SEC
> VOUS utant ; urope ; ngile ; ondesl’Eglisbytéper ou il nous 1ander
M du lui ouvrir ies yeux sur cè que je pense à son sujet...
M. Roussy (se levant précipitamment, et prenant son manteau pour s’en aller.) Je ne que consentir à rester lus longtemps ici. Je refuse de donner les explicaions que M. Chiniquy demande,car je ne serais pas venü Mlle rencontrer, si j’eusse cru qi’il put douter de mon carac- Mère de gentilhomme et de ministre du St. Evangile. Je regarde comme une insulte la demande qu’il me fait Mlle prouver ces choses... Si je n’étais pas un ministre Mu St. Evangile, Son Excellence le Gouverneur ne *aurait pas donné de diplômes pour enterrer les morts,
ur marier et pour en tenir régistre.
M. Cmniquy—Voilà, M. le Président, une singulière anière de prouver qu’on est ministre de l'Evangile... . Roussy nous assure que le Gouverneur lui a donné a permission d’enterrer, de matier et d’en tenir régistre I! ous parler d’un dipiôme de gouverneur pour prouver von est ministre de l'Evangile, est là chose la plus ridiile et la plus absurde, M. le Président, que vous et cette fespectable assemblée ayez jamais entendue. Un gou- Verneur peut bien nommer un juge à paix, un capitaine e milice, un magistrat civil, mais il ne peut aller plus loin.
) Lorsque M. Roussy nous assure qu’il s’attendait à être traité par moi, comine vrai ministre de PEvangile, l s’est fait grandement illusion... Les étrangers qui Mhrrivent dans ce pays nous prennent sans doute pour Mes imbéciles, lorsqu'ils croient que sur leur simple MMparole, nous allons leur accorder les titres, la confiance “Met le respect qu'ils demandent; —que nous allons en “lun mot, nous prosterner humblement devant leur ipse dirit. Si M. Roussy a rencontré jusqu’à ce moment “des gens assez bons pour en agir ainsi à son sujet, il se trompe grandement, j’en suis assuré, s’il croit que | vous, M. le President et cette respectable assemblée soyez prêts à le regarder comme un vrai et digne ministre de l'Evangile, avant qu’il nous ait donné ses preuves. Que.” à moi, j'ai fait à M. Roussy ce matin, devant plus de cinquante hommes, une chose qui aurait
Vous y étiez, M. le Président, et cette circonstance ne
Vous a pas échappée, j’en suis certain. J'ai donné la main à tout le monde, excepté à M. Roussy..… M. Roussy est le premier homme à qui Jai cru devoir refuser ma main. J’attendais pour la lui donner qu’il nous prouvât que les titres dont il se pare ne sont pas une usurpation. Je serais content et heureux de pouvoir lui donner la main en ce moment... Mais pour cela il faut qu’il nous montre qu'il ne nous en impose pas lorsqu’il s’annonce comme un nouvel apôtre, et comme un successeur de ceux à qui Jésus-Christ a dit: “ Allez ‘“ enseignez toutes les nations. Je serai avec vous € jusqu’à la fin des siècles”. ...,...
M. Roussy—(voulant encore partir) —M. Chiniquy minsulte, dit-il, et je ne soutiendrai pas discussion avec ce monsieur sans qu’il me fasse réparation...
M. CHiniquy—M. le Président--Si c’est une insulte, de demander à une personne à qui on n’a jamais parlé, qu’on n’a jamais vue, et qui vient, Dieu sait d’où “ qui “ êtes-vous, monsieur, d’où venez-vous, et que voulez- “ vous.”—Si c’est une insulte de demander ces choses, je suis prêt à faire toute espèce de réparation, (en riant). Oui, je suis prêt même à me jeter aux genoux de M. Roussy pour lui demander pardon, si vous le jugez à propos... Mais il me semble que ce n’est pas moi qui insulte M. Roussy—c’est lui qui nous insulte, lorsqu’il nous dit que nous n’avons pas en Canada le droit de demander aux étrangers que l’Europe vomit constamment sur nos rives, “ qui êtes-vous, d’où venez-vons et que ‘ voulez-vous.” Surtout lorsque ces étrangers se posent en notre présence comme les ambassadeurs du Christ sur la terre... Prononcez, M. le Président —Est-ce insulter un homme qui vient, au nom de Dieu, nous de mander de changer de religion ; qui vient nous prêcher une nouvelle doctrine, qui s’annonce comme un ministre du ciel, que de lui dire :— Qui êtes-vous, et qui vous “ a donné mission de prêcher l’Evangile—quelle preuve ‘‘avez-vous à nous donner que vous savez mieux inter-
ance ne lonné la oir refuer qu’il ont pas pouvoir r cela il as lorsme un Allez— )C VOUS
iniquy 'n avec
nsulte, parlé, 66 qui roulezhoses, riant).
de M.
gez à Di qui squ’il de deiment t que osent >hrist st-ce us de cher istre vous euve nter-
prêter les Ecritures-Saintes que l'Eglise Catholique. Prouvez-nous que l’Esprit-Saint vous éclaire plus, K vous seul, qu’il n’éclaire les deux cent millions de Catholiques qui couvrent le monde.”
