ALVAREZ, DU H ONT
Tu m'as fait demander... Qu'aS-tU & me dire?
situation «v tomber dasi-i ]'i::rioniii]i-> ou ]« ridieufii (ju'i'ii nu etieliBin rit'H... Vous ûtus di'i'iiN iiuil uns l'amant do ma femme.
ALYA HE F*
Moi!
PRÉFACE
ALVAREÏ.
Vous l'avez donc interceptée?
Voua savez bien que je ne. reconnais pas a un homme lu droit lie violer ou de surprendre le secret d'une femme, alors même que celle feimim est celle qui porte son nom.
Cetlo lettre... qui donc, alors, vous l'a remise?
«athllde-
Oui, elle-même, et de son propre
La loyauté- veut que je vous interrompe pour ïo;i> dire qu'il n'y a que mol de coupable ! Sochcz-lc'l votre femme n'a jamais aimé que ions, el c'est son amour pour vous qui a porté jusqu'à la frénésie mon amour pour elle.
Qu'lmporlel Voili huit ans qu'à mon insu je donne au
ÏH ['HÉ FACE.
monde t'iiKik-ne S[[iv;',:n:l.: «'un mari ridicule par l'excès de *a naïveté, ou d'un mu i intime par 1'apparenoc de sa compile Ué. Kt cependant, 'pi'v ;nait-il de plus simple 7 Vous étiez mon ami de collège, vous étiez l'associé de la maison: tins deux noms unis l'un S l'autre formaient la raison sociale et n'en faisaient qu'un seul : je n'avais laissé ignorer a personne le sflrïice que vous m'aviez rendu...
Oubllei-Ia !
:e service me coûte trop
Ce n'était pas un service.
Qu'élait-eo donc î
cqdd Hissiez ! Voua n'Ignoriez pas que, si j'Étais un mari confiant, je ne serais jamais un mari complaisant... En poussant ma femme a. l'oubli d'elle-même... sur quel avenir comptlezvous doncî — Répondez.
L'amour Tait tout oublier.
uniia a donner.
Qu'appelez- vous un lionnStc homme? Ce que vous n'ftcs plus.
Cest m'insulter.
Je pourrais ne pas m'arriiter lù... votre lettre que j'ai dans les mains mit donnerait le droit de vous tuer... lù pourrais impunément tous étendre mort a mes pieds.
ALVAREZ, lit" util» ri dlm KmimJc « In tHjsaUoB.
Faites-le!
Non-souk rao ni je ne le ferai pas. mai- je me si;i~. dit .jue je ne vous adresserais aucud reproche.
Pourquoi donc m'avez-voua Tait venir?
Pour vous demander un conseil.
A moi! un conseil?
Oui, a vous... un conseil... N'étlez-TOUS pas mon amlï H'êles-youî pas encore mon associé;
Ce n'est pas sérieu^Tiieti! une vous parliv aiii:!','
signalé: si, après vous avoir ri'iuln i-n s.Tïire, j'éiais duvi'nu voire associé; si. étant devenu voire associé, j'étais devenu l'amant lie votre femme, si j'avais en d'elle une fille qui, étant la mienne, etlt passé pour la votre, que ferlez-vous?
Ce n'est pas à moi île vous le dire.
Et pourquoi dotic7
J'ai le cbois cuire quatre partis à prendre: uni' séparation ju lii.'iaire suivie d'un due! ; un iluel suivi d'une >i1j';il-iitifii judiciaire: ajie sijiiiiratiuj] suris i Un.] et sans éclat; un .pardon que le monde blâmerait, car 11 ne le cdiiipreudrait pas. De ces quatre partis, lequel dois-je prendre?
Il y a des situations où l'on ne prend conseil que tic soimême et de sa dignité.
DDHOITT.
SI voua ne mo le dites, pas, j'interpréterai votre sl-
Inte.rprélez-le...
A ma place , vous m'eussiez traité do misérable , d'infâme... peut-être m'en-siiv. mus déjà suutileié. an» de rendre im-i-iiuiilfl un duel qui ont fit* le sceau de la honte imprimée' publiquement a la réputation d'une femme et Mit destinée d'uni! enfant... d'une fille! ~ Soyez franc, n'est-ce pas là ce que vous eussiez fnltî
Peut-titre.
Eb bien! c'est ce que je no ferai pas... Je ne prendrai
^ii'u.T.iii'm pas; je ne placerai pas l'amant et le mari en race.
h clirimiquc des journaus- ei'e;i,rile le he:ci'::i.i;n <V imis I.détalls vrais ou faui de ce duel et ds ses causes; et d'ailleurs, si l'un des deux n'était que erieverueut blessf, qu'arriverait- il î
Oh I en les choisissant bien...
On peut se tromper. Il n'y a pas, il no saurait y avoir de
Où serait-elle si vous me Uiiezî
Vous avei raison... Vous tuer ne serait pas une réparation ; il n'y :i pas de M-arulali! r|ii'mi ilui'l ail jamais étouffé. A:is*i !!■' nous l;:i:iri]::f-uuu- i^is ; an-i ii'aiii'iiii'i-ijoiis i redouter ni les ln'sîtat tcitid di>< tri-moins, ni les versions des journaux, ni les sévérités des juges.
Alors qu'eilgei-vous de mol?
Jo vous l'ai dit.
Et quand cola soraitv
Cest abuser île 1'
N'avez-vous pas abusif du vftlreî Hais non, je n'abuse pas de celui que j'ai... Il ne sr.mil pas juste qu'un homme s'étant conduit comme vous vous êtes conduit en !Yit quitta pour un duel qui ferait de lui un béros de roman s'il était blessé, et qui mettrait le comble à tous ses vœux... s'il tuait le mari.
Vous m'écou' jusqu'à la IKii. uni mettrait tu
comble» tous ses vœux... je n'exagère rien... car il tiendrait dans sa dépendance la veuve par h mère, et la mire par lu fille... Ce que je dut là est-il vrai? |in™ c»i>n» i« u».| Enfin, vous courbe* la tèle! C'est un si me que votre conscience se relève et qu'elle commence ù comprendre que ce que vous avez fait est indigne, houtettv i r réparable !.. .
Finissons-en... Vous ne voulez pas vous battre et vous ne voulez pas me tuer... Que voulez-vous doncî Voulez-voin que je parie et que j'imagine un moyen de m' A ter la vie qui puisse être rois sur le compte d'un aceldentî SI c'est cela que vous voulez •■au; ost:r m« le clin-, avouei-lo !. .. Je. partirai ce soir mémo, et avant trois jours vos vœux seront comblés sans qu'il m'en coûte un regret, car mon existence est un enfer...
Encore une fois, que voulez-vous donc ?
Suii-jfi tenu d'avoir [luur votre honneur plus île scrupule que vous n'en avez eu pour le mien? Ah! crciyez-votw ilmie que maintenant je pui-se (--ai'uev un seul de tu fui'ium: nue j'ai l'fcotiijiiij'! Si-ce l'arpent que vouï m'aviez prèlév lintendu -le bien! je veux être ruine 1 et publiquement ruiné par vous...
mt uv.: Que faili'-yiills ;
Pourquoi ï