‹ Le sud-ouest de la FranceChapitre 67 sur 164 · BOURGES · texte numérisé non relu

BOURGES

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Sutn-DiniK. i;(»ri;(ii;s. //. n- ■.'■-'■ i;{r>

HASyrKM B. lit Frtiiicf (\>l. I) i). av. Koiirhniiiioiix : Crédit Li/oiiiinii', place C'iijas, 7 ; Socirfé (lénèrule, aiiffli: îles nu'» des Toilo» t-t du Commeri'i'.

Sii-MiicAT it'isiTiATiVE (lu Ceiitir de la France, nu- Littrc'', 7.

Pkincii-alem crHKixi'rts: cathédrale (v. oi-dessous), hôtel Jacqiiex- Cœur (|). 1S7).

Biniftjes (130 ni.^, est une ville de 4;") 735 hab. (en 1911), anc. eapitale ilu Bn'ri/, auj. ehef-lieu du départ, du ('hn'v\ du viii* corps d'armée, sièf^e d'un arehevêehé. IJâtie au lonHueiit de 1' Yèive et de VAiiroii, elle est ru rieuse par son asjieet arcliaï(|ue. Hourj^es possède ufi "îrand arsenal, avec une fonderie de canons.

Boiifffi's est l'A va ri cil III (fuiiloix. oaiiitalc des Bitiinije^ «rois du inonde». (|ui opiiosèrent um- résistant'c liéroïque à .Iules Cî'sar. Après avoir été prise et saei-afrée par lui. en ,")2 av. .).-C'.. elle devint la métropole de r.\quitaine 1". Klle fut ensuite prise par Kurie. roi des Visipotlis, ]>ar Clovis, par Péj)iii le Bref et par les Normands, fuis elle ohéit à des sei(;neurs partieuliers. passa ii la eouronne, et devint même la eapitalc du royaume, sous Charles Vil, jusqu'à la délivrance d'Orléans j)ar Jeanne d'Are, en 112!». Elle resta encore importante eonnni- l'apitale du duché de Herry. fut le sièf;e d'une université, où étudièrent, entre autres. Théodore de IJèze, Amyot et Calvin, et où le jurisconsulte Cujas tut professeur. Beaucouji di- ses habitants ayant enilirassé la Réforme. Bourses souffrit considérahlcment des puorres de religion. Des incendies et la pi'ste l'ont ravagée également ])lusieurs fois. Louis XI y naquit eu 142;^; c'est aussi la patrie de Jacques Cœur et de Bourdaloue (v. p. 137).

L'avenue de la (iare, qui traverse l'Yèvre, mène directement vers le centre de la ville. Elle jiasse, à g., près de Notre-Dame (pi. H 2), église du style goth. Hamboyant (xvi« s.), avec une tour de la Renai.ssance dont on peut faire l'ascension (s'adresser au sacristain, rue Notre-Dame, 18). A l'intérieur, un beau vitrail du XVI* s., à l'extrême fenêtre orient, du bas côté de g., et un bénitier en marbre blanc, de 1.5(17. La rue des Toiles et la rue Mirebeau. qui |)artent de la place de La Barre, ont encore de vieilles maisons intéressantes, surtout, au n" 10 de la première. Vliôtel Pelriiysi/i, de la Renaissance.

La rue des Toiles aboutit à la place Planchât, |)rès du musée (p. 138». et la courte rue du Commerce, à g., niène de là à la place Cujas. ou est Vérole des Beaur-Arts (pi. 13 2), construite en 1883 dans le style néo-grec, mm loin de l'hôtel Jac(|ues-Cœiir ip. 137). On continuera de la place Cujas par la rue Moyenne, une des ]irincipales de la vieille ville, qui ])asse devant l'anc. hôtel de ville (pi. C3). où .se trouve la hibliothèiiae municipale (40320 vol., 325 incun. et 445 nian.); dans le jardin, au coin de la rue Michel-de- Bourges, buste du compositeur L. Lacombe (1818-1884), bronze par .1. Balïîer.

La **cathédrale, St-Etienne (pi. D3), plus loin à g. de la rue Moyenne, est le principal édifice de Bourges et l'une des plus belles églises gothiques de France. Elle fut construite au xiii«" s. et consacrée en 1324.

