CHAPITRE VI
Lorsqu'une fois les bons du trésor et les billets de banque auront été réduits de manière à ce que les porteurs d'espèces les échangent volontairement pour des billets au pair , ou pour une faible prime de 1 pour cent, ou moins ce fait lui-même fournira une preuve évidente pie le papier-monnaie n'est pas déprécié; et quil nest pas en trop grande abondance ni en excès. Mais si les payements en espèces étant repris, le remboursement obligatoire pour les banques de leurs billets en or, ne fournira aucune preuve quelconque que le chiffre de la circulation n'est pas pléthorique ni déprécié , comme c'était le cas en 1836 et en 1857, quand les banques rachetaient leurs billets en espèces. Sous l'ancien système de banque, avec des payements obligatoires en espèces, nous avions alternativement des extensions et et des contractions comme conséquences du système, d'abord des extensions jusqu'à ce que des spéculations absurdes et illusoires , avec de fortes exportations d'espèces eussent causé une panique , qui amenait bientôt une contraction extrême , et des embarras étendus au loin et enfin la banqueroute. Sous le nouveau système avec une sage limitation légale du chiffre des émissions des banques , la circulation peut être conservée, ferme et presqu'uniforme dans son entier, sans extension ou contraction soudaines, les affaires et l'industrie du pays seraient bientôt en rapports harmoniques avec elle et avec chacune des autres.
Si mon raisonnement est exact nous avons trouvé un moyen pratique et une preuve certaine par lesquels il est aisé de déterminer quand le papier monnaie est
en excès, et combien il est déprécié, s'il l'est ; le Congrès a pris et exerce le contrôle complet de la circulation sur tout le pays, y compris le papiermonnaie aussi Lien que les espèces. Tout ce qui est nécessaire c'est de réduire la circulation graduellement année par année jusqu'à ce que l'excès ait été enlevé, et que le surplus restant en usage ait été élevé au pair ou presque au pair des espèces ; pour noter le chiffre restant en circulation, en proportion de la population des États-Unis et le problème du chiffre de la circulation nécessaire, aura été résolu. Le Congrès peut alors régler et limiter le chiffre du papier-monnaie à émettre, de temps en temps suivant l'accroissement de notre population et les besoins du pays ; avec une certitude presque infaillible.
Nous pourrions alors avoir la circulation la moins chère, et la plus convenable et sous certains rapports la meilleure qui aurait jamais été connue. La meilleure pour l'usage général et pour la sécurité contre les pléthores et contre les contractions, les extensions énormes du système de crédit et de spéculations excessives, de paniques, d 'accaparement et de réactions sévères. Il est vrai, que nous devrions avoir deux circulations l'une en espèces et en papier-monnaie, espèces pour le change et le commerce étranger et les billets de banque ainsi que quelques bons du trésor pour l'usage général. Mais la différence entre la valeur des premières et des dernières serait si peu considérable qu'elle ne pourrait déranger ni troubler soit l'industrie, soit les affaires du pays.
CHAFITIiE VI. 367
SECTION XIII
INFLUENCES TROMPEUSES ET MAUVAISES D'UNE CIRCULATION DE PAPIER TROP ABONDANTE.
Le papier-monnaie est trompeur et illusoire dans son influence sur les affaires et sur l'opinion publique. L'or et l'argent étant employés d'une manière étendue dans les arts et pour des objets d'ornement, ont une grande valeur intrinsèque dans l'estimation des nations civilisées. Ils sont, pour ce motif, l'objet d'une demande universelle pour des échanges et le commerce, et sont souvent cachés, amassés et conservés pour l'usage à venir. Le papier-monnaie n'ayant pas de valeur intrinsèque, peut être employé seulement pour un objet commercial, comme moyen d'échange pour le pays qui l'a émis. Il ne peut être envoyé au dehors pour servir à payer les dettes étrangères et il n'y a pas de tendance à l'amasser, chaque personne ayant du papier -monnaie est désireuse de l'employer, pour le rendre productif, soit en le prêtant à intérêt, soit en achetant des capitaux ou des propriétéspersonnelles ou réelles, decertaine nature, dont elle espère retirer un revenu, ou faire un bénéfice. L'accroissement de la circulation de la monnaie augmente le nombre des acheteurs sans augmenter le chiffre de la propriété à acheter. En augmentant la demande de diverses sortes de propriétés, sans augmenter l'approvisionnement, la tendance est d'augmenter les prix et de rendre plusieurs personnes soudainement riches par cette augmentation. L'accroissement constant des prix pendant des se-
mairies et des mois de suite, et la présomption d'une hausse croissante fait que beaucoup de personnes désirent acheter ; comme ce mouvement de spéculation se continue, toutes espèces de propriété et de travail sont ainsi plus ou moins élevées dans leur prix et continuent à s'élever avec l'accroissement du volume de la circulation, jusqu'à ce qu'une fièvre complète de spéculation soit excitée sur diverses espèces de Liens, et qu'une panique s'en suive et les arrête. Toutes ces augmentations de prix et ces mouvements spéculatifs rendent une plus grande somme d'argent nécessaire pour continuer le travail du pays; et à mesure que le prix augmente, l'émission de plus en plus grande du papier-monnaie est requise pour répondre aux demandes. L'émission elle-même, en augmentant les prix et en stimulant la circulation au lien de la satisfaire, tend à en augmenter la demande et à en créer une, même pour de plus fortes émissions encore; et c'est ainsi que continue la matière, jusqu'à ce qu'une panique et une crise financière se présentent et que le peuple reprenne ses sens. Comme on demande toujours plus de numéraire, et qu'il semble être nécessaire pour les hommes d'affaires et les spéculateurs, le public est trompé par l'apparence et est incapable de comprendre qu'il y a déjà un excès de circulation. Il ne comprend pas le fait que la demande elle-même est artificielle et est surtout occasionnée par l'exagération du prix et l'esprit de spéculation causés par un excès de circulation pléthorique de papier -monnaie . En augmentant généralement les prix y compris ceux du travail, et en augmentant les frais de la production, assez haut pour inviter à de