GERTRUDE, BERTHE
BERTHB, eouraot embrasser Gertrude.
Ah! ma bonne Gertrudel que je suis heureuse de te revoir I...
GERTRUDE
El moi donc, chère enfant!... Ah çàl qu’est-ce qu’on vient de .me dire?... Tu le maries ?...
BERTHB.
Eh! oui, à propos; j’épouse un ami de papa, un ancien armateur, qui n’est ici que depuis quinze jours.
GERTRUDE
Ah çà, mais il ne doit pas être jeune.
BERTHE
Quarante-cinq ans.
GERTRUDE
Huml... c’est bien vieux pour toi.
BERTHE
Tu trouves? Après cela, M. Paniquet est un si brave homme!...
GERTRUDE
Ah ! il s’appelle?...
BERTHE
Paniquet. Le nom n’est pas brillant... mais il a soixante
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mille livres de rente, el il va élre nommé sous-préfet. J’étais si pressée de l’apprendre celte nouvelle, que ce matin, à six heures, j’éliiis déjà à ta porte; mais lu t’étais enfermée selon ton habitude.
GERTRUDE
Ahl si j’avais fait lonjonrs de mêmel... il ne me serait pas arrivé... il y a vingt ans...
BERTHE
Quoi donc? un voleur...
GERTRUDE
Oui I...
BERTHE
Oh! avec des armes, n’est-ce pas? une grande barbe, une forêt de cheveux noirs?...
GERTRUDE, dislraile.
Non, non, il était presque chauve.
BERTIIE.
Chauve !... c’était donc un vieillard ?
GERTRUDE
Non, vingt-cinq ans...
BERTHE
Mais où donc s’est passée celte aventure?...
GERTRUDE
A Plombières, où j’avais accompagné madame Ledoux, ta mère et ma sœur de lait, qui elle au moins avait bien soin de s’enfermer.
LEDOUX, en dehors.
C’est fini, n’est-ce pas?... Eh bienl morbleul n’en parlons plus!...
GERTRUDE
AhI voici ton père, avec M. Sanguinard...