G. Brice, 1713, II
2. Œdipe, 1659, Avis au lecteur, Chéruel, Mémoires, l, 43o. Foucquet avait une vraie passion pour les livres; dans les Conseils de la Sagesse composés par lui dans sa prison, il écrit : (r Vous savez que je me consolois autrefois en livres. » Il dota la bibliothèque des Jésuites, au collège de Louis-le-Grand, a de mille livres de rente pour son entretien et pour Tenrichir de ce qui pourroit y manquer, et fît construire à ses dépens les logements où elle est établie ». (G. Brice, 1698, II, 116.]
Pour le dire en passant, cette question des livres de Foucquet est assez obscure. Suivant Ncimetz {Séjour à Paris, 261), les livres achetés par le Collège des Jésuites avec la dotation de Foucquet ci-devant ministre d'État de France, sont marqués au dos de deux phi grecs, qui doivent signifier les lettres initiales de François Foucquet ». Or le surintendant s'appelait Nicolas. M. de Montaiglon, dans ses annotations sur Vaux-le- Vicomte par £ug. Grésy, pense que le donateur de la rente en question serait le père du surintendant qui, en effet, s*appelait François, mais comment concilier cette opinion avec les textes de Germain Brice et de Neimetz lui-même? Enfin, si l'on s'en rapporte à une note de l'abbé Goujet, en marge de Texemplaire de Bibliothecis Parisiensibus de Dan. Maichel, 1729, que possédait M. Ed. Fournier, le donateur de la Bibliothèque des Jésuites ne serait pas le surintendant Foucquet, mais Fouquet, marquis de la Varenne. (Livre Commode, I, i32.) Voir ci-après, page 48.
3. Lettre du conseiller de la Fosse du7 octobre 1661 ; voir aussi VInventaire, prisée et estimation des livres trouvés à Saint-Mandé, du 3o juillet i665. Bibl. nat., mss. f. fr. 9438. Le total de Testimation s^élève à 38,344 livres. Dans ce chiffre figure une somme de 1,1 3 1 livres pour livres appartenant au R. P. de Champneuf, au collège de Clermont. C^étaitun des parents de Foucquet; le 26 oct. 1661, il obtint de Le Tellier Tautorisation d'entrer dans la Bibliothèque de Saint-Mandé, une fois par semaine. (Arch. Bastille, vol. I.) LMnventaire est signé par Jacques Villery, Louis Gontier, Pierre Bienfaict et Pierre Le Petit, libraires-jurés de Paris, et clos le 27 mars 1666.
4. André Boulle possédait « deux cens médaillons grecs, moulés sur les antiques qu'avoic
des cartons pleins d'estampes *, des tableaux, des statues, des bustes, des tables de porphyre et de mosaïques, des raretés de tous les âges et de tous les pays ; Rex Hispaniarum nihil taie habebat^ disaient avec enthousiasme deux voyageurs espagnols, à la vue de ces merveilles ^.
Deux morceaux extraordinaires attiraient surtout l'attention des curieux et des savants : c'étaient des sarcophages égyptiens de forme humaine, l'un de marbre blanc, l'autre de basalte, les premiers, disaiton, qui fussent venus à Paris. Leur histoire est piquante et vaut la peine d'être racontée.
En i632, des habitants de la province de Saïd découvrirent dans une pyramide deux tombeaux contenant des momies. Amenés au Caire, de là à Alexandrie, ils furent achetés par un marchand français et embarqués pour Marseille. A Gênes, où le navire fut obligé de relâcher, le prince Doria se rendit à bord et offrit un prix consid.érable de la cargaison; il faut croire que la proposition ne parut pas assez tentante, car le navire reprit sa route et gagna Marseille le 4 septembre i632^. Là, ces monuments inconnus furent Tobjet de l'admiration universelle. Le Père Kircher, informé de l'événement par une lettre du Père Brusset, se rendit à Marseille pour les voir et publia ses observations dans VŒdipus jEgyptiacus^. Quel fut l'heureux propriétaire de ces reliques pendant vingt-cinq ans? Je l'ignore; peut-être faisaient-elles partie du cabinet du s*" Chembon de Marseille, possesseur, dit une pièce anonyme de 1648^, « d'idoles d'Egypte pour serrer les momies ». Quoi qu'il en soit, vers Tannée lôSg, les sarcophages furent achetés pour le compte de Foucquet et transportés à Saint-Mandé. Les momies, retirées de leurs cercueils, furent mises à part dans
feu M. Foucquet». Ces médaillons furent brûlés dans Tincendie qui détruisit le chantier de Boulle le 3o août 1720; Arch, de V art français, IV, 338^ Voir Appendice, p. 65, «Testimation des médailles trouvées à Saint-Mandé ».
1. D'après M. Duchesne {Cabinet des estampes, VI), la collection d'estampes de Foucquet aurait renfermé principalement des pièces topographiques et des dessins de Tingénieur de la Pointe. M. Duchesne se base sur un certain nombre d^estampes de la Bibliothèque nationale portant le mot de Fouq, quMl présume devoir Ctre le nom de Foucquet, bien que le nom s^écrivît alors le plus souvent avec un c.