IV
DTJNS SCOT ET LE SCOTISME
cette question, il écrit 1 : « En faveur de cette conclusion, on trouve de nombreuses autorités aussi bien au sixième livre de la Physique qu’au septième. Je les omets pour cause de brièveté, car je me souviens que j’ai traité plus longuement de cette matière dans une certaine question ordinaire. » C’est à la question de son traité De tribus principiis qu’il fait ici allusion.
Or le titre que portait cette question est textuellement celui par lequel se formule une question de Jean le Chanoine sur la Physique d’Aristote : Utrwn produclio formas substantialis naturaliter generatæ mensuretur aliqua mensura divisibili 2.
Jean le Chanoine expose d’abord l’opinion au gré de laquelle une forme substantielle, n’admettant pas de degrés, ne se peut engendrer d’une manière successive. Puis il poursuit en ces termes 3 : « Bien que cette opinion soit fort commune et fort bonne, qu’elle semble conforme à l’intention du Philosophe, toutefois, afin que nous voyions les deux partis, et afin de soutenir successivement chacun d’eux, je dis à présent d’autre façon : Au sein d’une même espèce, la substance possède une latitude de degrés, en vertu desquels elle est susceptible de plus et de moins ».
A l’appui de cette thèse, notre auteur expose divers arguments ; le dernier de ces arguments est textuellement emprunté au traité De tribus principiis , comme le montre la comparaison suivante :
Antonio d'Andrès 4.
Ca/iditas intenditur et remit titur ; erqo et ignis, et, per consequens, habes proposition.
Antecedens est evidens ad sensum. Probatio consequenliæ.
Causa naturali similiter se habente , causatum est simihter se habens. Sed calor in diversis individuis non similiter se habel ; patet quia unus est intensior alio. Ergo nec ignis