‹ Le système du gouvernement américain, son caractère & ses effets, ses défauts, l'organisation des partis & leur influence, la prospérité du peuple soumis à sa protectionChapitre 133 sur 211 · CHAPITRE IV · texte numérisé non relu

CHAPITRE IV

pas de droits de propriété que la loi reconnaisse et protège pendant la vie de son époux.

Tout cela est mauvais. Il n'y a pas de bonne et vraie raison pour laquelle le mariage ne serait pas traité comme une association spéciale et particulière pour la vie, la femme, conservant les titres et le contrôle de sa propriété particulière, et de ses gains, tout aussi complètement que le mari les siens, mais tous deux contribuant au bien-être commun, conformément à leur capacité. L'homme pour autant qu'il gère les propriétés de sa femme , devrait le faire comme son agent et seulement de son assentiment , et conformément à ses vœux. Il ne devrait avoir aucun pouvoir de vendre ou de disposer de sa propriété, contrairement à ses vœux ou sans son assentiment; et cependant son usufruit et son revenu ou une portion convenable de celui-ci devrait être destiné au bien général de la famille. Il n'y a pas de convenance à ce qu'elle vive dans le luxe et l'indolence sur les gains et la fortune du mari en prétendant qu'il est obligé de la soutenir, et de permettre que sa propriété particulière, si elle en a une, s'accumule pour son usage futur. Tous deux devraient contribuer au bien-être commun. Elle ne devrait pas non plus être autorisée à contracter des dettes en son nom pour parer sa personne, ou pour toute autre cbose que les besoins les plus ordinaires de la vie, sans son assentiment exprès. Au contraire, elle devrait être autorisée à faire des contrats en son nom personnel, et à se lier elle-même par des contrats , elle devrait pouvoir être actionnée , et autorisée à actionner pour les sanctionner; et le mari devrait

rarement être responsable de ses actes ou de ses contrats. La loi devrait lui accorder après la mort de sa femme, la même portion de fortune qu'elle attribue à la femme sur ses biens et pas d'autre. Cela placerait le mari et la femme dans des termes d'égalité aussi grande que leurs sphères différentes dans la vie le permettraient.

Depuis l'année 1840, des lois ont été publiées dans beaucoup d'Etats et récemment même en Angleterre pour assurer à la femme mariée , ses biens , leur jouissance et leur contrôle, en les délivrant du contrôle de son mari et de l'assujettissement au payement de ses dettes. Ces lois sont sous certains rapports défectueuses et imparfaites, et cependant elles assurent, pour la plupart des cas particuliers, les droits civils des femmes mariées ; et avec quelques amendements et clauses additionnelles elles le feront parfaitement. Les lois de France traitent le mariage comme une association à vie, et n'assurent pas seulement aux femmes mariées tous leurs droits civils, mais donnent à la femme le pouvoir de restreindre l'influence du mari sur l'administration de ses affaires et la vente de ses biens, de manière à arrêter les entreprises et souvent même à arriver à paralyser son énergie.

Nous avons. maintenant une classe de femmes qui, non contentes de la protection et de la jouissance de tous leurs droits civils, agitent l'opinion publique, pour obtenir les droits politiques, le droit électoral et l'éligibilité à toutes les fonctions. Les femmes monopolisent maintenant, à peu près tout le soin de l'enseignement des enfants et de la jeunesse, elles

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