CHINE
P opulation 433.533.030
Les événements accompagnant la révolution de 1912 montrent que les femmes, là-bas, se réveillent. A l’Assemblée Nationale de Nankin (1912) on envoya, du Comité chinois des Droits de la Femme, une pétition demandant que la Constitution chinoise confère à la femme l’électorat et l’éligibilité. C’était à la Chine de montrer l’exemple aux autres nations. Mrs. Chapman Gatt rapporte que, durant sa visite à Canton (1912) étant assise dans la galerie de la salle où se tenait l’Assemblée Provinciale, elle vit siéger neuf femmes comme membres. Les femmes de la province da Canton votèrent pour leur Assemblée Provisoire, mais elles furent les seules.
De deux à quatre mille femmes furent armées, exercées et employées comme soldats durant la révoilution. Après la guerre elles se formèrent en Société du Suffrage pour demander des droits égaux dans la nouvelle République, mais sans succès jusqu’à présent.
(1) lua Sifffragii, sept 1912.
(2) Jus Suffragii, mai et octobre 1912.
Union de l'Rfrique du Sud
Hommes
Femmes
Population 1911
Transvaal (1). Le Volksrad accorda le vote aux femmes de bourgeois. 1854 (2)
Les femmes ont obtenu le vote mais sont exclues de l’éligibilité, pour les conseils municipaux dans les mêmes conditions que les hommes, lorsqu’elles sont sujettes anglaises blanches possédant une propriété imposable de cent livres au moins ou occupant une propriété imposée d’au moins 24 livres (Ordonnances pour les élections municipales, n° 38, 1903). Le mari et la femme ne peuvent être électeurs pour les mêmes propriétés. 1903
Les blanches reçoivent l’éligibilité mais pas le vote pour les conseils scolaires(Acte 25 de 1907) 1907
Colonie du Cap (3). — Les femmes obtiennent le vote pour les conseis municipaux aux mêmes conditions que les hommes, soit : un vote pour le propriétaire ou l’occupant d’une propriété de la valeur annuelle de dix livres, ou deux votes si la propriété vaut plus de cent livres.
Les femmes reçoivent le vote pour les Conseils scolaires dans les villes sur la même base que le vote municipal ; dans la campagne, sur une qualification immobilière, avec cette condition que les femmes imposées votent si elles occupent la maison dont elles sont propriétaires.
L’éligibilité est aussi accordée.
Natal <4). — Les femmes obtiennent l’éligibilité pour les Conseils scolaires et peuvent voter par procuration pendant l’absence d’un parent électeur. Les électeurs sont les parents des enfants fréquentant les écoles du gouvernement. 1910
Colonie de la rivière d’Orange. — Les résidents possesseurs d’immeubles ont le droit de vote, de même que les résidents qui
(1) Lettre de Mrs G.-P. Griffiths sec. W.E. L. Johannesburg 13 mars 1912. — Lettre de MM Hyett, Hon. sec. W. G A. Pretoria, 6 mars 1912.
(2) Notre réclamation pour l’affranchissement, p. 4''. Pub. J.-G. Juta et Go 19‘2.
3) Lettre de Mrs Solley. Hon. sec. W. E. L. Golonie du Cap, 2 avril 1912.
(4) Lettre de MM. Timewell. Hon. sec. W. E L. Durban 1912.
possèdent un immeuble de deux cents livres ou occupent une porpriété de six cents livres. Ils peuvent être élus aux Conseils municipaux (Loi municipale, n” 6, 1904) 1904
Les parents des enfants qui fréquentent une école publique ont le droit de voter pour toute personne blanche résidant dans le district de l’école et sont éligibles pour la direction des Comités des écoles (Loi sur l’Education, n° 35, de 1908 1908
Nombre d’électeurs pour le Conseil municipal. Comme
les conditions pour voter sont, dans tous les cas, basées sur la propriété, le nombre des femmes, relativement aux hommes, est petit. Prétoria peut être prise comme ville type. Là le nombre des femmes sur la liste électorale municipale pour 1911 fut de 540 sur un total de 6.012, moins de 10 0/0 (1). Aucun chiffre n’a pu être obtenu sur celles qui votèrent.
