De Nevers (Paris) à Moulins et à Vichy
.')it kil. jusqu'il Muiiliiis. truji;t eu JO luiu. à 1 li.; 0 fr. 00, 4 fr. i:> et 2 fr. 90. - 52 kil. ili- Moulins :i Vichi/, fu 1 h. env. ; 5 fr. 8», 3 fr. 95 et
2 fr. 60. — De l'arig à Vichi/: 3t;5 kil. ; 6 h. oiiv., 5 h. par le <- Vichy -Express » (V. p. xi\); -U fr., 27 fr. 70, 18 fr. 10. Pour le» wagoDs-restauraotit, consulter l'indicateur.
y^erffs, V. le Xord-Est de la France, par B;edeker.
On franchit la lioire et on en quitte la vallée pour j^agner celle (le l'Allier, en tournant à l'ouest. IMus loin, on traverse encore le canal latéral à la Loire, qui vient lui-même de franchir l'Allier sur le pont-aqiiediii- du Gnétin. Tunnel de 379 m.
10 kil. Saiiicaize (buffet), où aboutit la ligne de Bourge.s (K. 22). A (Ir., le rhàteau dWpreniunt. — 20 kil. Mars-nur-Allirr.
— 27 kil. St-I'iWre-le-Moi'dier (hôt. du Cheval-Blanc; 276r) hab.), il g., pris en 1429 par .Jeanne d'Arc, à qui on u élevé un monument en 1902. Eglise intéressante datant surtout des xi£«-xiii<^ s. et reufermaiit un saint-sépulcre, de la lin du xv* s. — Petit tunnel. A g., un joli château uKjderne; plus loin, à dr., sur la rive g. de r.\llier, autre ciiâteau |ilus considérable. — 3G kil. Chantenay-iSt-IiiiOert.
— 4(5 kil. \'illt'iienre-sur-AlUer. Le lit de l'Allier est fort large et presque à sec en été, comme celui de la Loire.
59 kil. Moulins. — Bu/Tet. — Hôtels: *de P«W.'* (pi. a, B2). rue de Paris, 21 f lo rli. di'p. 3 fr. .50, rep. 1.25, 3. .50 et 1, omn. .50 c); il/i Dauphin (pi. h, H3), plai-e d'.VIlier, bon (G5 eh. dep. 3 fr., rep. 1.25, 3 et 4, p. dep. 7, omn. 1); de l'Allier (pi. e, B 3), place d'Allier (.50 lits, ch. dep. 3 fr., rep. 1,
3 et 3.50, p. dep. 8, omn. 50 c).
VoiTi'KEs DE place: la course, 1 f r. ; l'heure, 2 fr.
Postes et tëléoraphes (pi. B3), av. Nationale.
Moulins (221 m.) est une ville de 21 888 hab., siège d'un évêché et chef-lieu du départ, de VAllier. Elle est d'origine peu ancienne et n'a joué un certain rôle, comme capitale du Bimrbonnais, que de 1368 à 1527, année où le duché fut confisqué par François !«•", par suite de la trahison du connétable de Bourbon, pas.sé au service de Charles-tiuint.
En sortant de la gare, on voit en face la place de la Rêpvbliqne (pi. 0 4), transformée en jardin, avec une statue du poète Théodiire de Banville (1823-1891; pi. 3i, originaire de Moulins, bninze parCoulon. La belle avenue Nationale conduit vers le centre de la ville. A dr., le nouvel hôtel des postes et télëgraplws tpl. B3) ; à g., le théâtre. Prendre à dr. le boulevard du Théâtre, auquel font suite le boulevard Choisy et le boulevard de la Préfecture qui aboutit â la rue de Paris.
A l'entrée de cette rue, à dr., se trouve le palais deJHsfiie (pi. B2^. anc. collège des jésuites con.struit en 1656.
148 n.R.2G. MOULINS. iT»s^e.
