INT. — FORMES SELON LES TROUBLES DU RYTHME
Les troubles du rythme peuvent être permanents, variables ou paroxystiques.
À. — PERMANENTS. Il peut s'agir :
a) De block auriculo-ventriculaire total bien connu, nous en rapportons plus de trente cas.
b) De block auriculo-ventriculaire partiel, sous l'une de ses deux formes : intermittences ventriculaires reconnaissables le plus souvent au simple examen du sujet, allongement de l'intervalle P. R. ou a-c décelable uniquement par les tracés. Nous en rapportons une douzaine de cas. C’est dans ces formes de block partiel, avec intermittences ventriculaires que rentrent les cas que Vaquez décrit sous le nom de formes arythmiques du Stokes-Adams.
c) Block nodo-ventriculaire partiel, qui se traduit par l’altération du complexe ventriculaire électrique ; ce sont les cas que Lian dénomme Allodromes, Aberrations ventriculaires, Les cas XLV, XLVI sont assez
typiques.
B. — VARIABLES. — A côté du bon nombre de malades qui présentent depuis de longues années le même trouble rythmique, il y a toute une catégorie de Stokes-Adams chez qui ces troubles varient, soit d’une façon progressive, ou régressive lente, soit très fréquemment, sans ordre semble-t-il.
a) Progressif. Ce sont ces cas où le malade présente pendant des mois un block auriculo-ventriculaire partiel et qui, dans la suite, font un block total stable, ils sont assez nombreux, mais ne forment pas la généralité dans nos observations.
b) Régressifs. Le malade de l'observation XXIV paraît avoir été en block total avant de s'installer
définitivement en block partiel, mais c’est là un cas peu fréquent pour un Stokes-Adams chronique. Par contre, les cas de Stokes-Adams aigus réalisent facilement cette régression quand la cause de blocage elle-même disparaît, témoin le cas XXXIII et les quelques observations rapportées dans la littérature de Stokes-Adams, chez des syphilitiques, en évolution et traités.
c) Constamment variables, telles les observations XIX et XXVII où presque chaque jour les troubles rythmiques varient. Encore plus typique est l’observation XLV : malade qui, à 63 ans, présente seulement une altération du complexe ventriculaire électrique, puis à 71 ans, présente un pouls à 22 ; ensuite son pouls remonte à 64-76 ; vers 72 ans, ce malade a de nouveau un pouls lent à 24-26 et, dans la suite, son rythme cardiaque redevient régulier à 70, avec tracés normaux.
C. — PAROXYSTIQUES. — Lian signale ces formes où les troubles rythmiques ne se montrent qu’au moment des accès. Le cas XLVII rentre dans cette catégorie, et probablement, par analogie, les cas XLVIII, XLIX, L, et LIV.
M. Gallavardin a suffisamment insisté sur ces « formes frustes » où l’on « joue à cache-cache » avec les troubles rythmiques paroxystiques qui existent seulement, pour ainsi dire, quand le médecin n’est pas là pour les constater.
D. — COExISTENCE D’AUTRES TROUBLES DU RYTHME. — L'association des troubles rythmiques d’excitabilité et des troubles de conductibilité n’est pas une
rareté. Nous ne ferons que signaler les faits que nous rapportons dans nos observations : arythmie complète par fibrillation auriculaire, crise de tachycardie paroxystique, extrasystoles,