M. ze PrésidenT—M. Roussy, je ne trouve pas que "M. Chiniquy vous insulte en vous demandant ce que ous êtes et qui vous a donné mission de prêcher.....
; 1 M. Roussy—(voulant toujours partir.)
+ Alors, M. Cainiquy s'adressant aux dix messieurs Hommés pour assister de leur conseil M. le Président... Décidez, messieurs, Si demander à un étranger qui il est, d’où il vient, ce qu’il veut, soit une insulte. J’en dappelle à votre honneur et à votre bon sens... Si vous “décidez que ce soit une insulte, je suis prêt à faire tout Lce que vous trouverez convenable pour la réparer... Je tiens à ce que M. Roussy ne nous échappe pas... Ilya trop longtemps que je désire montrer à cette brave palroisse l'ignorance de tous ces fabriquants de nouvelles freligions, et la circonstance est trop belle pour que je la laisse échapper.—Je veux donc faire tout ce quisera en on pouvoir pour forcer M. Roussy de discuter devant vous... Mais comme je pense que M. Roussy ne con- IMsentira jamais, et pour de bonnes raisons, à nous montrer (les titres qu’il a à notre respect comme ministre de l’E- Mvangile, je retire ma motion. Et sans savoir à quel ‘espèce d'homme j'ai affaire, je consens à discuter.
.n M. Roussy, veut alors partir, mais on l’arrête, pour que les dix juges nommés à la demande expresse de ce monsieur, prononcent.
Alors un de ces dix qui est protestant, nommé Auger, prend la purole au nom de tous, et parle à peu près en ces ME fermes: “M. Roussy, puisque M. Chiniquy déclare M n'avoir pas eu l'intention de vous insulter en vous de- MN mandant qui vous êtes, vous devez accepter son explication. D'autant plus que ce monsieur se déclare prêt
M à vous faire toute espèce de réparation que nous Juge-
DEAR at SO RE om AE 2 g Ca
rions à propos de lui demander. ailleurs, M. Chiniquy retire sa Motion, et consent à discuter avec vous Sans Savoir qui vous êtes; vous ne pouvez refuser, en
Cette décision fut applaudie de tout le monde, Et M. Roussy reprit sa place.
M. CxiNiquy—à M. le Président—J’aurais aimé à Connaître avec qui j’allais entrer en discussion, et il me semble encore que nous avions tous le droit de le Savoir, Mais puisque cette Connaissance nous est interdite—ou.- Vtons la discussion, sans plus tarder.
- Roussy parcourt les campagnes pour dire que la bible et la bible seule interprétée par Chaque individu, doit être la seule règle de notre foi... fl assure que la bible est la seule autorité qui puisse nous guider à trävers les ténèbres de la vie. Il a dit qu’on doit rejeter
bible... I] dit qu’on ne doit tenir aucun compte (les saintes traditions, ni de l’autorité de PEglise. Eh bien ! M. le Président, je défie M. Roussy de prouver ces assertions et je m'engage de démontrer que chacune de
M. Roussy—M. le Président—Rien ne m'est plus facile que de Prouver que la bible, et la bible seule, et non la tradition, est la règle de tout homme qui désire opérer son salut...
oise dit expressément dans le Deutéronome :— (chap. iv, versets 2 et 5,) “ Vous n’ajouterez ni n’ôte- ‘“ rez rien aux paroles que je vous dis : gardez les com- “ mandements du Seigneur votre Dieu, que Je vous ‘annonce de sa part.”
“ Vous s:/ez que je vous ai enseigné les lois et les “ ordonnances, selon que le Seigneur mon Dieu me l’a “commandé: Vous les praliquerez donc dans la terre ‘ que vous devez posséder.” -
Voilà qui est précis :— Vous n’ajouterez ni ne re- “ trancherez rien aux paroles que je vous dis.” I] n°y
SES OPEN er eee DANSE à ne are arr |
pas ici { s M. le
4 Au livr
fon peupl # et arme accomp
& Que
saint Pr : 1.66 nous :