Historique.— Il est rapporté que les plus anciens Volksrad du Transvaal votèrent une loi en 1854, donnant le vote municipal aux femmes de bourgeois. Quand la nouvelle Constitution des Etats-Unis de l’Afrique du Sud fut établie le 31 mai 1910, elle garantissait les droits existant des votants masculins, comprenant les électeurs de couleur de la Colonie du Cap ; mais, d’un autre côté, elle infériorisait les femmes en faisant disparaître les Conseils locaux pour lesquels les femmes, spécialement dans la Colonie du Cap, avaient certains droits électoraux, el en passant les attributions de ces Conseils aux Assemblées Provinciales (nom actuel des parlements locaux) pour lesquelles les femmes ne votent pas. En 1913, les femmes obtinrent le droit de voter pour les Conseils municipaux, excepté à Natal, et elles sont éligibles pour les Conseils scolaires dans toutes les provinces.
Assemblées provinciales. — Le travail organisé pour la réforme du suffrage date de 1895, quand l’Union chrétienne de Tempérance des Femmes de la Colonie du Cap forma une société pour encourager le suffrage des femmes pour le Parlement. Elles réussirent l’année suivante, grâce aux efforts des femmes votant pour le Conseil municipal de Londres-Est, lesquelles firent échouer un débitant de boisson et le remplacèrent par un homme tempérant (2). Un amendement fut proposé au Consiel législatif du Cap, en 1904, par l’honorable M. L. Neethling essayant de donner la franchise aux veuves et célibataires, mais il ne put y arriver (3). En 1907, la Ligue pour l’affranchissement des Femmes du Cap, ayant le vote des femmes
(1) Lettre^de Mrs Hyett, Hon. sec. W. E. A. M., 6 mai 1912.
(2) Lettre de Mrs Solley.
(3) Notre réclamation pour ralïrancliissement.
comme but, fut formée avec Olive Schreiner comme première présidente. Dans la même année, une résolution en faveur du suffrage féminin recueillit 24 votes de députés dans l’Assemblée du Gap ; en 1908 ce nombre passa à 29, et en 1909 ce sujet fut discuté dans la Chambre Haute et obtint quelques voix favorables. En 1912 les membres de la Ligue avaient atteint le nombre de 1.000 en 69 endroits différents.
La Ligue d’affranchissement des femmes du Natal, formée en 1902, présenta, deux ans plus tard, une pétition couverte de 548 signatures à l’Assemblée par l’intermédiaire de Henry Anketill de Durban, et un projet fut présenté sur lequel il y eut une discusssion mais pas de vote. En janvier 1910, l’amendement fut repoussé par 19 voix contre 12. Gomme les femmes de cette province n’ont pas encore le suffrage, elles ont organisé une pétition en 1912.
La Ligue des femmes du Transwaal, constituée d’abord en 1909, fit un grand effort pour obtenir l’éligibilité des femmes aux conseils municipaux, des résolutions favorables furent votées dans les conseils municipaux de Prétoria et de Johannesburg (1). Les femmes sont presque sûres du succès et seront éligibles dans les nouveaux conseils et comités sanitaires établis dans les villages (2).
Le Parlement de PUnion — En 1908, pendant que la Convention élaborait la Constitution de l’Union, une pétition, signée par 4.000 hommes et femmes, représentant chacune des quatre colonies, fut adressée, demandant que les femmes ne fussent pas exclues de la Constitution. Le refus de la Convention de répondre à cet appel fut, dit-on, le danger du vote des femmes de couleur. Gomme c’est seulement dans la province du Gap que les hommes de couleur votent et que la qualification de propriétaire n’affranchit qu’nn très petit nombre de personnes, les femmes produisirent des chiffres qui montrèrent que 40,6 0/0 de la population masculine blanche avaient le droit de vote, et 2,50 0/0 seulement de la population masculine de couleur, soit pas plus de 1,2 0/0 de toute la population. Il est certain que le nombre des votantes parmi les femmes de couleur eût été excessivement restreint. Il est intéressant de rappeler que ces mêmes anti-suffragistes qui déclarent être opposés au vote parce que les femmes ne peuvent combattre, votèrent dans le Parlement anglais en faveur de la clause édictant qu’aucun soldat de l’armée anglaise dans le sud-africain ne pourrait voter pour les Parlements ou Assemblées de ce pays (3).
(1) Loi du sud Africain s. IX.
(2) Lettre de Mrs Hyett.
