PRÉPARATIONS POUR LE PAYEMENT ES ESPÈCES
Si nous supposions que le Congrès pourvoie par statuts à la reprise des payements en espèces par le gouvernement et les banques, en juillet 1870 ou à quelque période postérieure; quelques préparations doivent être faites à la fois par le gouvernement et par les banques pour amener pareil événement. Le gouvernement devrait pourvoir à la réunion d'au moins 150 millions de dollars de monnaie, et les banques à 100 millions, outre les approvisionnements actuellement existants. Comment cela pourrait-il se faire ?
Pendant les trois années se terminant le 30 juin 1868, la monnaie et les espèces précieuses exportées des États-Unis, s'élevaient à 240,696,731 dollars, et les importations n'étaient que de 46,473,495; d'où l'excédant des exportations sur les importations était de 194,223,236, équivalant par année à 64,741,078 et absorbant tous les produits de nos mines. En fait, presque tous les produits de celles-ci,
pendant les vingt dernières années, ont été exportés pour payer l'intérêt et la balance du commerce qui nous était contraire. Comment le gouvernement et les banques peuvent-ils réunir les espèces nécessaires pour pourvoir au retour du payement en espèces? Peuvent-ils se procurer des espèces par une autre voie qu'en envoyant des obligations des États- Unis et d'autres capitaux américains et obligations en Europe, pour y être vendus et importer le montant réalisé en or? De cette manière, nous accroîtrions notre dette étrangère de près de 300 millions pour nous procurer 250 millions d'espèces, et rendrions notre condition comme peuple et nation pire qu'elle ne l'est maintenant.
Comme partie de cette préparation les banques diminueraient leurs avances , et graduellement retireraient et diminueraient leur circulation. Alors, tandis que le procédé s'appliquerait, les capitalistes et probablement en majeure partie les capitalistes étrangers, seraient à la chasse de nos bons de trésorerie et de nos billets de banque, prêts à exporter et à drainer les espèces vers le moment où la reprise du payement en argent aurait lieu. Pendant cette période, le montant de l'argent actuellement en circulation irait décroissant ; le marché monétaire deviendrait de plus en plus restreint; les débiteurs et la classe des gens d'affaires de la communauté trouveraient de plus en plus de difficulté h tenir leurs engagements; l'avenir paraîtrait de plus en plusincertaiu, et tout cela empêcherait les capitalistes de prêter librement et empêcherait les hommes d'affaire d'entrer dans de nouveaux engagements et de nom elle-;