La * façade, bien que manquant d'unité, est d'un efl'et imposant et cxtrêiiieiiieiif riche r-(iiiime déci>i;itiiiri. Elle a 55 m. de largeur

136 //■ R- 22. BOURGES. Cathédrale.

et elle est percée de citui jiortails. f|ui corresponilent à autant de nefs. On remarque surtout, parmi les sculptures, celles du portail du milieu, dont le tympan représente le *Juo^ement dernier; aux autres tympans, à g., St Guillaume, la Mort et l'Assomption de la Vierge, à dr., St Etienne et St Ursin. Le portail principal et ceux de dr. sont du xm« s.; ceux de g., du xvi« s. Au centre de la façade s'ouvre une rose de 9 m. de diamètre, refaite récemment dans le style primitif, surmontant deux grandes fenêtres à trois meneaux (murées). Enfin, sur les côtés, s'élèvent deux tours. Celle de dr. ou du S., la tour Sourde, du xiii*' s., restée inachevée, est haute de 58 m. et flanquée du «.pilier bida^ii», construction massive, érigée avant 1440 pour appuyer la tour et qui détruit l'harmonie de la façade. Au N., la tour de Beurre, qui est plus remarquable, atteint 66 m. (396 marches; ascension, 25 c. par pers. ; panorama intéressant). Elle a été construite après 1506, comme celle du même nom à Rouen, en partie avec les sommes payées par les fidèles pour obtenir la permission d'user du beurre en carême. L'église est sans cela fort simple à l'extérieur. Elle n'a pas de transept, mais possède cependant deux portails latéraux, d'une église plus ancienne et d'un style roman très riche, surtout celui du S. (xii*s.); les porches de ces portails ont été élevés après coup à la tin du xm« s.

L'intérieur frappe par la légèreté des piles et la hauteur des voûtes; meilleure lumière à partir de midi. Tout l'édifice mesure 113 m. de longueur sur 40 de largeur et 39 m. de hauteur sous voûte dans la grande nef, 21 m. 30 et 9 m. dans les autres. Les fenêtres et If triforium de la première paraissent toutefois écrasés, étant donnée la hauteur des piliers. Des chapelles latérales ont été ajoutées au xv« et au xvi* s. et nuisent à l'unité de l'ensemble. Le déambulatoire est double. Les cinq chapelles du chevet, fort petites, sont supportées par des piliers. Les connaisseurs remarqueront surtout les *vitraw de cette cathcdrale, en partie du xiii' s., notamment ceux de l'abside, qui comptent, dit-on, jusqu'à 1610 ligures, et ceux de la façade. Nous mentionnerons ensuite comme œuvres d'art: au bas du collatéral de dr., une grande horloge du xv s.; dans la 2« chap. de dr., une Adoration des Bergers, tableau de Jean Boucher, de Bourges (1,568-1634); dans la chap. suivante, deux tapisseries des Gobelins d'après les cartons de RaphaH, la Guérison du boiteux et la Mort d'Ananie; au chœur, des grilles modernes dans le style du xiii''s.; à la chap. de la Vierge, les statues peintes du duo Jean de Berry (ni. 1416) et de Jeanne de Boulogne, sa seconde femme; dans la chap. St-Ùrsin ou Jacques-Cœur (construite de 1447 à 14.')0 aux frais de Jacques Cœur), la 2" après la belle porte de la sacristie, à g. du chœur, trois belles statues tombales en marbre (16.53), par Phil. de Buyster, auparavant dans la crypte, celles du l'haneelier de l'Aubespine, de sa femme et de leur fils (avec un livre), le mar- ([uis de Châteauneuf (m. 16.58), qui fut garde des sceaux sous Louis XIII; dans la dernière chap. de g. (celle des fonts baptismaux), statue tombale du maréchal de Montigny (xvii'' s.).

Sous le chœur se trouvent deux cryptes (visite, 1.5 c. par pers.). La première est une crypte circulaire, du commencement du xiii' s., où se trouvent, quelques vitraux anciens, des pierres tombales, la belle statue couchée du duc Jean, par Jean de Cauibray, veste du tombeau mutilé en 1793, et, dans une petite chapelle, un saint-sépulcre de 1543, restauré en 1640. On remarquera que les nervures des voûtes du côté intérieur ont une forme hélicoïdale par suite de la disposition irrégulière des piliers. Derrière le saint-sépulcre, on entre dans la deuxième crypte, oii se voient des vestiges de l'église primitive (vi« ou vii« s,).