(3) Loi du Sud Africain S. IX.
Le droit d’étendre ou de changer l’électorat n’appartient qu’au Parlement de l’Union. Ce corps comprend deux Chambres, un Sénat où 32 membres sur les 40 ont été nommés par les assemblées provinciales, et une Chambre élue par le même système qui sert à élire les assemblées provinciales. Dans le Cap une propriété et un diplôme d’instruction sont imposés ; au Natal, une condition immobilière est nécessaire, mais aucun homme de couleur ne peut voter ; dans le Transvaal et la Colonie de la Rivière Orange, il y a le suffrage de la race blanche (1).
L’Association pour l’affranchissement des femmes dans l’Union du Sud-Africain (2), formée pendant la visite de la Présidente de l’Union Internationale du Suffrage, Mrs Chapnan Catt, a une méthode d’action unifiée dans les quatre provinces. Déjà sa campagne systématique comprend une action unique et la publication d’un journal s^uffragiste. Au mois d’avril 1912, deux pétitions, une avec 11.533 signatures et une autre avec 500 signatures féminines, furent présentées au Parlement de l’Union. Une motion en faveur de l’affranchissement des femmes fut présentée le même jour, mais ne fut pas discutée. Le 11 février 1913, pour la première fois, le sujet fut discuté et une résolution favorable proposée par le « Labour Party ». Mais la discussion fut ajournée sans indication (3).
(1) Lettre de Mrs Hyett. sec. W, E. A. Prétoria, 6 mal 1912.
(2) Lettre de Mrs Hyett.
(3) L’homme d’Etat, 12 lévrier 1913,
Liste des Ouvrages consultés.
Au point de vue international
Stanton, Anthony^ Gage et Harper, « The History of Woman Suffrage », en 4 volumes, Rochester, N. Y., 1881, 1882, 1885 et 1902.
« The Statesman’s Yearhook », publié par Macmillan et Gie, Londres, 1912.
Ostrogorski, « The Rights of Women », publié par Sonnens-hein, Londres, 1908.
C, A. Reutersjolcl, Politisk Rostratt for Kvinnor, Upsala,
F. Buisson, « Le Vote des Femmes », publié par Dunod et Pinat, Paris, 1911.
Soixante-treizième Rapport annuel du Registre Général des Naissances, Décès et Mariages en Angleterre et Pays de de Galles (1910), Londres.
J, W, Whitelaw, Manuel desi Conditions et de ITnscription électorales, Edimbourg, 1904.
M. G. Fawcett, « Women’s Suffrage », publié par Jack, Edimbourg, 1911.
« La Position des Femmes dans les lois des Nations , publié par le Conseil international des Femmes, 1912.
Rapports de l’Alliance internationale pour le Suffrage des Femmes, Londres, 1908, 1909 et 1911.
« Jus Suffragii », organe mensuel de l’Alliance internationale pour le Suffrage des Femmes. Edition française, Paris.
Alice Zimmern, « Le Suffrage des Femmes dans tous les Pays », 1909. Edition française, Paris.
« Eminent Opinions un Woman Suffrage », publiés par la « National American Woman Suffrage Association ».
Frances Mande Bjorkmann, « When Women vote », publié par la même Association,
A. Mande Royden, « How Women Use the Vote », publié par la « National Union of Women Suffrage Societies », Londres, 1912.
« Colonial Statesmen and Votes for Women », publié par la « Women’s Preedom League », Londres, 1911.
Nouvelle Zélande
Les lois de la Nouvelle-Zélande.
L’Annuaire officiel de la Nouvelle-Zélande, 1911. Wellington, N. Z.
Mrs K. A. Sheppard, « Woman Suffrage in New-Zealand », 1907, publié par l’Alliance internationale pour le Suffrage des Femmes.
Lady Stout, « Woman Suffrage in New-Zéaland », publié par la « Woman’s Press », Londres, 1911 et 1912.
Australie
Les lois du Parlement australien et la Législation de chacun des Etats : Australie du Sud, Australie Occidentale, Nouvelle-Galles du Sud, Tasmanie, Queensland et Victoria.
L’Annuaire Officiel de la Fédération australienne n° 5, 1912, et les Annuaires Officiels de chacun des Etats de la Fédération.
