‹ Le surintendant Fouquet, vice-roi d'Amérique [microforme]Chapitre 8 sur 9 · Affaires étrangères. Amérique, t. IE, p · texte numérisé non relu

Affaires étrangères. Amérique, t. IE, p

3. Dès le 16 août 1649 nous voyons Jean Dolu, l’un des actionnaires de la compagnie du cap Nord; le 24 août 1649 la reine régente lui accorde l'autorisation de former en France une société aux fins d'aller ou d'envoyer faire des colonies en Amérique. Affaires étrangères, Amérique, t. 1 et I, passim.

4. Adrien Diel, chevalier, seigneur de Vaudroque, tuteur des enfants mineurs de son oncle mort à la Martinique le 24 octobre 1662.

nitions et généralement tous les magazins, sans en rien excepter suiuant un inuentaire exact qui en sera dressé sur les lieux et enuoyé audit sieur Dolu pour estre par luy présenté à Sa Majesté.

» Une autre lettre audit Beaujeu.. quiluy ordonne de retourner incessamment en France... et venir rendre compte à Sa Majesté de ses actions...

» Une dernière lettre audit sieur de la Peyre par laauelle Sa Majesté luy ordonnera d’exécuter les ordres qui luy seront prescrits par le sieur Dolu... »

Suiveut aux dates suivantes : 90 avril, 20 mai et 22 mai 1662, les minutes des lettres ci-dessus demandées ; la ruine de Fouquet était consommée à la Martinique.

Tels sont les événements qui marquèrent la vice-royauté de Fouquet en Amérique, [ls sont faciles à résumer : tentatives d'établissement à Terre Neuve, à Sainte-Lucie, à la Martinique, par des moyens plus ou moins avouables, sous le couvert du marquis de Feuquière.

Lors de l'arrestation du surintendant, celui-ci ne fut pas inquiété. Peut être faut-il attribuer à une sorte de disgräce mitigée par les puissants appuis qu'il avait à la cour, les missions dont il fut successivement chargé auprès de différentes cours d’Allez.vsne et en Suède à partir de 1672, missions où leuquière fit preuve de souplesse, d’habileté, de qualités diplomatiques que M. Geffroy se plaisait à reconnaitre tout dernièrement dans une lecture qu’il faisait à l’Académie des sciences morales. Le 6 mars 1688, s’éteignait à Madrid notre ambassadeur Isaac de Pas de Feuquière, que sa liaison avec Fouquet, en le etant dans une voie si différente de celle qu’il avait suivie jusqu'alors, avait emporté loin des intrigues de la cour. Peut-être est-ce grâce à la vice-royauté d'Amérique qu'il put faire preuve des talents diplomatiques qu’il avait héritès de son père.

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