Pierre, in
3. Justin Martyr, Opéra, p. 298, B et C, Dialog. cttm Trtjph,, §72.
4. Irénée, Adv. hœres., lib. IV, cap. 27, § 3; lib. V, cap. 34 ,
drie, Origène, Tertullien, plus tard Cyrille de Jérusalem, Ephrom, Chrysostome, Ambroise, Augustin et une foule d’autres s’expriment aussi catégoriquement sur ce fait, qu’ils tiennent pour très-réel *. C’était là une croyance universellement admise dans l’Église chrétienne. Quand on y parlait de la descente de Jésus-Christ aux enfers, on ne pensait pas le moins du monde à l’ancienne locution hébraïque; on prenait les mots Descendit ad infema à la lettre; cette expression, en quelque sorte consacrée par l’usage, n’avait pas d’autre sens ; elle ne peut en avoir d’autre dans le Credo.
Qu’importe, après cela, que l’expression grecque correspondante ait été employée par les Septante pour rendre les mots hébreux : « descendre au scheol? » Quand le fait ou la légende de la descente de Jésus-Christ aux enfers était l’objet d'une croyance générale et avait été le thème d’un nombre infini de sermons , comment voudrait -on que cet article Descendit ad infema, qui ne se présente pour la première fois dans un Symbole de foi qu’au quatrième siècle, ne fût pas entendue par les chrétiens dans un sens littéral ?
Ce n’est pas tout encore. Si les deux formules « il a été enseveli * et « il est descendu aux en-