Vida Goldstein, « Woman Suffrage in Australia », publié par la « Woman’s Press », Londres, 1911.
« Australia Advice », publié par la « Woman’s Press », Londres, 1911.
« Leaflets on Australia », publié par la « National Union of Women Suffrage Societies », Londres.
Etats-Unis
Les Publications de la « National American Woman Suffrage Association », parmi lesquelles il faut mentionner :
« The Woman’s Journal », organe hebdomadaire de l’Association.
« Fruits of Equal Suffrage », I et II ; Testimony from Colorado ; Testimony from Idaho ; Testimony from Utah, etc...
Sarah Platt Decker et Ben Lindesay, « How it Works in Colorado ».
Creel et Lindesay, « Measuring up Equal Suffrage ».
John F. Shafroth, «'Should Women hâve Equal Suffrage », rapport à la Commission sénatoriale du Suffrage des femmes aux Etats-Unis, 1910. Washington 1910.
Catherine W, Mc Culloch, « Guardianship of Ghildren », paru dans le « Chicago Legal News », 13 janvier 1909.
Catherine W. Mc Ciilloch, « Mayors of five states ».
« Equal Suffrage in Colorado », 1908 à 1912 et 1893 à 1908 ; publié par la « Colorado Equal Suffrage Association >;.
Helen L. Sumner. « Equal Suffrage », New-York 1909. L’annuaire américain, 1911.
Recensement des Etats-Unis, 1910.
« Hampton’s Magazine », avril 1911.
Mrs Berrowman Wells, « América and Woman Suffrage », Londres, 1909.
Ida Husted Harper, « History of the Movement for Woman Suffrage in the United States », New-York, 1907.
Grande Bretagne et Irlande
Helen Blackhurn, « Record of Woman Suffrage », Londres et Oxford, 1902.
' Helen Blackhurn, « A Handbook for Women », Bristol, 1895.
Le lois du Royaume-Uni.
Les Publications de la « Women’s Local Government Society », Londres.
Les Publications, de la « Irish Women’s: Suffrage and Local Government Association », Dublin.
Les Publications de la « National Union of Women’s Suffrage SO'Cieties », Londres, notamment « A brief review of Women’s Suffrage movement », 1911.
Les Publications du Conseil de Comté de Londres, mars 1910, n° 1333 ; février 1912, n° 1479 ; 22 novembre 1912, n® 1552. Rapport piatrlementaire, n° 247, 22 juillet 1908.
A. B. et M, Wallis Chapman, « The States of Women, 1906 —1909 », Londres, 1909.
Afrique du Sud
« Our Glaim to enfranchirement », publié par la « Women’s enfranchisement league », Cape Town, 1912.
Les lois de l’Afrique du Sud et de ses provinces.
Canada
Henrietta M. Edwards^ « Legal Status of Ganadian Women », publié par le Conseil national des femmes du Canada, Galgary, Alta, 1908.
Finlande
Aino Malmherg, « Le Suffrage des femmes en Finlande
Allemagne
Georg Reimer, « Dokumenta des Portschritts ».
« Jahrbuch der Frauenbewegung », 1912 et 1913, B. G. Teubner, Leipzig. ’
(c Gentralblatt des Bundes Deutscher Frauen Vereine », 1910-1911 et 1911-1912, B. G. Teubner.
Martha Voss-Zietz, « Die Politische Frauenbewegung, National Verein », Munich.
France
Les Publications de PUnion française pour le Suffrage des femmes, Paris.
Mme Avril de Sainte-Croix, « Le féminisme », Giard et Brière, PariS', 1907.
Emile Faguet, « Le féminisme », Société française d’imprimerie et de librairie, Paris, 1910.
Les publications de la Ligu française pour le Droit des femmes, Paris.
Maria Vérone, « Le Suffrage des Femmes », Paris.
LRIliance Internationale
pour le Suffrage des Femmes
SES PRO<3RÈ5 (de 1902 à 1913)
Les préliminaires pour la fondation d’une Fédération des Asociations nationales travaillant dans différents pays pour l’établisement du suffrage des femmes furent entrepris à Washington, U. S. A., en 1902, dans une conférence à laquelle des représentants de sept contrées prirent part : l’Australie, le Canada, l’Allemagne, la Grande-Bretagne, la Norvège, la Suède et les Etats-Unis.
