‹ Le système du monde (volume 4)Chapitre 14 sur 158 · X. — Quæritur tune utrum virtus loci moveat grave vel leve · texte numérisé non relu

X. — Quæritur tune utrum virtus loci moveat grave vel leve

Le mouvement des animaux, auquel est consacré la première question 1, fournit à Bacon l’occasion de poser les principes qui vont diriger toute sa discussion ; ces principes sont essentiellement péripatéticiens.

« Tout ce qui se meut de soi-même est divisible en deux principes dont l’un est la chose mue et dont l’autre est le moteur. » Mais la division en matière et forme ne peut être assimilée à la division en chose mue et moteur, si la forme est simplement l’actualité de la matière. Pour qu’une forme puisse jouer le rôle de moteur, il faut qu’elle soit « quelque chose en sus de l’actualité d’une matière, aliquid præter hoc quod est actus materiæ » Ainsi l’âme sensitive d’un animal peut mouvoir cet animal, parce que, tout en étant la forme du mobile, du corps de l’animal, elle n’est pas simplement l’acte de ce corps.

« Ce qui est mû peut être divisible en deux principes dont l’un est simplement l’acte de la matière, et n’est rien d’autre que

Page 1