Plus loin dans la rue de Paris, à g., le lycée BanniUe (pi. A B 2), bâti sur l'eiiiplacoiueut d'un couvent de visitandiiies, dont il reste la chapelle, de 1650. Ou devra y entrer (s'adresser au concierge. 25 c. pour 1 personne, 50 c. pour 2 pers. et plus) pour voir le ^mausolée du duc Henri II de Montmorency, décapité pour trahison ;i Toulouse, en 1632 (v. p. 1500). II a été érigé par sa veuve, la princesse des Ursins, qui repose près de lui. Le plan, dans le style théâtral de ré])o(|ue, est de Vr. Anguier, (pii y travailla aussi coiinne sculpteur, avec Kegiiaudin (de Moulins) et 'l'hibaut Poissant.
Au milieu, sur un sari-ophage en marhre noir, est la statue en marbre ljlan<', (lu défunt à denii couché, ayant prés de lui une niasnitique .statue de sa femme (ajoutée plus tard), assise dans l'attitude de la douleur. Sur les côtés, d'autres statues: à g.. Hercule; <à dr., la Charité. Le fond, aussi en marbres noir et blanc, présente quatre colonnes, entre lesquelles sont trois niches, celle du milieu avec une urne que deux anges entourent d'une guirlande de fleurs, les autres avec des statues de Mars et de la ttolif^ion (par Regnaudin). Au-dessus, un l)eau fi'ontou et les arnien des Montmorency, tenues par des génies.
Au maître-autel, la Vierge au temple, de P. de Cortoiie. Dans l'anc. chœur des religieuses, en face du mausolée, au plafond, <les peintures attr. à Le ISiieitr et restaurées en 1893.
Au sortir du lycée, on revient sur ses pas et retraverse la place de l'aris, au fond de laquelle on prend la rue des Fausses-IJrayes, qui débouche sur l'esplanade de l'anc. châteati des ducs de Bourbon. Il n'en reste plus qu'un donjon carré du xiv« s., appelé tour Mal- Coiffée, qui sert de prison, et, à dr., les bâtinient.s fort élégants du pavillou d'Anne de Beaiijeii, construit vers 1500, aménagé et agrandi en 1909-1910 ])oiir servir de musée.
Le musée (pi. Iî3) comprend les collections des ntusées départemental et iinini<-ipal, installées dans le pavillon de Beaujeu, et celles exposées dans la jnaison léguée à la ville par M. Manlin. Il est public les dini., jeudis et jours fériés de midi à 5 ou 4 h.; en dehors des jours et heures d'ouverture, 1 t'r. par pers., ou 50 c. par pers. faisant partie d'un groupe. Catalogue en préparation.
Pavillon de Bkatmki'. — Le musée étant en remaniement en 1912, nous ne pouvons que nommer les principaux objets, sans indiquer leur emplacement: antiquités préhistoriques, gallo-romaines et gauloises, dont un beau (collier de chef gaulois; poteries étrusques, gallo-romaines et du moyen âge; faïences anciennes, notamment un plat d'Urbino, faïences de Nevers, Moulins, Rouen, et trois plats liispano-uiauresques; beau plut de Limoges, du xu« s., en émail cloisonné; *bible de Soiniyni/, niaguiliquc manuscrit portant la date (b; 111,5 et contenant 122 miniatures, probablement de l'école limousine; objets du moyen âge; sculiitures, notamment de belles Vierges du xv s. et une Pietà attr. h Litca dell(t Ruhbin : primitifs des éc. ombrienne et flatn.; huit panneaux j)cints sur bois de Vèc. francd-flam. du xv s., dont quatre représentent l'Histoire du Christ et les quatre autres les Vies de St pytienne et de St Laurent (l'un d'eux signé Awerechs); deux tableaux de Giotto; tapisserie de Flandre du xvi« s.; toiles dû Corot, narpit/nieii, Linninais, Rovhegroiitit, etc.; sanguine de Gi-cn~e: eau forte et crayon de Millet.
Mi'sfcE Mantin. — Ce musée comprend une maison habitée autrefois p:ir M. Mantin et léguée par lui en 1905 à la ville de Moulins, avec les œuvres d'art (meul)les, etc.), de toutes les époques, qu'elle contenait (vingt pièces meublées).
Cnthr,ln,l.\ MOULINS. H.Ii.sr,. u;»
En sortant du inusi'-f. m- diriger vers la catliédrali- ([u'oii voit devant soi.