Un comité provisoire fut formé qui organisa un second Congrès à Berlin en 1904, toutes les Associations nationales du suffrage, c’est-à-dire neuf, s’unirent pour former une organisation permanente appelée l’Alliance internationale pour le Suffrage des Femmes.
D’autres Congrès furent tenus à Copenhague en 1906, avec onze contrées représentées ; en 1908, à Amsterdam, avec la représentation de quinze pays ; en 1909, à Londres, avec vingt contrées, et en 1911 à Stochholm avec 26 contrées représentées. En 1913, les organisations de vingt-six pays sont affiliées à l’Alliance et une organisation nationale pour le Suffrage des Femmes en Chine a demandé à y être affiliée.
Depuis l’existence de l’Alliance, l’Australie a accordé l’électorat intégral aux femmes dans tous les Parlements d’Etat et au Parlement national. La Finlande a étendu le suffrage complet et l’éligibilité au Parlement ; la Norvège a donné le suffrage municipal aux femmes sur une qualification de propriétaire, et plus tard ont suivi le suffrage parlementaire et l’éligibilité. Dans les Etats-Unis, cinq Etats et un Territoire ont accordé le suf-
frage intégral aux femmes dans l’ordre suivant : Washington en 1910-; la Californie en 1911 ; l’Orégon, le Kansas et l’Arizona en 1912 ; l’Alaska en 1913.
Pour être admises dans l’Alliance les Associations nationales non encore affiliées, doivent remplir les conditions suivantes :
a) Elles doivent avoir pour seul objet le suffrage des femmes, excepté quand des circonstances locales empêchent cette organisation, ou lorsque le suffrage est déjà accordé ;
b) Elles doivent avoir des branches locales, ou admettre des membres individuels dans tous le pays.
Des règles spéciales suppléent à la représentation des pays où les conditions locales rendent l’organisation difficile ou pour ceux où le mouvement féminin est moins avancé.
L’attitude de l’Alliance au sujet des formes spéciales du suffragae est exprimée dans les résolutions suivantes votées à Stockholm en 1911 :
« Il a été porté à l’attention de ce Congrès que le vote d’une « résolution dem.andant le suffrage pour les femmes dans les c( mêmes termes qu’il est, ou pourrait être exercé par les hom- « mes, a donné prise à une mauvaise interprétation, étant corn- « pris d’une part comme une expression d’hostilité envers le « suffrage universel, et d’un autre côté comme le projet d’aider « au suffrage universel.
« Pour répondre à ceci, le Congrès déclare que l’Alliance inter- « nationale pour le Suffrage des Femmes n’a, en aucune occa- « sion, pris position pour ou contre aucune forme spéciale de « suffrage. Il a été clairement établi par l’Alliance que les sociéa tés affiliées dans chaque pays seraient laissées entièrement (f libres de déterminer par elles-mêmes quelle fprme de suf- « frage elles demanderont à n’importe quelle date.
« L’Alliance, ne se permet d’exprimer aucune opinion sur ce « que devraient être les conditions du. suffrage, son seul objet fv étant d’établir le principe que le sexe ne devrait pas être une « disqualification. )>
Membres associés honoraires de l’Allianceo Toute personne peut devenir membre associé de l’Alliance en payant à la Trésorière (Mme Stanton Coit, 30 Hyde Park Gâte, Londres), une livre (25 fr.) par an. Cet associé recevra des copies des rapports de l’Alliance et son journal mensuel Jus Suffragii.
Comité pour l'ejcercice 1913-1917
Présidente : Garrie Ghapmann Gatt, 2, West 86® Rue, New-York.
r® Vice-Présidente : Millicent Garret Fawgett, LL. D., 2, Gower Strett, Londres.
2" Vice-Présidente : Annie Puruhjelm, Helsingfors, PinLande.
3''- Vice-Présidente : Anna Lindemann, Degerloch, Stuttgard, Allemagne.
4"'- Vice-Présidente : M‘"® de Witt-Sghlumberger, 14, rue Pierre- Gharron, Paris
y"® Trésorière: Adela Stanton Goit^ 30, Hyde Park Gâte, Londres.
2" Trésorière : Signe Bergmann, 10 a, Arsenalsgatan, Stockholm.
P® Secrétaire-Correspondante : M*"® Stanley Mag Gormigk, 393, Gommonwealth avenue, Bos-ton, Massachussets, U. S. A.
