OBS
Prêts à destination spéciale.
1ér octobre 1925 ... 914 .474 lertavril 192607 1% 1.037.170 1er octobre 1926 ... 1.412.487 lerravril927.. 2: 2.056.786 (dont 1.435.924 à long terme.) 1er octobre 1927 ... 3.027.914 (dont 2.245.126 à long terme.) lerfavrillonsE "tree 3.849.990 (dont 3.078.786 à long terme.) 1er juillet 1928 .... 4.644.798 (dont 3.695.527 à long terme.)
Le volume des « Escomptes et Comptes courants sur Effets » progresse de 1.367.535, au 1% octobre 1925, à 2,405.89?, au 1er juillet 1928 — sans régressions ni paliers temporaires —, Ce mouvement s’explique sans peine.
En effet, toute entreprise d'Etat, après approbation préalable de son programme de production, a le droit théorique de se faire remettre les crédits nécessaires à la réalisation de ce programme.
Il n’est donc nullement question pour une banque de subordonner l’octroi d’un crédit à la solidité, à la solvabilité de l’emprunteur. Les effets sont acceptés à l’escompte sans difficulté et lorsqu'ils restent impayés, ils sont automatiquement renouvelés, le protêt et la faillite n'étant presque jamais appliqués, ni aux entreprises socialisées, ni aux coopératives, en raison de leurs liens des plus étroits avec l'Etat,
Les tirages de complaisance sont nombreux et le tirage « croisé » constitue un moyen très exploité pour obtenir des fonds. En voici un exemple courant : Un syndicat —qui,on le sait, est un organisme formé par
une ou plusieurs entreprises pour l’achat et la vente —
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procure des matières premières à une de ces entreprises; il tire sur elle un effet et le fait escompter à une banque pour mobiliser sa créance. Dans le même temps, il vend des produits finis pour le compte de la même entreprise. Celle-ci.émet à son tour une traite sur lui et la négocie également.
Il est évident que pareille pratique ne peut que causer une inflation de crédit.
Par suite des renouvellements ininterrompus, le papier commercial est souvent transformé en avances à échéance très longue, employées à l'acquisition et à la réparation de l’outillage aussi bien qu’à l’alimentation de la trésorerie.
Ce sont là des. causes certaines de l’accroissement continu du montant des opérations sur effets.
Les auteurs soviétiques eux-mêmes s'expriment en termes éloquents à ce sujet. Ainsi lisons-nous dans le Messager des Finances! de février 1928 :
« Si les banques capitalistes, en accordant des prêts et des avances tiennent compte avant tout de la solvabilité du client et des avantages que leur procure l’opération, nos banques envisagent en premier lieu, la portée économique de l’activité des clients ainsi que son importance générale. Dans notre système, n’importe quelle entreprise d'Etat dont le programme a été ratifié par les autorités compétentes peut prétendre