‹ Le Supplice d'une FemmeChapitre 25 sur 50 · SCÈNE IX · texte numérisé non relu

SCÈNE IX

ALVAREZ, DUMONT

DDMONT.

Elle est complètement folle.

ALVAREZ

Si elle n*était que folle ! mais elle est méchante.»

DUMONT

Tu te trompes. Elle n'est que médisante au fond.

ALVAREZ

Dire du mal ou en faire, c'est à peu près la même chose. CroisHVfoi, madame Dumont a bien tort d'avoir une pareille amie.

DUMONT

Pour une jeune femme, une amie aussi médisante que madame Larcey en vaut dix des meilleures; c'est un brevet d'honnêteté.

ALVAREZ

Madame Dumont n'en a pas besoin.

DUMONT

Sans doute. Je t'ai dit que j'avais à te parler. Voici ce que j'avais à t'apprendre. C'est un secret , promets-moi de ne pas le trahir, et de ne pas m'imiter, car moi je le trahis en te le disant. Mais tu es de la famille ; et puis, je ne peux pas faire lutrement , puisque tu es mon associé.

ALVAREZ

De quoi s'agit-il?

DUMONT

Je pars.

ALVAREZ, areo un monvemont de Joie qu'il réprime aussitôt.

Tu pars?

DDMONT.

Cela paraît te réjouir?

ALVAREZ

Mais, oui... je suppose que tu as quelque grande affaire on vue.

DUMONT

Non.

ALVAREZ

Comment ! il ne s'agit pas d'une affaire?

DUMONT

Cela t'étonne ?

Sans doute; car les affaires, c'est ta vie. Tu pars seul?

DUMONT

Je ne pars pas seul.

ALVAREZ

Avec qui pars-tu?

DUMONT

Avec Mathilde.

ALVAREZ

Et Jeanne?

DUMONT

Naturellement. Et comme il faut que quelqu'un surveille les intérêts communs en mon absence, c'est toi qui les surveilleras.

ALVAREZ

Certainement! certainement!

DUMONT

Quand je te disais eue tu allais avoir quelque chose à faire I

Page 1