Sièges à X
Plus six vieux sièges plyans garnis de brocatelle de Venise à fleurs à fondz blanc...
Et dans un autre grenier joignant dont nous avons aussy faict ouvrir la porte par ledict serrurier, nous avons trouvé ce qui ensuit, sçavoir :
Quarante et un mousquetz tant sur les ratelliers que sur une table ^
Plus vingt-trois grandz fuzilz.
Plus quatorze mousquetons, treize à fuzilz et un à roUet.
Plus quatre paires de pistoletz d'arçon.
Plus douze bandollières ^.
Plus sept gros tonneaux et un petit dans lesquels il y a des munitions pour lesdictes armes, et sur le plancher quantité de mesche.
Plus dans un des coings dudict grenier sont plusieurs grenades.
Plus un esteau attaché à une grande table
Ensuite ayant reconnu le scellé apposé à la porte de la chambre appellée la lingerie, entier et non altéré, nous y sommes entrez et y avons treuvé :
(Suit le détail de la lingerie,)
Plus huict rideaux de serge rouge servant aux calèches ^ du jardin.
Plus cinq petitz mirouers garnis de leurs placques et chandeliers.
Plus trois chasubles complettes dont deux de broquart dor en hroderye et lautrc de satin.
Plus deux orilliers dautel.
Plus deux déshabillez faicts en lassette, l'un de poinct dEspagne et lautre de cuir brodé.
Plus un autre deshabillé jaulne piqué dargent, avecq un autre petit a mettre les moucheoirs.
Plus deux housses de serge de soye à fleurs rehaussées dor, pareilles à un lict qui est dans une des chambres de ce chasteau.
Plus un deshabillé de broderie de rapport sur du blanc et de lautre costé incarnadin.
Plus un grand morceau de velours violet brodé.
Plus un tableau de bois en sculpture représentant une Nativité.
Plus deux autres petits tableaux à bordure de bois doré, représentant une Vierge avec un petit Jésus...
Plus un atlas in-folio avec les cartes, couvert de maroquin rouge.
Plus deux chandeliers de fer poly à mettre contre le mur...
Plus deux grandz lustres de cristal et un petit, envelopez de leurs foureaux, suspendus au plancher...
Plus trois beaux mirouers, dont un des plus grandz et deux moyens, les deux plus grandz garnis dargent massif et l'autre avec des feuillages dorez.
I. A Saint-Mandéf il y avait comme à Vaax, un magasin d'armes et de munitions. (Lettre du Conseiller de la Fosse du 7 octobre 1661.) Le magasin de Vaux était sous la direction de Courtois, qui avait une charge de Commissaire des guerres, et tenait le châteiu sur une sorte de pied militaire. (Voir Dict. de Jal au mot Wattel.)
3. Bandes de cuir où étaient attachées des charges de mousquet toutes préparées.
3. « On appelle aussi une Calèche, une espèce de petit carrosse très léger, et avec des roQes très basses, dont on se sert pour la promenade dans les parcs et lardins des maisons des Princes et grands Seigneurs. Elles sont ordinairement doublées de riches et belles étoffes, avec quantité de dorures; ouvertes de toutes parts, pour mieux joQir
de l'air et de la vue, ou seulement fermées de légers mantelets 11 y a de ces calèches ft un, deux, et à trois
rangs, où l'on est assis... . tous de front, chaque rang de siège ayant un dossier pour s'appuyer. ■ (Savary, Dict. du Commerce.)
Plus un petit cabinet d'esbenne dans lequel y n'y a rien
{Suit l'inventaire de plusieurs chambres secondaires^ situées aU même étage*,)
Dans une petite chambre estant au bout dudict coridor près un petit escallier et en laquelle logeoit ordinairement le sieur Naute ^ :
Une tapisserie de Rouen.
Plus un lict garny comme dessus avecq un tour de fustaine à petitz carreaux.
Plus un tapy de pied de moquette.
Plus sept chaises et un fauteuil pareils au lict.
Plus une table, un tapy verd et un guéridon.
Plus dans un coin de ladicte chambre, il y a une armoire dans le bas de laquelle il y a une paillasse, matelas, couverture et traversin, pour coucher un vallet, et au dessus une armoire que ledicte sieur Naute nous a ouvert, où il ne s'est trouvé que des papiers de desseins de ses ouvrages de Vaux, de laquelle armoire ensemble de sa dicte chambre, nous luy avons remis les clefz en main après avoir veu Tordre du Roy du treize de ce mois par lequel il. est enjoint au sieur d'Angeville ', exempt, de luy laisser Tentrée libre de ce chasteau a Teffect contenu audict ordre.
Plus dans ladicte chambre est encore un mirouer et dans la cheminée deux chevrettes, des pincettes et une pelle
DU VENDREDY SEIZIÈME jour du mois de septembre...
Dans la grande antichambre qui a veue sur la cour en montant du grand escallier à main gauche :
Une douzaine de chaises de mocquette avecq un gallon de soye.
Plus une douzaine de perrocquetz aussy de moquette avecq du gallon dargent faux.
Plus une chaise percée de moquette.
Plus un lict estant par terre, consistant en paillasse matelas, couverture et traversin.
Plus une table de bois sans tapy.
Plus une grille de fer, deux pelles et des tenailles.
Dans une chambre joignant et un cabinet il ne s'est trouvé autre chose que une table de bois.
Dans une chambre qui est à costé de la cheminée de ladicte antichambre et qui a une porte dans le corridor :
Sept pièces de tapisserie de haute lisse, dont il y en a six rehaussées dor qui représentent les Douze Mois de Tannée, et Tautre est une pièce dépareillée d'une tenture de Piram et Thisbée qui est dans le garde meubles *.
I. Une de ces chambres était celle de la demoiselle de Beaujeu, fille d*ua lieutenant général tué en i654 au siège d'Ârras, et demoiselle suivante de mademoiselle Foucquet. [Arch. de la Bastille^ I, 387.) 3. L'appartement de Le Nôtre.
3. « Noble gentilhomme Mathieu d'Angeville, exempt des gardes du corps du roy, puis escuier, Seigneur de Pressy Nostre-Dame, escuier du roy dans sa grande escurie, capitaine exempt des gardes, servant près la reyne-mèrc, commandant pour Sa Majesté au château de Vaux-le-Vicomte. » Eug. Grésy, p. 31. Dans une lettre datée de décembre i663 et adressée au Roi, M"** Foucquet se plaint des déprédations commises par les agents, chargés de garder les propriétés de son mari : « le nommé d'Angeville a pris dans la maison de Vaux tout ce qu'il a voulu, et continue encore tous les jours. Il s'est approprié de plusieurs bestiaux, de provisions, de linge de prix, d'étoffes et choses semblables. 11 a fait transporter des ballots en son pays, et on a reconnu en Champagne, dans la maison dudit d'Angeville, de U vaisselle d'argent marquée aux armes dudit sieur Foucquet. » (Arch, de la Bastille, II, 169.)