‹ Le supplice de Paniquet comedie en un acteChapitre 3 sur 32 · GERTRUDE, BERTHE · texte numérisé non relu

GERTRUDE, BERTHE

BERTHB, eouraot embrasser Gertrude.

Ah! ma bonne Gertrudel que je suis heureuse de te revoir I...

GERTRUDE

El moi donc, chère enfant!... Ah çàl qu’est-ce qu’on vient de .me dire?... Tu le maries ?...

BERTHB.

Eh! oui, à propos; j’épouse un ami de papa, un ancien armateur, qui n’est ici que depuis quinze jours.

GERTRUDE

Ah çà, mais il ne doit pas être jeune.

BERTHE

Quarante-cinq ans.

GERTRUDE

Huml... c’est bien vieux pour toi.

BERTHE

Tu trouves? Après cela, M. Paniquet est un si brave homme!...

GERTRUDE

Ah ! il s’appelle?...

BERTHE

Paniquet. Le nom n’est pas brillant... mais il a soixante

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mille livres de rente, el il va élre nommé sous-préfet. J’étais si pressée de l’apprendre celte nouvelle, que ce matin, à six heures, j’éliiis déjà à ta porte; mais lu t’étais enfermée selon ton habitude.

GERTRUDE

Ahl si j’avais fait lonjonrs de mêmel... il ne me serait pas arrivé... il y a vingt ans...

BERTHE

Quoi donc? un voleur...

GERTRUDE

Oui I...

BERTHE

Oh! avec des armes, n’est-ce pas? une grande barbe, une forêt de cheveux noirs?...

GERTRUDE, dislraile.

Non, non, il était presque chauve.

BERTIIE.

Chauve !... c’était donc un vieillard ?

GERTRUDE

Non, vingt-cinq ans...

BERTHE

Mais où donc s’est passée celte aventure?...

GERTRUDE

A Plombières, où j’avais accompagné madame Ledoux, ta mère et ma sœur de lait, qui elle au moins avait bien soin de s’enfermer.

LEDOUX, en dehors.

C’est fini, n’est-ce pas?... Eh bienl morbleul n’en parlons plus!...

GERTRUDE

AhI voici ton père, avec M. Sanguinard...

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