INTRODUCTION
Au début de ce travail, nous tenons à rendre hommage au D Clovis VincenT qui nous fit le grand honneur de nous initier à la neuro-chirurgie et nous proposa l'étude des compressions directes du nerf optique. Nous le remercions encore de nous avoir permis de publier ses observations. Nous tenons également à dire notre reconnaissacne au Dr E. HARTMANN qui nous autorisa à puiser parmi ses examens oculaires.
Le temps n’est plus où le rôle de l’ophtalmologiste était simplement de dire s’il y avait dans le fond d’œil une stase papillaire ou une atrophie optique. Le développement énorme de la neuro-chirurgie depuis quelques années a agrandi et aussi compliqué ces données primordiales. Aussi pour le diagnostic et la localisation des tumeurs et des pseudo-tumeurs cérébrales une tétralogie s’est-elle formée : l’oto-neuroradio-ophtalmologie. Ces spécialistes souvent incapables par leurs seuls moyens d’exploration d’arriver à une conclusion, peuvent en s’unissant, arriver à un diagnostic précis et sauver la vue et la vie du malade qui s’est confié à eux.
Mais cette collaboration doit être étroite, répétée
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et compréhensive. C’est dire qu’il faut savoir ce que les autres éléments de la tétralogie demandent quand ils vous envoient un malade à examiner.
L’ophtalmologiste doit dire, entre autres choses, si une atrophie optique est secondaire à la stase ou si elle est primitive avec œdème secondaire ; en d’autres termes s’il y a ou non une compression directe des voies optiques. Nous avons laissé de côté les compressions de la bandelette optique qui donnent une hémianopsie latérale homonyme et les compressions du chiasma bien connues de tous les ophtalmologistes. Nous nous sommes bornés à étudier les compressions : directes du nerf optique intracranien parce qu’elles sont moins bien connues et aussi parce que les signes oculaires sont souvent ici au premier plan. C’est donc l’ophtalmologiste qui joue ici le plus grand rôle en aiguillant le diagnostic vers une lésion située en avant du chiasma.
La compression de la portion intracranienne du nerf optique est importante : elle peut être isolée, réalisant ainsi un type pur, mais elle peut aussi s’ajouter à d’autres syndromes connus (compression chiasmatique, compression de la bandelette) apportant alors des signes anormaux, qu'il sera plus facile d'interpréter lorsque les symptômes de compression du nerf optique seront mieux connus.
Après un bref rappel d'anatomie, nous présenterons quelques observations dont plusieurs ont déjà été publiées. La première de ces observations est classique, puisque c’est celle de Foster Kennepy. Dans un