Né à Bar-le-Duc, mort en 1691, à soixante-sept ans
4. A la fin de ce Mémoire on lit : Total des prix de M. de Vaux 25,400 livres, et de M. Girardon 16,000 livres. M. de Vaux, Louis Nicolas, était le fils aîné de Foucquet; il proposa sans doute au Roi de lui vendre les statues restant à Vaux et Girardon fut chargé de faire une évaluation contradictoire.
tion suivante : Paraphé ne varietur pour estre exécuté suivant Varresté fait ce jourd'huy deux' aoust i656. — FOUCQUET, LE VAU. — et au-dessous : Paraphé suivant le marché du dix aoust i656. — G. VI L- LEDO '.
Ces dessins présentent un intérêt particulier : ils fixent la date des premiers travaux. En outre, ils indiquent certains remaniements effectués en cours d'exécution; ainsi la construction est figurée en briques, tandis qu'en réalité le château fut exécuté en pierre de taille \
Un dernier document complète heureusement les indications précédentes. La Bibliothèque Nationale conserve l'Inventaire manuscrit^ dressé à Vaux le i3 septembre 1661, par Jean d'Estempes de Valençay et François de Vertamont, conseillers d'Etat, Jacques Paget et Pierre d'Albertas, maîtres des requêtes. Nous pouvons donc, pour la première fois depuis deux siècles, visiter le château de fond en comble. Profitons de l'occasion pour jeter un coup d'œil aux appartements; ils sont encore tels que le surintendant les avait laissés à la fin d'août 1661, quelques jours avant son arrestation.
Un grand vestibule donne accès dans le château; il est orné de quatre bustes avec draperies d'albâtre oriental et de deux statues antiques, Auguste et Tibère, estimées chacune 2,000 livres ^ Le vestibule ouvre dans le grand salon, placé au centre du château; des cariatides portant les signes du Zodiaque (voir le dessin) soutiennent rimmense coupole sur laquelle Le Brun devait représenter les quatre Saisons; la rapide disgrâce de Foucquet l'empêcha de mener à fin son projet^. L'appartement à main droite est celui de M™* Fouc-
1. Villedo était Tcntrepreneur; en 1674, il devint maître des œuvres de maçonnerie des bâtiments du Roi. Son fils fut conseiller du Roi et contrôleur général des bâtiments de S. M., ponts et chaussées de France ; voir Jal, Dictionnaire,
2. Les deux façades gravées par Marot présentent des différences très notables avec le dessin original que nous publions ici. Uestampe de Marot a dû être faite d'après un dessin défectueux ou diaprés un premier projet non exécuté.