‹ Le Système d'AristoteChapitre 61 sur 99 · CLASSIFICATION ZOOLOGIQUE · texte numérisé non relu

CLASSIFICATION ZOOLOGIQUE

des produits très élaborés de la nutrition. lis ne diffèrent qu'en degré : le liquide mâle complètement achevé est acte; le liquide femelle demeuré imparfait est puissance. La production des sexes dans la génération s'explique par le fait que, si le liquide mâle est en état d'accomplir toute sa fonction, c'est un être parfait ou mâle qui est engendré, tandis que c'est une femelle qui est produite dans le cas contraire i .

Le nombre des espèces animales étudiées par Aristote a été considérable par rapport aux circonstances dans lesquelles il se trouvait. 11 y a dans l'Histoire des animaux 400 espèces qu'on a pu identifier. Aristote avait donc dans ses observations la base étendue et solide d'une classification. Sa classification ou ses classifications ne sont pas, à vrai dire, poussées très loin puisqu'elles s'arrêtent à la délimitation des groupes principaux, à quelque chose comme nos types ou nos classes. Mais, dans ces termes, elles peuvent, d'après M. Pouchet, soutenir la comparaison avec le Systema nalurae de Linné, et encore faut-il ajouter, à l'avantage des classifications d'Aristote, qu'elles visent ;'i être naturelles. Suivant le même naturaliste, les trois caractères sur lesquels se fondent les divisions d'Aristote sont des meilleurs et valent ceux que nous invoquons aujourd'hui. Os caractères sont : la présence l'absence de sang; le milieu qu'habite l'animal; son mode de reproduction. Le plus grand défaut des classifications aristotéliciennes, c'est qu'elles sont plusieurs et qu'elles accordent pas toujours entre elles. Celui qu'on peul ensuite leur reprocher, c'est que les divers groupes distingués par Aristote ne sont pas toujours conçus de façon à représenter les degrés de perfection que son esprit es tiellement hiérarchique s'est plu d'autre part à signaler dans le règne animal '2 .

(1) Voir Zeller, p. :»i:i -.33.

Pouchet, op. cit., p. 131 »qq. ; il expose, p. 122-125 deux classifications d'Aristote qui sont d'ailleurs en partie concordantes. Cf. aiissi Zcllci'. p. 559-561. Celui-ci, p. •>t'»i 163, insiste principalement sur le second défaut dea classifications aristotéliciennes.

Aristote

Le traité De la génération et de la corruption finit sur une grande idée essentiellement aristotélicienne, qui se retrouve aussi très souvent dans les ouvrages de biologie et qui est faite pour leur servir de couronnement naturel : les êtres terrestres, inanimés ou animés, sont sujets à la génération et à la corruption. Tous les individus naissent et meurent. Cependant ces êtres qui passent ne laissent pas d'imiter à leur façon l'éternité des choses du ciel. Les choses et les phénomènes du domaine inorganique forment des cycles, dont celui de la pluie et des nuages fournit excellemment le type, et ces cycles sont éternels. De même, parmi les êtres animés, chaque plante et chaque animal meurent ; mais ils produisent un autre être pareil à eux et ainsi, par la perpétuité de l'espèce, ils participent eux aussi à l'éternité (1).

(1) De gen. et corr. Il, il, et surf oui à partir de 338 b, 1 : si yùp

70 y.ùyJ.M zfvoûaEvov v.ii ~.i y.ivv., ocjy.y/.r, y.v.i toùtmv xvxaoj ivj'j.i ~.'c,-j xivfirtt», oiov ri g à»w yopàç owflpjjçxûîllft» 6 viÀto; coSi, ïr.ii rî'<C ouro; > ovtoj;, eei WjMK oi'j. Toûro v.xjvJm •/L'jQv-.a.i. v.v'.i «vwxauKTOvffW, Tûû"»» (J'oÛtm yevojxjvwii t.:Ô.uj ~k wjrà TO-JTwv. te ouv or, -non rà j*sv oîJtw situerai, otov û<îaT8t y.v.ï Uï)p X'ix/'yj yrjouzva, x«i et asv »ÈWç êffTKt, Oct -j^ki, x«i si uffst yî, (Jât xoti vs'yoç Eivat, ivôpMzot ps xat £sï« oùx ù-ju/.c/.utz7o-j'7cj ef'ç otvroûç, »<rrs 7f«).w yiiteaQou tov «ùroy. . . ei^ sùôù <?k i'or/.sv sîvki «ûrij vj ys'veffiç. Qu'elle comporte ou non la réversibilité, la continuité de la génération ne peut être d'ailleurs que spécifique et non individuelle ou numérique dans les choses dont la nature est périssable. De an. II, 4, 415 a, 26 : puaixûraTov yàp rtâv ïpytù-j rot; Çôfftv. . . to zrofÀ(7ai £~£ûov oïov coro, Çwov otkv Ç<ùov , yvrèv <Te oîutov, t'y« ïftw «si /.ai rov Oîtou ugrivoûffêi/ ïj <?iivavr«t " t.kj-.t. yào èxdvou oosysriy.i, v.où zazvjotj svzy.x ffpeÉrrgi osa JtjJarTet' xscrà fJGi-j. De gen. anim. II, 1, 731 6, 24-732 a, i. Cf. Zeller. p. 511, n. 2. '

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