‹ Le système du monde (volume 2)Chapitre 419 sur 485 · VIII · texte numérisé non relu

VIII

GCILLAUME D OCKAM ET l’oCCAMISME

qui commençait par ces mots : Exigit ordo execulioms. Aucun exemplaire de ce traité n’a été découvert jusqu’ici b

Une autre partie de ces doctrines faisait l’objet de neuf lettres adressées par Nicolas au franciscain Bernard d’Arezzo. De ces neuf lettres, les deux premières seules nous sont connues. Dès 1755, d’Argentré avait publié 2 la première lettre et un court résumé de la seconde. Elles ont été toutes deux publiées, en entier, par M. Joseph Lappe 3.

Un cet tain ( » i 1 les avait, nous lavons dit, écrit à Nicolas pour réfuter les thèses soutenues en la seconde lettre à Bernard d Arezzo. Cette lettre de Gilles a été publiée, d abord, mais d une manière très fautive, par B. Hauréau + ; M. Lappe en a donné une édition correcte 5.

Nicolas d’Autrecourt avait répondu à Gilles. Un copiste, ayant retrouvé une partie de cette lettre, l’a reproduite, tout en laissant de côté deux passages qu’iljugeait sans importance ; M. Lappe a publié cet extrait 6.

Enfin, la pièce qui nous renseigne le mieux au sujet des opinions de Nicolas, c est la liste des soixante et une propositions qu’il a dû rétracter. Ce document eut une grande publicité. Bon nombre d’éditions des Sentences de Pierre Lombard, données à la fin du xve siècle ou au début du xvi° siècle, reproduisaient ces soixante et une propositions, comme elles reproduisaient les deux cent dix-neuf thèses condamnées par Etienne Tempier ; quelques éditions, cependant, reproduisent seulement une partie

1. Nous croyons pouvoir fixer à l’an i33o la composition de ce traité. Parmi les propositions que Nicolas d’Autrecourt a été condamné à rétracter, il en est une série que terminent ces mots («) • « Oranes predicti articuli extracti fuerunt de libello qui ipcipit: Exigit etc. ». Quelques lignes auparavant (b), le texte publié par M. Lappe porte : « Item an [no secundo), quo fecit istum tractaturn... » Ce qui est entre crochets manque au texte original mutilé que conserve la Bibliothèque du Vatican; M. Lappe a, par divination, comblé cette lacune. Cette divination ne serait point exacte si nous en croyons une édition des Pétri Lombardi Libri quatuor Sentenliarum qui porte ce Colophon : Venetiis per Simonem de Luere pro domino Andrea de Torresanis de Asulal 3 Novembris i5o6. En cet ouvrage, nous lisons (c) : « Item anno XXX quo fecit istum tractaturn... »>

2. C. du Plessis d’Argentré, CoUectio judiciorurn de nonis erroribus. T. I pp. 358-36o, Lutetiæ Parisiorum, MDCCLv.

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