‹ Le système du gouvernement américain, son caractère & ses effets, ses défauts, l'organisation des partis & leur influence, la prospérité du peuple soumis à sa protectionChapitre 172 sur 211 · CHAPITRE VI · texte numérisé non relu

CHAPITRE VI

embrasse le commerce, les services officiels et professionnels, l'enseignement, l'impression, la publication , le travail domestique pour salaire et la rente des habitations aux États-Unis. Outre cette somme totale, les droits sur les importations étaient payés en or à dol. 176,417,000, équivalant en papier à d. 235,000,000

Il faut y ajouter les autres taxes

nationales » 314,000,000

Les taxes des Etats, des comtés,

des villes et autres localités . » 140,000,000

Total des taxes pour l'année. . d. 689,000,000

Egal à plus de 11 1/2 pour cent de tous les salaires, de tout le revenu du peuple des États-Unis. Aucun autre peuple n'a jamais été frappé d'une aussi forte imposition en temps de paix !

Telles sont les taxes et les revenus et la grande diversité des revenus de la population des États- Unis. Ces tableaux montrent que 1/5 ou 4 pour cent de notre peuple possède et jouit de plus de 27 pour cent du montant accumulé du revenu net, des revenus au delà des taxes dans toute la population des États-Unis; et cependant nous avons des hommes et même des rédacteurs de journaux qui sont opposés au renouvellement et à la continuation de l'impôt sur le revenu, et d'autres qui préconisent une réduction de son chiffre, qui sont en faveur du maintien de presque toutes les autres taxes, telles qu'elles sont, pour le présent et pour quelque temps à l'avenir. Il serait bien qu'ils considèrent les faits que nous avons exposés.

Les taxes sur le revenu prennent seulement une petite partie du surplus de ceux qui en ont un, ce qui n'est pas nécessaire pour l'aisance de la famille, excepté dans un très petit nombre de cas. Elles ne chargent pas l'industrie, le travail, ni le pauvre, mais prennent simplement une partie de ce qui autrement, en règle générale, serait inutilement dépensé ou ajouté aux épargnes des classes riches et des classes moyennes.

Les chefs de famille dont les revenus annuels sont de moins de 1,000 dol., ne peuvent pas beaucoup économiser ; et très peu d'entre eux peuvent vivre confortablement et accumuler quelque chose ; et de là nous pouvons estimer avec justesse que les 3 quarts du montant de toutes les épargnes de la propriété aux Etats-Unis sont faites par les classes qui payent l'income-tax. Délivrer ces classes de cet impôt, maintenir les autres taxes pour soutenir le gouvernement et payer l'intérêt sur la dette nationale, ce serait seulement permettre aux classes riches et heureuses en affaires, d'accumuler 40 ou 50 millions de dollars en plus par an, sans décharger le moins du monde l'industrie ou les classes ouvrières.

Les classes ouvrières, comme consommateurs de thé et de café, de sucre et de mélasse, d'épices et de fruits, de sel et de riz, de drogues, de médicaments et d'autres denrées de première nécessité importées, payent au moins moitié autant de taxes par tête que ne le font les riches, et il est impossible d'atteindre les classes riches d'une manière un peu considérable par taxation fédérale , si ce n'est par une taxe sur le revenu ou par une taxe directe sur la propriété

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