La cathédrale, Notre-Dame (pL B3), comprend en guise de clueur l'ancienne ehapelle du château (v. p. 148) bâtie de 1468 à 1 '>(I7 ilans un style gothique Hainboyant fort riche avec ba.s côtés et chapelles rayonnantes, et restaurée depuis IHHh. A cette chapelle, a été maladroitement accolée une nef moderne de style gothique primitif, ce qui ]»rtiduit un fâcheux contraste. La façaiie pré.sente deux belles tours avec Hèches en pierre d'une hauteur de 90 m. L'architecte Millet, travaillant sur les plans de Viollet-le-l>uc, a fait alterner dans la construction, à l'imitation de plu.sieurs églises d'Auvergne, des pierres noires (lave» et des pierres blanches.
La partiiî lu plus belle .h l'intérieur est naturellement le chœur: on y reinarijue iralionl do lieaux vitraux des .\v« et xvi" s.; dans la !■* chap. de dr., un paiiiK-au en hois sculpté et peint représentant la .Mort de la Vier«e; dans la l' chap. du uiènie côté, un petit monument funèbre de l.'>57, représentant un cadavre dévoré Jtar les vers; une jolii- tourelle d'escalier à l'anj^le dr. du idia-ur: enfin à ^., près de la petite entrée du i-hevet, une Ste .Afrathe i-n hois et un St Christophe du xvi'- s. Dans une sorte de crypte derrière h- maître-autel, un saint-sépulcre de la tin du xvs.; la cliapelle haute, au-dessus, contient une \ iert;e noire (xii»- ou xiie- s.) et une statue .-» marlire tie Jeanne d'Arc, par Rivoire. La principale curiosité artistique de cette éj^lise est un célèbre *tript}iqiit du • Maître de Moulins •• (euv. 1198; Jean Perréal V), placé dans la sacristie des chanoines, à •;. de l'entrée du chœur (s'adresser il la sacristie, et en cas d'absence, sonner à la porte extérieure de la sacristie, au chevet de la cathédrale, à g. du n' 3 de la rue de Paris). Ce grand et mag-nifique triptyque, un peu restauré, représente à l'extérieur l'Annonciation (grisaille) et .i l'intérieur la Vierge et l'enfant Jésus entourés d'anges, d'une délicate8«e d'expression infinie, avec les donateurs, Pierre 11 de Bourbon (m. 15(t3) et Anne de France ou de Beaujeu, sa femme (m. 1522), présentés par leurs patrons. Dans la sacristie, se voit aussi une Vierge eu marbre du xviii» s., provenant de l'abbaye de Sept-Fonts.
Derrière le chevet de la cathédrale, se voit une anc. niai.son à arcades, appelée la halle, et à côté, rue François-Péron, 24, le Doyenné ipl. B3), belle maison eu pierre, de la Hu du .\v^ s., dont on peut visiter la cour, la plus belle du vieux Moulins. Tout à proximité, rue de Paris, 7, la vieille porte de Vhôtel (le la Ferronays.
La rue Frangois-Péron aboutit à la place de l'Hôtel-de-Ville, où se voit d'abord la tour de VH(»-l()ye ou Ja<iiieinart (pi. 4, B3), beffroi carré de 145.-), flont la belle galerie, surmontée d'une lanterne, a été refaite au xsiV s. Il y a dans le haut quatre petits jaquemarts. Les petites rues derrière la tour ont encore de vieilles maixous curieuses, notamment les rues des Orfèvres, Grenier (n» 2, du XV* s.) et de r.\ncien-PaIais (n» 3).
L'hôtel de ville (pi. 15 3), sur la place de ce nom, renferme la blbUiitlu'ijiie (3JU0U vol., 95 iucun. et lUO manuscrits).
En .sortant de la bibliothèque, jirendre la rue Voltaire qui aboutit à la rue d'Allier, la plus commcrt,ante de Moulins. On y
ir.O JI.R.sr,. BOTTRBOX-I/ARCHAMRAULT.
remarque plusieurs maisons anciennes, notamment les u«" 71 (hôtel Moret, (lu xiv» s.; pi. 1, B3) et 57.
La rue d'Allier conduit à la place d'Alliei' (pi. A B 3), de forme oblongue, au bout de laquelle s'élève depuis 1902 le monument des soldats morts en 1870-1871 (pi. 2), par Coulon.
