buste de d'Aguesseau; (Juichard, buste de Turgot (V. p. 1:10); *Tri>!joti, Vendanges à Suresnes; bibelots et antiquités diverses. - (talkrie de iiRoiTK. !"• salle: Mdi/zahsf, portr. de Turgot; t,uco»ie. Vue de Limoges; Boitrier, la Céramique; lAirgiliière, portr. présumé «le Kaciiie; (iVrrw, Autopsie à l'Ilotel-Dieu. i' salle: modèles de tapisseries. 3*" salle: dessins, notamment */.f(v/iar(/ y.ij;(((jrî« (v j). i:n), portr. à la mine d'argent du connétable Anne de Montmorency, t*" salle: gravures, peiutures sur iiorcelaine modernes, dentelles et soieries. -• Galerie DE uAiciiK. !"■ salle: JJaiihii/ni/, Kuvirons de Paris; Bub. Robeii. lu Maison Carrée et les arènes de >(imes: *Xuttier, portr. de femme (1751); C7j. Le Bntn, d'après Baphaël, la Bataille de Constantin contre .Maxeuce; A. Hmintrd, l'Automne; quatre primitif» itulieim, petits panneaux de prédelle. i" salle: Frant;uix, petit paysage. ?,<• salle: numismatique, petites antiquités, beaux bois sculptés, tapisseries, -l' salle: maquettes et bronzes modernes, archéologie régionale, émaux, ivoires, porcelaines, etc. 5* aalle (ordinairement fermée; s'adr. au gardien): *émaux limousins anciens et modernes (v. p. i:M)); l'Incrédulité de St Thomas, tableau sur bois de /,. JAiiuistiii (I.'i.tI); au milieu, orfèvrerie ancienne.

Du musée, la rue Louvrier-de-Lajulais conduit ii g. à la pluif Denis-Du.ssvvbn (pi. AB3), ainsi iioniniée en l'honneur d'un avocat limousin qui fut tué ii Paris, sur une banicaile, lors du couji dEtat de l.S.'il. On y voit sa statue, en bronze, par L.-K. Hardelle (1892).

Prendre de l;i le boni. Montniailler (à dr., nouvelle ^^re/W'/wr (lu'ou agrandit encore), puis le boul. (,'arnot pour redescendre dans le centre de la ville, vers la place Jourdan. On laisse en contrehaut lu placf df la Hépublique (pi. B(J ;5-4), une des principales de la ville, où se trouve le théâtre.

l/église St-Pierre-du-Queyroix (pi. 0 4), «[ue l'on voit à dr.. en ;irriv;iiU au camlour l'ourn} >p. liil), ctimmencée au xii^ s., lut remaniée et agraudie dans la suite. Klle est de forme irrégulière, avec ciiMj collatéraux, et se termine par un mur droit, comme St. Michel. On \ voit un beau vitrail du xvi*' s., par Pi^iiirand, la .Mort et le Couronnemeut de la Vierge.

Revenant dans la direction de la place Jounlau. on prendra :i

134 II- R- 22. BOURGES. ^«'«- pratiques.

<lr. le boul. Georges-Périn qui mène au lyrée Gay-Liissac (pi. C 4), dont les bâtiments datent eu grande partie des xvii*" et xviii= s. Sa chapelle renferme une Assomption de la Vierge, attr. à tort à Rubens et, depuis 1908, un beau retable avec profusion de sculptures en bois doré, ayant appartenu à l'hospice.

Excursion intéressante à Soliynac et au chôfecm de C'hfdHxget {v. p.21.'>).

Les lo(!alitt's suivantes des environs de Liniojçes «ont desservies par des CHEMINS LIE FEK UKi'ARTE.viEiNTAi;.\ : Rdchechdiiurt (p. 117), par Aixtgnr-Vienne (p. 9ij), Sl-Jiotieti (p. 97), B/itti^ihr-I'oitcvine, St-Stilj/ict-hs- FenUUx, Razèa. J'ci/rat-k-Châteuii.

De Limoges à J'oifiei'y, v. K. U>; à Aiigoiiléiiie, R. 17; à l'ériyuetir, R. 18: à 3Jijiitl/i<;iiii, K. 2(i; à (Jh-niiovt-Ferratid, R. 33; à Brive et Aiirilhic, R. 38; à roido/isr, R. 38 et 39.

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