Ilot. JnrijHexCrriir. HOl'RCJFX fl.R.JJ. 1 ;^7

Le ourieiis pri'Milleinent qu'on entend souvent dan» l'égliHf, f-n hiver -iiitout, est dû H di'n cliauvps-MOuris c-ai-lit-p» pendant le jour.

Au N. de la cathédrale, au roiii des nies Molière et des Trois- Maillets, s'élève lu grange ilex DiineH, liàtinient (-(instruit au xiii''s. pour recevoir les revenus du chapitre de St-Etienne. La rue Molière conduit à la place Gcorge-Sand (p. 139). — Au S. de la cathédrale, un \n'i\\\ jarili II public ipl. D4; anc. jardin de l'archevêchéi. où est installé un musée lapidaire, et d'où l'on voit bien l'abside de l'église, possède un obélisque élevé en 1802 au.\ «vertus civi(|ues du duc de Héthune-Charost». les bustes en bronze, par Duinoutet. de Bourdaloue (1633-1704) et du physicien Sigaufl de Lafnnil (1730-1810), de Bourges, ainsi (|ue quatre vases modernes en bronze, îi'anc. archevêché, qui datait surtout du xvii<^ s., a été en partie incendié en 1871 et reconstruit; il sert auj. iVhôtel de ville.

On prend ensuite les rues qui contournent le jardin au S. pour arriver à la grande place Séraucourt (pi. D5». l'ancien Mail. A son entrée, un mont/ment de 1870-ÏS7Ï et. à son extrémité, un château d'eau monumental (1867i.

L'avenue Séraucourt rajnène en ville. A g., la porte St-Ursin, du xu« s., provenant d'une église, avec des bas-reliefs représentant les mois de l'année, une chasse et des fables.

Continuant tout droit, on passe à g. près de la préfecture (pi. (' 4), où se trouvent les vestiges du palais ducal de Jean de Berry, jiuis le long de la maison natale de Jacques Oïur (pi. BC'4; v. cidcssou.s), devant le portail de l'hôtel de Bengy (1677), donnant sur la place des Quatre-Piliers. et devant le théâtre (pi. B3; ISSG'i.

Plus loin, sur une petite place en face de son ancien hôtel, la statue de Jacques Cœur, marbre par Préault (1875).

Jacques Cœur (1400?- 1456), d'abord simple ouvrier à la monnaie de Bourges, devint rapidement un des premiers commerçants et financiers de son temps; il avait 7 navires à son service et .SOO factoreries. Ses principaux comptoirs en France furent à Montpellier, Marseille, Tours et Bourpes. Il fut en outre le plus grand propriétaire du pays, et eut plus de trente châteaux on splendides hôtels. Ses immenses richesses lui permirent de prêter 2000(X» écus d'or à Charles VII, qui le mit à la tête de ses finances. Le roi Ini confia encore d'importantes missions politiques. Aussi cette fortune extraordinaire ne fut-elle pas sans lui susciter des jalousies, et on l'accusa, sans preuves, d'avoir empoisonné la maîtresse du roi, Ag-nès Sorel (p. 91). qui avait été sa bienfaitrice, d'avoir altéré les monnaies, contrefait le poinçon royal, etc. Il fut condamné à mort en 1J53 et ne dut la vie qu'à l'intervention du pape. Banni de France, il se retira en Chypre et mourut à Chio en ll.'ie.

