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Comment, d’après la lecture des observations precedentes, peut-on considérer les éléments cliniques des pseudo-tumeurs ? Comment tout d’abord les définir ?
D'une façon toute générale, nous pouvons dire qu'il s’agit d'états hypertensifs craniens, s’accompagnant d’un ou de plusieurs signes de localisation et succédant le plus souvent à un épisode infectieux banal passant même parfois inaperçu.
Ceci nous permet déjà de fixer l’étiologie de la pseudotumeur ou plutôt une des étiologies : elle est infectieuse. Nous n’en voulons pour preuve que l’anamnèse, certaines réactions cytologiques du L.C.R., et souvent le résultat d'une thérapeutique anti-infectieuse (Observ. I et ID. A côté de cela, quelques-unes relèvent (Observ. de XI à xv) évidemment d’un processus plus complexe. Et nous verrons dans un chapitre suivant, comment on peut envisager les diverses pathogénies de ces hypertensions.
Plus que l’étiologie, l’évolution est dans le tableau de la pseudo-tumeur, un élément d’une grande importance. La pseudo-tumeur est, en effet, une affection qui, soit spontanément, par la seule expectative, soit par suite d’un traitement anti-infectieux ou après une simple ponction lombaire ou une craniectomie décompressive qui ne met à jour aucune tumeur, guérit le plus souvent sans laisser de séquelles de déficit organique, alors qu’une tumeur : vraie doit théoriquement ne pas cesser d’évoluer. Notons toutefois, que DE MARTEL a attiré l'attention — et nous en avons déjà parlé plus haut —— sur des « rémissions spontanées prolongées au cours de l’évolution des tumeurs cérébrales », rémissions qui, lorsqu'elles se maintiennent pendant un temps suffisamment long, peuvent en imposer
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pour une guérison, ou font émettre un doute sur la certitude du diagnostic posé. Il est nécessaire d’avoir cette notion présente à l'esprit, tout en affirmant cependant que c’est l’évolution qui souvent a permis le diagnostic.
C’est d’ailleurs parfois à elle seule que s’adressera le médecin praticien, tantôt par hésitation, tantôt par nécessité. Il se trouve, en effet, en présence d’un tableau tumoral grave : ou bien il propose une intervention qui souvent sera refusée ou retardée — et encore n’aura-t-il pas toujours à proximité un neuro-chirurgien à qui confier son malade —— ou bien, de son plein gré, il attendra, car il y a, dans le tableau clinique, des faits dont l’étude serrée le fait hésiter à exposer son malade aux dangers opératoires toujours possibles. Ces faits sont surtout des nuances cliniques bien plus que des signes très nets. Essayons de les reconnaître.
FRAZIER a fait une remarque très intéressante à ce sujet, à savoir que dans la plupart des cas: de pseudo-tumeurs, les symptômes d’hypertension Cranienne prédominent et les symptômes de localisation sont fugaces et peuvent manquer ; et que, alors que dans les tumeurs cérébrales, ce sont tantôt les signes d’hypertension, tantôt ceux de localisation qui débutent, dans les pseudo-tumeurs, ce sont les signes d’hypertension cranienne qui, presque invariablement, précèdent les signes de localisation.
Une seconde notion est constituée par la variabilité des signes d'irritation ou de déficit organique, par la variabilité des réflexes.
D’autres éléments sont aussi à rechercher. C’est, par exemple, l'épisode encéphalitique du début qui orientera le diagnostic dans les pseudo-tumeurs par encéphalite, c’est la présence de signes d’une autre maladie qui le fera dans les pseudo-tumeurs par affection vasculaire ou générale.
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Pour ce qui est des pseudo-tumeurs par méningite séreuse, nous avons vu que les auteurs s'étaient surtout attachés à. poser les moyens de diagnostic différentiel entre la méningite séreuse et la tumeur. C’est en effet, la méningite séreuse < qui fournit le plus fort contingent de pseudotumeurs. »
MEDEA a noté que la céphalée en particulier, serait plus intense et plus fréquente dans la méningite séreuse que dans la tumeur, et qu’elle s’accompagnerait moins souvent de vomissements.
La stase papillaire peut faire défaut dans la méningite séreuse pseudo-tumorale ou être à peine ébauchée alors que dans la tumeur elle est très nette, avec saillies de la papille et hémorragies à évolution progressive (Worms ei SOURDILLE).
L’étude de la pression du L.CR. permet aussi quelquefois de penser plutôt à la méningite séreuse qu’à la tumeur cérébrale et l’inverse. C’est ainsi que dans les méningites séreuses, la pression du L.C.R. a tendance à diminuer par des ponctions successives, alors que dans les tumeurs cérébrales, elle reste égale et même le plus souvent elle augmente, Dans les méningites séreuses, la pression initiale est moins élevée par rapport aux autres pressions.
D'autre part, le quotient rachidien est élevé et la tension différentielle basse dans les méningites séreuses, et c’est l'inverse dans les tumeurs vraies.
Enfin, une réaction cytologique serait plus fréquemment en rapport avec une tumeur.
Le radiodiagnostic peut aussi permettre une différenciation. On pourra apprécier, grâce à lui, l’état du contenant cranien — altérations osseuses, aspect des sutures Fe Pétat du contenu — ombres vasculaires, formes normales ou anormales des ventricules, leur position symétrique . ou assymétrique, leur perméabilité,