PARIS
MICHKL
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FHKRES, LIBRAIRES-ÉDITEURS
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Tout dioits réservé*
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A ta mémoire.
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J^entreprends de montrer":
Que le monde moral est soumis à une loi non moins constante et non moins précise que celles qui régissent le monde physique ;
Que là liberté de l'agent est ici la condition môme de l'exécution de la loi ;
Et que rinflexible rigueur de cette loi est la garantie infaillible de Véquitable distribution de ses effets.
L'idée de loi ne s'est définitivement fixée dans l'intelligence humaine, qu'au moment où l'on a pu
faire entrer les faits les plus généraux de la création matérielle dans le domaine de la mécanique; mais s'il est un ordre d'idées qui ait jusqu'ici paru rebelle à l'introduction des procédés de Newton et de Laplace, c'est assurément celui qui concerne la destinée de l'homme. Je me tromperais fort cependant si le lecteur le plus persuadé de la radicale inutilité d'une telle tentative ne se sentait ébranlé par les considérations que je vais lui présenter.
Pour que mon argumentation soit complète, il faut qu'aucun des traits généraux de la nature animée ne reste en dehors de mon cadre; et je crois atteindre plus sûrement mon but en paraissant d'abord m'en éloigner ; car, de nos jours, c'est au matérialisme le plus exigeant et le plus positif que toute doctrine spiritualiste éclairée et prudente doit emprunter ses armes.
La VIE; sous ses aspects divers^ — que ce soit FindiTidu ou Fespèce que Fon considère^ — présente toujours à Fobservation 1q même phénomène^ à savoir une série de transformations stÂCcessives.
Celles que Fon observe dans la vie organique proprement dite sont de simples transformations chimiques. Cherchons donc d'abord^ à Faide de la chimie^ et le moins scientifiquement possible^ à pénétrer au fond de ce mystérieux automate, de cet appareil mouvant et complexe que la nature nous offre sous tant de formes, et que nous désignons sous ce nom général : Forganisme vivant.