‹ Le surintendant FoucquetChapitre 28 sur 69 · Inventaire de · texte numérisé non relu

Inventaire de

9. Une des nombreuses tentures qu'il ne taut pas confondre avec la première, exécutée à la Trinité pour Catherine de Médicis. Cette suite porte le nom de Foucquet dans Tinventaire de 1692. — Au Garde-meuble.

900 livres.

Tentures : Les Vertus (huit pièces) ^ . . . .

Les Dou{e Mois (six pièces) ^ . . .

Histoire de Gédéon (huit pièces)'.

Histoire d'Iphigénie (dix pièces)* .

Fable de Vulcain (huit pièces) ^ Histoire de Salomon (huit pièces) ''' Adoration des Rois (une pièce)-

En se réservant presque toutes les tapisseries de Foucquet, Louis XIV n'entendait pas les confisquer pour lui seul et sans profit pour rÉtat. La magnificence du surintendant, son goût intelligent des belles choses, ses façons quasi royales, l'éclat de ses fêtes et le luxe de sa maison avaient singulièrement frappé l'esprit du jeune roi. La mort de Mazarin le débarrassait d'une tutelle étroite et gênante; libre désormais d'agir à sa guise, il résolut d'imiter Foucquet comme un grand prince pouvait le faire et, pour aller plus vite, il emprunta son organisation qui était toute prête. Le 6 juin 1662, l'hôtel des Gobelins fut acheté ; on y transporta le personnel et l'outillage de Maincy avec les tapisseries en cours d'exécution et, dès la fin de Tannée, la Manufacture des Tapisseries royales était en pleine activité. Ce n'est pas tout : Le Brun fut nommé directeur du nouvel établissement et premier peintre du Roi, Le Vau, premier architecte; Le Nôtre fut chargé de créer Versailles. On fit venir de Vaux et de Saint-Mandé les plus belles statues, les plantes les plus rares, la collection d'orangers, le jardinier Trummel pour les soigner "^ et J^a Quintinie pour installer le potager.

Ainsi Versailles et les Gobelins sont les héritiers directs de Vaux-

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