‹ Le surintendant FoucquetChapitre 65 sur 69 · Nous avons déjà parlé de Nicolas Legendre page · texte numérisé non relu

Nous avons déjà parlé de Nicolas Legendre page

En une chambre où loge le sieur de la Rivière médecin :

Une tapisserie de Bergame.

Plus un lict de serge jaulne garny complet avec une paillasse commune.

Plus six sièges et un fauteuil de mesme estoffe.

Plus une couchette garnye complette.

Plus une table et un tapy verd et un petit mirouer.

A costé est une petite chambre servant d'appoticairerie en laquelle il n'y a que des drogues et ustancilles servans à la médecine. Lesquelles ledict sieur de la Rivière nous a dit luy appartenir.

Tous lesquels meubles et linge nous avons laissé en la garde dudict sieur de la Rivière qui s'en est chargé, a pr&mis de les représenter, et déclare ne pouvoir signer à cause de sa maladie.

Dans le pavillon qui est dans ladicte basse cour, sur le fossé, où logeoit ledict Courtois * capitaine, et où sa femme demeure encore à présent, nous avons trouvé les meubles qui ensuivent...

Dans une autre chambre joignant où logent les gardes...

Dans un grenier ayant veue sur ladicte basse cour :

Nous avons trouvé plusieurs thoilles de machines, du fer blanc, des cordages, du papier à faire fuzées et autres choses servant ausdictes machines ^.

Les meubles desquelles trois chambres nous avons laissé en la garde de ladicte Courtois qui s'en est volontairement chargée, a promis de les représenter toutes fois et quantes

Et parce que pendant le temps que nous avons esté audict lieu de Vaux pour vacquer à l'exécution de nostre dicte commission, mesme depuis nostre retour à la suitte du conseil de sadicte Majesté, plusieurs particuliers créanciers dudict sieur Fouquet nous ont faict signifRer diverses oppositions à la levée dudict scellé et confection de l'inventaire des effects trouvés soubz iceluy, auz fins destre conservées et payez de leurs deubz, mesmes que plusieurs domestiques, ouvriers et marchandz qui ont travaillé et fourny des mathériaux et autres choses audict lieux de Vaux ont présenté diverses requestes et placetz à sa dicte Majesté et à nous, pour estre payez de marchandises et denrées par eulx fournyes pour la construction et entretien des bastimens et dépendances dudict lieu de Vaux, et pour leurs gages et sallaires. Nous avons icelles oppositions requestes et placetz faict rédiger en deux estatz séparez, le premier contenant lesdictes oppositions, et l'autre lesdictes requestes et placets. Lesquelz estatz nous n'avons jugé à propos d'incérer en nostre susdict procès-verbal auquels néantmoins ils demeuront joinctz et nous y rapportons.

Jean d'Estempes. De Verthamont.

De Vallancay^ Paget.

Albertas.

Par mesdits sieurs

GUISAIN.

I. Bénigne Courtois, dont on a déjà parlé page 87, avait quitté la maison du Roi, où il était maître d'hôtel ordinaire, pour entrer chez le Surintendant. Sa femm^ se nommait Marie Coûtant.

3. Ces pièces avaient probablement servi au feu d'artifice qui termina le ballet des Fâcheux de Molière, lors de la fameuse fête de Vaux le 17 août 1 661 ; La Fontaine en parle dans une lettre à Maucroix (33 août 1661).

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