L'*hôtel Jacques-Cœur (pi. B 3) , maintenant ^aZa/a de juxtice. est un édifice fort rernarqualde de 1443-14.51, augmenté au xi.\*s., à dr.. d'un lourd appendice dans le style de la Renaissance. Au-dessus de la porte gothique de la façade se trouvait une statue de Charles VII. et. de part et d'autre, se voient encore, sculptées dans des fenêtres simulées, les têtes d'un seigneur et d'une dame (jui semblent regarder dans la rue. Remarquer les cœurs et les

138 ir.K.'jj. BOURGES. ''^"*''>-

C()()uilles ice.s rlerniires, eniblèiiies des voyageurs) iiiii ornent I;i façade. Sur une balustrade de g., la devise de Jacfjue.s Cœur: «a vAiLi.ANS cŒCKs KiExs i.Mi'ossiBLE». Les bâtiments de la cour ont mieux conservé leur caractère primitif. 11 y a des portiques et des escaliers dans trois belles tourelles, ornées de bas-reliefs et de médaillons, dont les sujets se rapportent à la destination de chaque corps de bâtiment. La partie la plus remarquable à l'intérieur est la *chai)elle, au premier étage, au-dessus de l'entrée (s'adresser au concierge). Elle est précédée d'une belle salle des Pas-Perdus, ancienne salle d'armes, avec deux cheminées sculptées, et voûtée en carène. La chapelle même a pour ))rincipa]e décoration, à la voûte, des peintures du xv*' s., représentant des anges. Il y a de l'autre côté une salle voûtée comme la précédente.

On descendra, à g. de l'hôtel Jacques-Cienr, à \a plaie Bernj. ancien jardin de l'hôtel, d'où se voit l'autre façade, construite sur un pan de mur romain de l'enceinte de la ville, dont on a utilisé deux tours. Sur la place, une statue (le Louis XI, jiar J. Baffier.

Tourner à g. par la rue des Arènes qui mène à Véijlise St-Pierrele-Guillard (pi. B 4). Celle-ci présente à l'intérieur un vaisseau gothique de.s xii^^-xv» s., à trois nefs et à déambulatoire, sans transept; on y remarque les arcades aiguës du cho'ur. — Keprendre en sens inverse la rue des Arènes conduisant au

Musée ipl. A3), installé dans l'anc. hCAel Cajas, bel édifice de la Renaissance, construit vers 1515 et restauré par M. Paul Bœswilhvald. C'est un musée intéressant par ses objets d'art, public le dim., de 1 h. à 4 h. en été, midi à 3 h. en hiver, et visible les autres jours. Pas de catalogue. Conservateur, M. Mater.

Dan» la cour, l'Espoir, bronze par Baffier (1901), et nombreuses plaques de iheminécs anciennes.

Ri'z-di'-chaussée. — l'"^ sai>lk, dite salle Jean-de-Berkv, à g. dans k' fond de la cour: cheminée de l'époque, avec restes de peintures: curieux plafond: un St Sébastien, de Jean Boucher (v. p. 13B): statues tombales d'évêque et de religieux; modèles de l'anc. Ste-Chapelle de Bourges; ivoires, etc., dans la vitr. du côté de la cour; meubles gothiques; basreliefs du xiv^ s. provenant de la cathédrale; numismatique, etc. — II" SALLK, dite SALLE JACtiVES-CŒi-H : trois tapi.sseries du xvi' s., poteries anciennes; à la l'« fen. de dr.. six portraits (h- Mlle de La Vallière: statue antique de la Fortune: 2° fen., cinq portraits attr. à Clou et : cheminée ancienne portant le Vaisseau de Jacques Creur; tapisseries du xv« s,; plusieurs portr. des maires de Bourges. — (.ialeiue ouverte entre la cour et le jardin: sculptures architectoniques; l'Odalisque, marlire par ./«cçi/ot; rouages d'horlogerie du xv s. — Cabinet dufon(l: panneaux peints d'une anc. église; éc. italieune, St Sébastien, tableau provenant de St-Pierrele-GuilIard (v. ci-dessus). — Salle Jean-Boihiikk : aiiti(iuités ; deux volets de triptyque de .7. Boucher (v. p. VM\), représentant l'artiste et sa mère; une Adoration des Mages du nicnie: céramique antique. -- (ialekie lapidaire, à la suite: sculptures antiques, mérovingiennes, du moyen âge, des xv^-xvii» s., et le Semeur d'ivraie, par ./. Valette, de Bourges (1857). — CouK vitrée du fond: peintures et sculptures modernes.

Entresol. ■ Salle oe Bitche: armes et sceaux. - Salle Loris-DK- Ravnal: faïences, quelques talileaux, une tapisserie (Louis XV).

