C’est-à-dire Richard de Middleton
4. Bibliotheca universalis,... authore conrado gesnero tigurino doctore medico. Tiguri, apud Cbristophorum Froschoverum, Mense Septernbri, anno MDXLV.
5. Ioannis Pitsei Angli, S. Theologiæ doctoris, Liverduni in Lotharingia, dreani. Relatiomun Historicarum de Rebus Anglicis Tomus primus. Parisiis, apud Rollinum Thierry, et Sebastianum Cramoisy, via Iacobæa. MDCXIX, n° 56o, p. 46g.
6. R. L. Poolk, art. Durnbleton ( John of) in Dictionary oj National Biography, edited by Sidney Lee; vol. XVI, p. i4G.
GoG LA PHYSIQUE PARISIENNE AU XIV® SIECLE
n apparaît pas avant 1 33 1 sur les registres de ce Collège. Le 27 .septembre i332, Jean de Dumbleton est présenté pour la cure de Rolherfield Peppard, près Henley, en l’archidiaconé d'Oxford ; en 1 334 , il résigne cette charge. En 1 338 et en i33q, nous le voyons prendre part à des assemblées du Merton College '. En février i34o (i3/|i style actuel), il est nommé parmi les premiers fellows de Queen’s College, aux statuts originaux de ce collège. Nous le retrouvons de nouveau, en i344 et i34q, au Collège de Merton.
De Jean de Dumbleton on cite et possède deux traités qui n'ont jamais été imprimés.
L'un de ces traités, intitulé De logica intellectuali, est conservé en manuscrit au Merton College d Oxford.
L’autre, qui fut le plus célèbre, a pour titre Summa logicæ et naturalis pliilosophiæ ou bien encore Summa de logicis et naturalibus : partagé tantôt en neuf livres, tantôt en huit livres, il est conservé en manuscrit en diverses bibliothèques d'Oxford, notamment au Merton College et au Magdalen College ; un manuscrit de Magdalen College lui donne le titre, peu conforme au contenu, de Summa de theologia major.
Le nombre des manuscrits de la Summa de Dumbleton que l’on trouve dans les bibliothèques anglaises témoigne de la vogue dont cet ouvrage a joui au xrvc siècle.
Cette vogue s’étendit jusqu’au résumé de cette Somme qui fut fait, plus tard, par John Chilmark.
John Chilmark 1 2 fut membre du Collège de Merton et maître ès arts ; un compte, conservé dans les archives de l’Exeter College, à Oxford, nous apprend 3 qu’en 1 386, on lui paya dix shillings « in parte solutionis scolarum bassarum iuxta schofas ubi Scammum situafur in medio ». Entre Merton College et Exeter College, il se faisait un continuel échange de professeurs ; en i38G, John Chilmark, membre de Merton, avait donné des leçons en des écoles qui dépendaient d’Exeter.
Les diverses bibliothèques d’Oxford possèdent, de John Chilmark, les textes manuscrits de divers ouvrages ; l’un d’eux est intitulé : Compendium, de actione elementorum ; d’autres traitent
1. Thobot.d Rogehs, History oj A <iricu.lt are and Prices, vol. II, pp. 670-674; Oxford, 1866. — Cf. R. L. Poole, art. cit.
?.. R. L. Pooi.e, ari. Chilmark eilher Chylnxark (John) in Diclionary 0/ National Biography, edited by Sidney Lee; vol. X, p. 257.
3. Wood, History and Antiquiües oj the University oj Oxjord , éd. Gutch, vol. II, pt. Il, p. 742. — Cf. R. L. Poole, art. cit.
LA LATITUDE DES FORMES A OXFORD
De motu, De augnientatione, De alteratione. Or, le premier de ces écrits n’est qu’un résumé’ d’une partie de la Somme de Dumbleton ; en un manuscrit de la Bodleian Library (cod. Digby 77), en effet, il porte ce titre : Compendium de actione elementorum abstractum de quarta parte J . Dumbletoni. Il serait intéressant de vérifier si les traités De motu. De augnientatione, De alteratione, ne sont pas, eux aussi, des extraits de la Summa de Dumbleton, car cette Summa contenait des chapitres ainsi intitulés.
Le manuscrit n° 16.621 du fonds latin de la Bibliothèque Nationale est un recueil de cahiers où, vers la fin du xive siècle, un élève de l’Université de Paris a consigné une foule de notes ; le désordre de ces notes est grand et l’écriture en est tracée avec peu de soin ; elles fournissent, cependant, de précieuses indications à qui prend patience de les déchiffrer ; celui qui les a rédigées, en effet, y a réuni tous les renseignements qu’il avait pu recueillir sur les doctrines en vogue à l'École d’Oxford. Parmi ces renseignements se trouvent, en particulier, des extraits fort étendus de la Summa de Dumbleton ; c’est à ces extraits que nous avons dû, tout d abord, la connaissance de certaines théories développées en cette Somme.
Cette connaissance, nous avons pu la compléter ensuite par la lecture du texte même de la Somme.
Ce texte, fort étendu, remplit cent quarante feuillets d’un manuscrit 1 de grand format, à deux colonnes, écrit sur parchemin, d’une écriture dont la forme indique la nationalité anglaise du copiste.
Au début du prologue, hauteur présente son ouvrage aux lecteurs en quelques phrases où il trouve occasion d’amener le nom d Oxford ; voici, en effet, quel est ce début 2 :
« Plurimorum scribentium grati laboris dignique memoria particeps, ad mensuram mee jacultatis doni, ex logicali materia commuai et philosophiez quandam summam, veluti spiearum dispersarum manipulum quoquomodo materiatum et incompositum recolatum, recolegi, nequaquam, tanlo benejicio libato, ut remuneratione eadem munificum me arbitratus, verum moderatam discretionem non alla tenentibus et lectione potius privata contentis ut degestam utilemque sensui ojjeram 3. Itineranti via recta Oxonium tendens a pluribus edocetur, precisus pedum spacii numerus nequaquam ostenditur. »