Ms. B, fol. 8, col. d. et fol. 9, col. a
2. Le copiste a mis : idem Irons iens per circu/nferentiarn lune.
l’astronomie latine AU MOYEN AGE
qui arrive. Toutefois, c’est dans la thèse des mathématiciens que se rencontre la plus grande probabilité ; aux raisons qu ils invoquent, on n’a jamais donné, que je sache, de réponse raisonnable.
» Au contraire, aux raisons données en faveur de 1 autre partie, on peut répondre la plupart du temps.
» A la première raison, voici ce qu’on répondra : Dans un même ciel, il y a deux mouvements, et ils sont tous deux naturels; mais l’un d'eux est naturel en vertu de la nature particulière, et l’autre en vertu de 1a. nature universelle.
» En vertu de son inclination particulière, un ciel se meut <!’ Occident en Orient ; mais, aux êtres inférieurs, l’obéissance envers les êtres supérieurs est naturelle ; ce même ciel se meut donc naturellement de l'Orient vers l’Occident ; chacun des deux mouvements peut être appelé naturel, bien que pour des raisons différentes.
» Au second argument, on répondra que toute élévation d un corps ne provient pas de la légèreté, car le fer monte vers l’aimant ; de même, toute descente ne provient pas de la pesanteur ; elle peut provenir d’une convenance naturelle. L objection n’est donc valable que dans le cas où 1 ascension ou la descente a la perfection locale pour objet ; autrement, elle ne l’est pas.
» Enfin, quelques personnes, répondant au troisième argument, accordent que l’existence de deux corps en un même lieu n’est pas impossible, surtout lorsqu’il s’agit de deux corps subtils.
» Mais je laisse pour le moment de côté la solution de cette difficulté ; Ptolémée lui-même ne l’a pas résolue d'une manière satisfaisante ; il se contente d'insinuer que les règles qui sont naturelles aux corps inférieurs ne sont plus à leur place lorsqu il s’agit des corps supérieurs. »
Nous voyons que notre auteur avait lu 1 Almageste ; nous voyons aussi, par l’embarras où le jettent certaines objections dressées à l’encontre des excentriques et des épicycles, qu’il ne connaissait pas ce que Bacon nommait 1 imaginatio modem orum , les combinaisons d’orbes solides créées par les Hypothèses des planètes.
11 se montre assez exactement instruit des diverses théories relatives au mouvement du ciel des étoiles lîxes. Voici la traduction du chapitre qu’il leur consacre 1 :
« 11 nous faut parler maintenant du mouvement de la huitième