I" étage. — 1"^ salle, dite s.\lle jACtjnss-CiMAs: à dr., portrait ancien

llotd LidUmant. liO lK(i KS. U. II. :■:'. i;j<)

dp C'iijsh; pui.s iiiu-lques vieux talileaux religieux; dans les vitrines du milieu, des faïences et des armes; aux fenêtres du fond, des émaux, de vieux meuhles, surtout un en êliùne, qui est aussi fort beau à l'intérieur; du côté do la eour, de beaux bas-reliefs en bois et encore de beaux meubles, en particulier un lavabo; au milieu, une table et un pupitre i';;alenient remar(|uables; ccole de Foiitiihi/'hlrtiii. X'éiius et l'Amour; A. ■ l'-l Stirto i.'i, Annonciation. II'' salle, dite sam.k dk i.a TiiArMAssiKKE: milite de la belle collection de meubles anciens: objets d'art divers; collection de boutons; pendules, glaces; statuettes; tableaux do valeur •iccoiiilaire. — 11I« salle, dite salle Jkan-Lksci'ïek, à tir.: suite des irieubles, tableaux et objets divers. — IV« salle, de l'autre côté; encore des meubles, dont quatre en marqueterie: colTret: glaces; tableaux.

1I« étage: galerie d'bistoire naturelle; portraits de Napoléon I", Charles X et Louis-Philippe, sculptures diverses et médaillons.

Revenir à la place Planchât et prendre à g. la rue Gambon, où est, au n° 17, la maùmn de la lin ne- Blanche, curieuse construction in bois. -- Dans la rue de Paradis, qui part de la j>lace Cujas, se trouve le bjcée ipl. B2), puis, au n" IJJ, Vaurien hôtel de ville, de 1-IS8, agrandi en 1624. Il a, dans la cour, une belle tourelle octogone; dans la première pièce du rez-de-chaussée, une curieuse cheminée sculptée, ainsi qu'une porte où est représentée la légende de Ste Solange; dans la pièce voisine, une cheminée peinte. — La rue de Paradis aboutit ;'i la rue de l'Hôtel-Lallemant, où se trouve, au n" .'), Ihôtel Lallemant (pi. H. L., C2; s'adr. au concierge), bâti de 1490 à 1518 par un riche marchand de Bourges, Jean Lallemant. et ses deux tils. Il est fort intéressant du côté de la cour, où se voit une élégiinte tourelle, et par son oratoire, qui a un très joli plafond et un curieux bas-relief (une Forêt). On y remarque encore une belle cheminée, style Louis XII. dans la salle à dr. en entrant. Cet hôtel est le siège de plusieurs sociétés savantes de la ville, et renferme des collections préhistoriques, gallo-romaines, franques et du moyen âge.

La rue de l'Hôtel-Lallemant aboutit à la place George-Sand. La rue de Bourbonnoux. à g. de la place par une ruelle, a plusieurs vieilles maisons (n"* 3, 5. 13. 52); elle conduit à g. à la place Gordaine. d'où, par la rue de la Poissonnerie, on giignera Véglise St-Bo/iiief (pi. D 2). reconstruite au coTiimenc. du xvi^ s. et dont il n'existe guère que le chœur. Elle a de beaux vitraux de l'époque et quatre tableaux de J. Boucher, dont celui représentant l'Education de la Vierge, dans la 2« chap. de g., est le panneau principal du triptyque mentionné p. 138 imusée).

Le boulevard de la République ramène vers la gare.

Lignes se dirigeant vers Moiitlii<;un et V Auvergne, v. R. 23, 25 et 3B; ligne de Beainir-ln-Rolnmle et de Cosne par Saiicerre, v. le Xord-Est de 1(1 France, par Bwdeker.

De Bockoes a Laioére, ligne à voie étr. de 56 kil.. en partie par la vallée de l'.Vuron, où passe aussi le canal du Berry. Klle se raccorde avec la grande ligne, mais elle a une .stat. spéciale dite de Bourges-Ville.

— 12 kil. Troiii/-P/aiiiipied. Pla i mpied-Gi vaudins, à 5 kil. il l'E. de la stat., a une anc. église abbatiale remarquable, du style roman {tin duxi">s.).