Au fond de la place, la fontaine de l'Agriculture, statue en pierre par P. Fournier des Corats (1908), dominée par l'église du >Sacré- Cœur (pi. A3), bel édifice construit dans le style goth. primitif, sur les plans de Lassus (1850), avec deux flèches en pierre de 55 m.
La rue Régemorte, la 2« à g. de la laeade, conduit au beau^ow< sur l'Allier, construit de 1743 à 1703 par l'ingénieur de Régemorte.
Eu revenant par le boulevard Ledru-Rollin, à dr. en sortant du pont, puis par la rue de Lyon, on verra encore Véglise St-1'ierre (pi. R4), à une seule nef et sans transept, en partie du style goth. du XV* s., avec une tour récemment restaurée. A l'intérieur, belle tribune des orgues, et au-dessus du banc d'œuvre, un Calvaire, tableau flamand du xm'' s. — La rue de l'Oiseau ramène de là à dr. au boul. de Courtais, qui mène à g. dans la direction de la gare.
De Moulins à Mo)ttliu;oii et Lhiioges, R. 2G; h Mt'icon, v. le yord-Kitt, à Lijon par Paray-le-Mojiial, v. le Und-J-M de la France, par Baedeker.
De Moulins .\ CosxK-srR-L"ŒiL: 57 kil., chein. de fer :i voie étr. : 2 h. 10 à 2 h. m; l fr. 60 et 3 fr. 15. — Cette ligne suit celle de Montluçon ju.sqirau delà do l'Allier, puis s'en écarte à droite. — 17 kil. St-3f&iioiix, bourg qui a une église intéressante, anc. abbatiale des xi«-xiu'' et x\' s., dont on remarque .surtout le clocher, du xiii' s. Souvigny (p. 159) est à 7 kil. au S.-E. — 21 kil. Agonges, dont l'église e.st également curieuse.
2(i kil. Bourbon-l'ArcîiambaTilt (260 m. à l'église; hôt. : *du Parc & de l'Etablissement, ouv. du l''' mai au l" oct., 50 ch. dep. 3 fr., rep. 1, 3.50 et 3.50, p. dep. S, omn. 50 c. à 1 fr. : *des Bains, ouv. du 15 mai au 30 sept., 40 ch. dep. 2 fr., rep. 1, 3 et 3.50, p. dep. 7, omn. 1; Montespan : de P'rance), ville de 3574 hab., bien connue par ses eaux thermales principalement chlorurées sodiques, les Aqux Borvonis des Komains. La goiircf Thermale (52° C), utilisée dans rétablisse nient thermal., très bien aménagé et appartenant à l'Etat, est très etficace dans le traitement du lymphatisme, de la scrofule et du rhumatisme chronique. Bains, ifr. 50à2.50; douches, 50 c. à 2 fr. Il y a en outre la source de Jo7ias, froide (11»), ferrugineuse et magnésienne, qui s'emploie en boisson contre l'anémie. Buvettes gratuites. Casino dans le parc. Saison du 15 mai au 1" octobre. La ville est dominée par les ruines considérables du château des sires de Bourbon, des xiii''-xv" s. Les environs sont accidentés et agréables; promenades notamment dans la forêt de Oroshois (au S.), où l'on accède facilement par le chem. de fer de Cosne-sur-l'Œil. — Soiirigni/ (p. 159) est à 13 kil. au S.-E. de Bourbon, par Aiitry-Issards, qui a une curieuse église du xii« s.
57 kil. C'o»ne-»ur-VŒil, localité industrielle, où l'on rejoint la ligne de la Guerche-Sancoins à Villefranche-d'AUier (v, p, 140),
Ou continue à remonter la vallée de l'Allier. — 73 kil. Bessay. — 79 kil. La Fei'té-IIauterive. Puis, à g., un grand château moderne. — 88 kil. Varennes-sitr-Allier i^ouxel-WCitA). 3346 hab.
De Vauknnes a Co.mmkntry : 78 kil., ligne à voie étr.; il faut changer à Montniarault; trajet en 6 h, 30. — 10 kil. St-Pourçain-sur-Sioule (hôt.: de France, rep. 3 fr. et 3.50; du Chêne-Vert\ vieille ville de
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