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416 LA PHYSIQUE PARISIENNE AU XIVe SIÈCLE

onUensemble. Quar, si cum j’ai dit meintes foiz, la humaine condition ensuit ordenéement les afïecz et les cours et le ordènement del cercles et des cors et des estoiles célestians. »

Lorsqu’un homme va trouver un maître «astrologien» pour lui poser une question, il s’imagine qu’il agit de son plein gré ; point du tout ; c’est la sphère céleste qui, par la ressemblance qu’elle a avec l’âme du demandeur, a mis celui-ci en mouvement, en a tiré vers elle l’entendement et la pensée et, mot pour mot, lui a suggéré la question qu’il devait poser. Contre l’avis des théologiens, d’un Saint Thomas d’Aquin, par exemple, la force des astres engendre directement des pensées dans l’intelligence de l’homme et contraint celui-ci d’accomplir les actions auxquelles elle tend.

Que les gardiens de la foi se soient inquiétés de telles doctrines ; qu’ils aient pris garde au venin fataliste que distillaient les traités des astrologues, lors même que ceux-ci s’affirmaient chrétiens, on ne saurait s’en étonner. S’ils ne s’en étaient pas souciés, ils eussent gravement manqué à leur mission.

Les QUINZE PROBLÈMES d’Albert le Grand.

Le traité DE NECESSITATE ET CONTINGENTIA

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