- 31 kil. Dun-sur-Auron ihôt.: du Sauvage, dû Chevul-Blanc), vieille ville de 1687 hab.. qui fut une place forte importante au moyen âge. Elle a

Bœdeker. S.-O. de la France. »« édit. lU

140 II- R- 22. LA GUEROHE.

conservé uni- porte de son anc. eneeinte. Son égiitte date des xiii'-xv s. C'est une ville industrii'llc qni a d'importantes mines de fer. - 4fi kil. JjC Fondy, avec un château en partie du xv« .s. et moderne. Corresp. pour Thainniers (2 kil.) qui possède une église romane intéressante. — 56 kil. Laiig'ere (v. ci-dessous).

La ligne de Xevers remonte encore quelque temps la vallée de rYèvre, qu'elle traverse plusieurs fois. — 121 kil. (7 kil. de Bourges). St-Germain-du-Pvy. A gauche, la ligne de Cosne par Sancerre. — 124 kil. Moulins-sur- Yèi-re. On traverse trois lois l'Yèvre. — 131 kil. Saviyny-en-Septaine. — 136 kil. Av(yi'd. stat. avant laquelle on voit à g. le camp militaire d'Avord. ■ — 145 kil. Benciy-sur-Crnon.

150 kil. Nérondes, à dr., ville de 2178 hab. Puis un tunnel, et on traverse VAvhois et le canal du T5erry, ])rès de la Guerche.

163 kil. La Gnerrhe-siir-VAiihois (hôt. de la Poste), à g., ville de 3254 hab.; église du Gravier, datant des xi« et xV s. Il y a dans les environs des hauts lourneaux et une carrière de pierres lithographiques. — Ligne d'Argent, v. le Nord-Est de la France.

Df, la Guerche a Château.meii.i.ast et a Vn.LEFBAKtHE-D'ALL,iER (Montluçon; Lapeyrouse): 88 et 70 kil., deux lignes d'intérêt local, qui se confondent jusqu'à Sancoins (15 kil. ; hôt. St-Joseph. 20 ch. de 3 h 5 fr., rep. 3.50), ville de 4851 hab., sur le canal du Bony. La première continue de là au S.-O. dans la direction du canal, par Loiigère (39 kil.; v. ci-dessus), St-AuMud (54 kil.; v. p. 111), Mitrcdifi (tU kil.; t. p. Ml) et le Châtelet (75 kil.; 2138 hab.), où il y a un château en ruines, jusqu'à ChâteauiiieiUant (88 kil. ; p. 116). La seconde tourne au S. et se raccorde à Co»ncsin--VQiil (61 kil.) avec la ligne de Moulirts par Bourbon-l'Archambault (v. p. 150); Vniefravche (70 kil.), v. p. 15Si.

172 kil. Le Guétin. Le chemin de fer traverse en.suite un raccordement du canal latéral à la Loire avec l'Allier, à dr.. et le pont-aqueduc, de 500 m. de long, par lequel le canal franchit cette rivière. Ensuite, un pont de 381 m. sur VAllier, et Jonction avec le réseau du P.-L.-M. (ligne de Paris-Nimes, par le Bourbonnai-s).

173 kil. Saincaize (buffet), 10 kil. an S. de Nevers (v. p. 147).

23. D'Orléans (Paris) à Montluçon et à Gannat (Clermont-Ferrand).

209 kil. jusqu à Month/(;oii. trajet en 3 h. 30 env. par express; 23 fr. 05, 15 fr. 60 et 10 fr. 20. — 67 kil. <le Montluçon à Gannat, en 1 h. 35 à 2 h. 30; 7 fr. .'jO, 5 fr. 05 et 3 fr. 30. — Cette ligne est intéressante au delà de Montluçon.

Jusqu'à Marmayne (105 kil.). v. p. 124-125 et 134. Certains trains prennent directement la ligne de ^Montlueon. tandis que d'autres vont iwsqu'ii Bourges (p. 134), 9 kil. plu.s loin, puis regagnent cette ligne par un tron(;on de raccordement. — 121 kil. (d'Orléans). >St-Florent-siir-C'hcr (hôt. du Commerce), ville de 4209 hab., plus loin à dr., .sur le C'iur. 11 y a des mines de fer et

ST-AMAN1»-.M()M-I{»>NI). U. H. -j.i. ui

quelques usines duiis les environs. Lifriie à vciie étr. sur Mar'/at's (52 kil.; p. 140). liijyne d'Issoiulun p:ir Chârost, v. p. 126; cette lif;ne passe ici sur un i)eau viaduc en pierre qu'on voit à dr. après la station. — On côtoie ensuite le ("lier, à dr., puis on le traverse. — 12S kil. Lnnrri/.

