Cypriani Opéra, p. 296. Epistola 69 ad Magnuvi
3. Le Symbole des Apôtres rapporté dans les Constitutions apostoliques, lib. Vil, cap. 41, était en usage à Antioche, on a du moins quelques raisons de le croire.
5i LE SYMBOLE DES ADÜÏRES
qui en dépendaient, dans la plupart, sinon dans toutes celles de l’Italie, et très-vraisemblablement aussi dans celle de Jérusalem L’ancienne formule du temps de Tertullien était-elle en usage partout ailleurs? Je l’ignore, mais ce qui est certain, c’est qu’à la fin du quatrième siècle, la profession de foi que récitaient les catéchumènes avant d’étre admis au baptême, dans les Églises de Constantinople, dans la plupart de celles de l’Asie Mineure, dans toutes celles de l’Espagne et de la Gaule méridionale, était, non le Symbole des Apôtres, mais le Symbole du concile œcuménique de Nicée, ou celui du premier concile œcuménique de Constantinople. Le fait est peu connu, il convient de le mettre en pleine lumière.
En 364, le concile de Laodicée décrète que quiconqiie aspire au baptême doit apprendre le Symbole de la foi et le réciter à l’évôque ou au . prêtre, à la cinquième férié de la dernière se- ^ maine avant Pâques-*. Le Symbole de la foi dont il
4. Le Symbole des Apôtres, en usage à Jérusalem du temps de Cyrille, évêque de cette ville, offre de grandes ressemblances avec celui des Constitutions apostoliques, et selon toutes les vraisemblances, il en dérive. Georg. Bull, Judicium Ecdeiiæ catholieœ, Oxonii, 1696, in-S», p. 135 et suiv. Il fut probable-
.ment apporté d'Antioche à Jérusalem vers la fin du troisième siècle.
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est ici question est le Symbole du concile de Nicée, comme le fait remarquer Renaudot
Au siècle suivant, l’empereur Basilisque, quelque favorable qu’il fût à l’arianisme, déclare que, de son temps, tout le monde était baptisé avec le Symbole du concile do Nicée, et qu’il en avait été de même des chrétiens qui avaient vécu avant eux *.
Son successeur, l’empereur Zénon, prescrit, dans son Hénoticon, d’administrer le baptême avec le Symbole du concile de Nicée et défend de se servir.
TiO iTra-pfiAiiv tü ÊivimoTtw r toîç 7rpto£uTif!n<;. Canon 46,
Sacrosancta Concilia, éd. Labbe cl Cossart, t. I, col. 1304.
1. Uiapud Græcos inm;, ita apiid Orientales ddei vocabuluni Symbolum nicænum in communi usu ecclesiaslico significal. Renaudol, Liturgiarum orientalium collertio, t. I, p. 219. Il n’esl pas inutile de faire remarquer ici que, aussi longtemps que les confessions de foi dressées dans les conciles œcuméniques de Nicée et do Constantinople ne furent pas employées comme professions de foi des catéchiimèaes; elles furent constamment désignées par les écrivains grecs par le mot de min;. (Voyez Caspari, Ungedruckte, unbeachtete und wenig beachtete Quellen zur Geschichte des Taufsymbots und der Claubensregel, p. 24-26, note 28). .Mais, lorsque, à partir du cinquième siècle, elles servirent à cet usage dans les Églises do l'Orient, elles ne furent plus désignées que par le nom de Symbole, 2 ù|i.&>.ov. Ce changement de dénomination fut évidemment le résultat du nouvel emploi qu’on fît de ces confessions de foi. Je ne saurais ici me ranger à l’opinion de M. Caspari, qui voit dans ce changement un elTet de quelque influence que les Églises de l’Occident auraient exercée sur celles de l’Orient. Le fait que je viens de signaler me parait venir à l'appui de la conjecture do Néander sur le sens et l’emploi primitif du mot Symbole, conjecture dont j’ai parlé à la fîn du chapitre précédent.