‹ Le Sulfarsénol dans les États HypotrepsiquesChapitre 12 sur 31 · TOLÉRANCE · texte numérisé non relu

TOLÉRANCE

L’injection sous-cutanée de ce produit, détermine parfois une sensation de brûlure immédiate, dont la durée varie de 1 à 4 minutes, le plus souvent elle est complètement indolore.

Au point d'injection on ne constate pas de gros désordre. J. M. EncontRe examinant un fragment de peau d’un nourrisson ayant subi un traitement par le sulfarsénol trouve seulement dans les tissus susaponévrotiques une infiltration hémorragique. Les globules rouges sont normaux, etil n’y a aucune réaction inflammatoire. En certains points il semble y avoir une réaction du tissu adipeux. « Les noyaux des cellules adipeuses deviennent plus visibles,

1, Voir Annales des Malad.vén., n° 9, 1919.

s'arrondissent, et la cellule elle-même marque une ébauche de retour au stade rhagiocrine. »

En aucun point de la préparation, l’auteur n’a trouvé des altérations de néerose cellulaire décrites par Sagrazes et Duperis, au niveau des foyers d'injection de salvarsan, Cette faible réaction du tissu adipeux contre le corps étranger introduit a été décrite également par le Docteur LarriGaur.

Si la réaction locale est nulle, la réaction générale l’est à peu près également.

Bien que certains auteurs, en particulier, Micrax, Exery, PerGes et Gounauzr aient signalé après les injections de sulfarsénol les accidents à type de crises nitritoides on peut considérer son action comme exceptionnelle.

Nous n'avons noté dans aucun cas ni élévation de température ni vomissements, et nous pouvons dire que les séries que nous avons faites, n’ont jamais occasionné le moindre trouble.

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