2' Secrétaire-Correspondante : Rosira Sgwimmer, Istvan-ut, 67, Budapest VIT, Hongrie.
'/"® Secrétaire-Rapporteur : Ghrystal Magmillan, The Ladies’ Galedonian Glub, 39, Gharlotte Square, Edimbourg, Ecosse.
Secrétaire-Rapporteur : Marie Stritt^ Durerstrasse, Dresde, Allemagne.
Afrique du Sud. Colonie du Cap. Women’s Enfranchisemenl League, 1908. Présidente : Mme Irène Asbhy Magfa- DYEN, Cape Town.
Natal : Women’s Suffrage League. Présidente : Mme Ona Ankehll, 160, Bellevue Road, Durban.
Allemagne. Deutscher Verband für Prauenstimmrecht, 1904. Présidente : Marie Stritt, 110, Dürerstrasse, Dresde.
Australie. Women’s Political Association, 1904. Présidente : Miss Vida Goldstein, Whitehall, Bank Place, Melbourne.
Belgique. Fédération pour le Suffrage des femmes. Prési- . dente : Mme Jeanne Brigode, 3 bis, rue de la Régence, Bruxelles.
Bulgarie. Alliance pour les Droits de la femme, 1908. Présidente : Mme Malinoff, Uliza Graf-Ignatieff II, Sofia.
Canada. Dominion Woman Suffrage Association, 1904. Présidente : D^ Augusta Stowe Gullen, 461, Spadina 'Avenue, Torento.
Danemark. Danske Kvindeforenigers Valgretsforbund, 1908. Présidente : M"® Eline Hansen, 6, Palledvej, Copenhague.
Danske Landsforbundet. Présidente : M"‘° Elna Mungh, 138, Osterbrogade, Copenhague.
Etats-Unis. National American V/oman Suffrage Association, 1904. Présidente : Rév. Anna H. Shaw, Moylan, Penn.
Finlande. Pinrk Kwinnosaksforbundet Unionen, 1908. Présidente : Annie Puruhjelm, Helsingfors.
Svenska Kvinnoforbundet i Pinland, 1908. Présidente : Annie Puruhjelm, Helsingfors.
Grande-Bretagne. National Union of Women Suffrage Societies, 1904. Présidente : Milligent Garrett Fawgett, L. L. D., 2, Gower Street, Londres.
Hollande. Vereeniging voor Vrouwenkiesrecht, 1904. Présidente : Arletta Jagobs, Amsiterdiam.
Hongrie. Feministak Egyesulete, 1906. Présidente :
WiLMA Glügkligh, VI, Kemnitzer-ùt, 19, Budapest.
Islande. 1911. Présidente : M™® Briet Asmundsson, Reikjavik.
Italie. Gomitato Nazionale per il Voto alla Donna, 1906. Présidente : M"'® Giagenta Martini, Piazza Pilotta, 5, Rome.
Norvège. Landskvindestemmeretsforenigen, 1904. Présidente: Mme ^ Qvam, Gjœvran per Stenkjaer.
Pologne. 1911. Présidente : M"‘® Marya Chéliga, 22, rue Saint- Ferdinand, Paris.
Portugal. Associaçao de Propaganda feminista, 1911. Présidente : M'"® Jeanne d’Almeida Nogueira, Praça D. Lins 17-3® D, Lisbonne.
Roumanie. 1911. Présidente : ' Princesse Stourza, 62, rue Agnado, Dieppe, France.
Ligue pour le Droit des Femmes, 1913. Présidente : M*"® Eugénie de Reuss Iangulesgu, 204, Servan-Bodà, Bucarest.
Russie. Union de Défense des Droits des Femmes, 1906. Présidente : M'"® Sghisghkina Javein, M. D., 20, Snamenskaya, Saint-Pétersbourg.
Serbie. Szpshi narodni Zeurki Saves, 1909. Secrétaire : M^‘® Hélène Losanitgh, 17, Brancova, Belgrade.
Suède. Landsforeningen for Kvinnaus Politiska Rostratt, Présidente : M"® Anna Whitlogk, Glittne, Djiirsholm, Stockholm.
Suisse. Verband für Frauenstimmrecht, 1908. Président : M. DE Morsier, député, Genève.