Spaldiiîg, ouv. cité, p
et j'ai souvent, je Favoue, regardé de travers le sublime visage de la vérité... Mais, ô ciel! mon sang s'est rajeuni dans ces luttes insensées et mon cœur te reconnaît enfin, car Dieu seul est éternel. Je ne me laisserai plus tenter par des désirs frivoles et ne mettrai plus ta patience à Tépreuve. Toi, que mon cœur adore, reçois-moi à nouveau dans tes bras et me rends ce qu'il y a de plus saint après Dieu! »
Bien qu'il possédât « une myriade d'âmes » la vie et Tœuvre de Shakespeare donnent l'impression qu'il n'a jamais été complètement irréligieux et qu'il prisait trop la vraie religion chez les autres pour avoir pu s'en passer entièrement. Les Saintes Ecritures et les Apocryphes sont le livre dont il a tiré le plus de citations ^ ; il faut aussi prendre en considération Tacerbe critique qu'il fait du scepticisme « qui se retranche derrière notre prétendu savoir ^ » et l'aveu d'Hamlet, sou personnage le plus raisonneur : « Il est un Dieu dont la main façonne et conduit au but nos desseins quelque informe qu'en soit le plan ébauché