ACTE PRËMlBftj &d
JEANNE
Encore une poupée. (Oamont s'en va faD8 fiea dire dans l'apparteniea de sa feinme.)
ALVAREZ, tout à Jewuie.
Oui, avec toutes ses toilettes.
JEANNB*
Ah! mon petit parrain, que tu es gentil l elle est plus grande que celle de papa.
ALVAUBZ.
Alors, tu Palmes mieux que la sienne?...
JEANNE
Ohl non. J*aime autant celle de papa.
ALVAREZ
Pourquoi? .
JEANNE
Parce que c'est papa qui me Ta donnée.
ALVAREZ
Tu Faimes donc bien, ton papa?
JEANNE
Oh o'uil
ALVAREZ
Mieux que moi ?
JEANNEé
Certainement*
ALVAREZ
Pour quelle raison?
Pour la raison que c'est mou papa»
ALVAREZ
Mais papa, qu'est-ce que ça veut dire?
JEANNE
Je ne sais pas. Mais, quand je dis papa^ il me semble que Je ne peux pas dire plus, et qu'il faut que je Tembrasse tout de suite.
ALVAREZ
Et mol, tu ne m^embrasses pas?
JEANNE
Si, je t^aime bien, je t'assure; mais après lui et après maman aussi ! ( s'adr^sant à «a poupée.) Mademoiselle, êtes- vous sage? vous vous appellerez Fanchette alors.
ALVAREZ
Qu'est-ce qu'elle a fait, ta maman, hier au soir?
JEANNE
Elle est restée ici avec papa.
ALVAREZ
11 n'est venu personne les voir?
JEANNE
Si, madame de Talveyra est venue.
A quelle heure est-elle partie?
JEANNE
Je ne sais pas, on m'a couchée à neuf heure-s.
ALVAREZ
Tiens , voici encore pour toi.
JEANNE
Ohl qu'est-ce que c'est?
ALVAREZ
Un éventail pour le bal.
JEANNE
Un bal?
ALVAREZ
Oui, un bal que j'ai prié ta mère de donner ce matin à toutes tes petites amies à l'occasion de ta fête; c'est une surprise.
JEANNE
Un bal comme celui des petites Talveyra? Ohl quel bonheur! Alors, il faut que l'on me fasse belle tout de suita
ALVAREZ
. Certainement l