OUVRAGES SUR LA MORALE ET LA POLITIQUE
à des Analytiques, dont rien n'assure que ce soient ceux d'Aristote (Bonitz, Ind. 101 a, 52). — Les 'HQucà Eùo^u-.ane citent pas non plus autre chose que des Analytiques, et, sans titre, des Catégories, qui ne sont peut-être d'Aristote ni les uns ni les autres. Déjà Aspasius ;1) attribuait, implicitement mais clairement, à Eudème la composition des 'Hfkxàc Eùoriu'.a et son affirmation a le plus grand poids. — C'est une question de savoir si les trois livres communs à cet ouvrage et
aux 'H8utà Nixopfyeta (Et,i- Nic- VVn I Eth- Eud- IV-VI) appartenaient primitivement à celui-ci ou à celui-là. L'indication d'Aspasius, que le passage sur le plaisir [Eth. Xic. VII, 12 sqq.) est d'Eudème, donnerait plutôt à penser que ces trois livres sont d'Eudème. Mais, pour le reste, Y Éthique à Nicomaque est l'œuvre d'Aristote. Elle renvoie aux Analytiques et à la Physique (Bonitz, Ind. 101 a, 37); elle est citée une fois par la Métaphysique et assez souvent par la Politique (Bonitz, Ind. 103 h, 46) (2).
Aristote avait écrit des yô;j.',;j.o. 3acêap',xà, cités notamment par Varron [De ling. lat. VII, 70) et des rcoXiTetai, dans lesquelles étaient analysées cent cinquante-huit constitutions d'états grecs (3). On sait que la IIoÀ'.Teîa AQïjvaiojy a été retrouvée à une date encore très récente ; elle permet de se faire une idée du reste du recueil (4). — La Politique jnoXiTtxà) cite l'Éthique (Bonitz, Ind. 101 b, 19); elle est citée par la Rhétorique et promise par YÉthiquc (Bonitz, Lui . 10.'] //. 52). Son authenticité n'est pas douteuse. Seulement l'ouvrage est inachevé ; il se termine par un développement sur la musique et n'a pas de conclusion. Il paraît en outre acquis que l'ordre des livres a été bouleversé (5).
Nos O'.xovou'./.y.ne peuvent être considérés comme authentiques (6).
(1) Et/iira, 454, 24-36, éd. '.. Heylbut (Comm. gr., XIX, i).
(2) Zeller, p. 401, u. 2 cl |>. 102, n. 1.
(3) Zeller, p. 105, n. 3.
(4) Kilo a été publiée pour la première fois par (1. F. Kenjon à Londres en 1891.
(5) Zeller, p. 10i, n. 1 ci p. 67*, n. 2 (672-(i78). (ti) Zeller, p. 105, n. 2.
Des traités sur l'art, nous ne possédons que la Poétique. Elle est citée dans la Politique comme un ouvrage futur et, dans la Rhétorique, comme un ouvrage achevé. Selon les plus anciens témoins l'ouvrage avait deux livres. Que notre texte soit d'ailleurs incomplet, c'est ce qui résulte notamment de ce que le développement sur le •/.â'jac7^, dont parle la Politique, fait défaut dans la Poétique telle qu'elle existe (1). Le rapt ttoitjtwv, dont nous avons déjà parlé (p. 17), et les cOpY)pixààTO>p.i)jjitera étaient des ouvrages d'histoire et non de théorie (2).
(2) Zeller, p. 108, n. 1. — Aristote avait écrit quelques autres ouvrages historiques du même genre : les listes critiques des vainqueurs aux jeux Olympiques et aux jeux Pythiques, un xepi eûpupâruy. — Notre Tlipi ha.uuv.aiMj àxova-aaTwv est inauthentique ; cf. Zeller, p. 109, n. I.