I. — Bloc total
Il réalise le pouls lent permanent par dissociation auriculo-ventriculaire complète ; ses caractéristiques sont assez nettes :
1° Le pouls oscille aux environs de 30-32 à la minute Nous en rapportons plus de trente cas. Notons cependant : un cas (observation XXVII), de onze à quatorze à la minute et un cas (observation XXI) de 60 à la minute.
Son taux est fixe, immuable, à 5-7 pulsations près à la minute, malgré les trois épreuves classiques de l'effort, l’atropine, la compression du pneumogastrique.
2° Au cœur, le même rythme lent est perçu, sans irrégularité et avec la même fixité. Rarement on peut percevoir des bruits intercalaires dont la signification sera seulement précisée par les tracés électriques: extrasystoles ou contractions auriculaires isolées.
3° Quant on a affaire à des sujets maigres, aux veines bien développées, on peut percevoir les battements véineux s'effectuer selon un rythme normal, aux environs de 80. De temps à autre, ces systoles auriculaires analysées par la simple inspection des jugulaires externes, viennent à coïncider avec une
ui =
fermeture des valvules auriculo-ventriculaires lors d’une systole ventriculaire, alors on aperçoit une grosse pulsation veineuse. Ce signe a la valeur d’un bon tracé et peut suffire à faire dire : block total par dissociation auriculo-ventriculaire complète. Da même, constater que le taux des battements veineux réguliers n’est pas un multiple du taux des battements cardiaques réguliers, c’est constater une dissociation auriculo-ventriculaire complète.
4° Les tracés veineux et électriques permettent d’être tout à fait affirmatifs, car tous deux montrent l’indépendance complète des rythmes auriculaires et ventriculaires.
Nous rapportons trois cas: XII, XIII et XLII de block total, avec fibrillation auriculaire. C’est là une variété que seul le tracé électrique décèle.