137 kil Chàtetiiiiit'uf'-siir-Cher (hôt. du Mouton), à p.. ville de 2400 hab. qui a un beau ihàtcau de la Renaissance, sur la rive dr., et une èi/lise };oth. moderne, avec une flèche en pierre.

On longe toujtmrs le Cher. — 14H kil. Bit/>i>j, qui a des usines et un château. — 152 kil. La CeJle-Briière.

A 3 kil. au S. se trouve yoirlac (v. ci-dessous) et à 7 kil. au X.-E., Meillant (v. oi-ilessous).

159 kil. St-Amand-Mont-Rond il62 ni. ; hôt. : de l'Image & de la Poste. .JO ch. d-p. 2 Ir. .■)0, rtp. 3 et 3.50: de l'Ecu). ville riante de !S()02 hab. et ehel-lieu darr. du Cher, à '/4 d'h. à g., au delà du Cher, entre son affluent, la Maniiande, et le canal du Berry. On arrive directement de la grande gare (autres gares, v. ci-dessous) à la rue Nationale, grande rue transversale, au delà de laquelle est la vieille ville. I.a deuxième rue à g., la rue Porte-de-Bourges, et les suivantes mènent à Véyl'iHe St-Atnaiid. qui est assez éloignée. C'est un bel édifice de transition, à trois nefs et transept, avec tin joli portail du xiii*" s. En revenant par la rue Porte-Mutin, on pas.sera près de Yhntel de ville, auquel est accolée la vieille chapelle (les Carmrs. dn xv* s., auj. désafTectée et qui a une porte renaissance assez dégradée. En dehors de la ville, à env. ^•^ d'h. à dr. en arrivant, par la rue Nationale et la rue Lafayette. se trouve la hutte de Montrond. où était le château de ce nom, qui fut pris au Grand Condé et démantelé pendant la guerre de la Fronde, en 1652. Il en reste peu de chose, sauf de grands souterrains, mais la butte est transformée en une vaste et agréable promenade bien boisée.

C"fst (le St-Amand que Ton visite le plus aisément Xoirfac. situé à h kil. au N.-O., sur la route de Bourges, et Mtillant. à 8 kil. à TE. de Noirlac et à 8 kil. au K. de St-Ainand. sur la route de Dun-sur-Auron. Voit, partie, à Thôt. de la Peste. 8 à 10 fr. Noirlac a gardé les restes importants d'une *ahhaye cistercienne, fondée en 1150, mais agrandie aux xiir-xv s. Belle salle capitulaire de la fin dn xii« s. ouvrant sur nu cloître du xiv» s. \.'éfjUi>e. bien conservée, fut commencée en 1170 et terminée au début du xiii« s. — Meillant, dont l'église a une lielle tonr de la Renaissance, est surtout célélire par son *c)nitiiiu. Iiàti de lôOO à 1.T10 par Tainiral Charles d'Aiiiboise, restauré en 184H et auj. au marquis de Mortcmart. Demander d'avance, par lettre adressée au régisseur, la

Fermission de visiter. La façade intérieure, beaucoup plus riche que extérieure, a une magnifique tourelle octogone, richement décorée. Dans la chapelle, vitraux du xvf s. et *retable du xiv» s. — On visitera encore, à i kil. au S. de St-Amand. Drevant, V:\n\Uiuo Derrcntuni ('-Chênaie»), sur le Cher, où se voient des antiquités romaines considérables, surtout les restes d'un théâtre, d'un temple i-t de thermes. Sur la hauteur de la rive g., en face de Drevant, un anc. camp gaulois.

La ligne de St-Amand à la (itierche (Nevers) et à Château iiiriUant Cv. p. 110) a deux gare» à St-Amand: •< St-Amaiid-Ment-Rond «. a. côté de la grande gare i^v. ci-ilessus; i-l • St-.\mand-Villc>> à i kil. de là.

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