‹ Le système du mondeChapitre 229 sur 243 · Charles H. Haskins, Op. laud · texte numérisé non relu

Charles H. Haskins, Op. laud

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L ASTRONOMIE LATINE AU KO Y EN AGE

netarum cursibus in tempus futurum exlendil, altéra vero e/us pars, cujus videhcel ratio ad meridiem urbis Londoniarum contexitur, ah anno domini 11.50 sumpsit exordium. »

Nous avons dit 1 que l’anglais Adélard de Bath avait traduit les Tables kharismiennes, qui sont, en très grande partie, consacrées à la Trigonométrie et, en partie, à l’Astronomie ; dans un manuscrit de cette traduction 2, conservé à la Bibliothèque Bodléienne d Oxford, la table de concordance entre les années arabes et les années chrétiennes commence au l‘*r janvier 1126, ce qui nous donne approximativement la date delà version faite par Adélard.

Robert de Ghester lit une révision des Tables kharismiennes i*elatives à 1 Astronomie :f ; comme il l avait fait pour une partie des tables d’Al Battani, il y réduisit les équations des planètes au méridien de Londres. Un manuscrit de la Bibliothèque Royale de Madrid nous conserve ces Tables kharismiennes réduites au méridien de Londres ; elles y portent ce titre :

« Incipit liber Ezeig id est chanonum Alghoarizmi per Adelardi m Bathonienskm ex arabico sumptns et per Rodbertu.m Cestrensem or dîne dig estas. »

Dans le corps de l’ouvrage, se lit cette indication : « lie aulem adjectiunes omnes juxta civilalem Londonie in hoc libro computantur et mediis cursibus planelarum adiciuntur. »

Le manuscrit de la Bibliothèque Royale de Madrid où se rencontre cette œuvre de Robert de Rétines contient4 d’autres tables « Super mediam noctem Herefordie . » De ces tables astronomiques, M. Jiaskins nous dit ’ qu elles avaient pour fondements les Tables <le Jolède et les Tables de Marseille. De ces dernières tables, une particularité marque l’influence. Comme les Tables de Marseille, les Tables de Hereford ne rapportent pas les mouvements célestes ad meridiem, c est-à-dire à la partie du méridien qui passe au zénith du lieu d observation, mais bien ad mediam noctem, c’està-dire à la partie du méridien qui passe au nadir de ce même lieu.

De ces Tables de Hereford, quel était Fauteur ?

Avec grande vraisemblance, M. llaskins les rattache à une page unique, que contient un manuscrit du British Muséum, et qui porte le titre suivant :

i . Vi<te supra, pp. iOB-iOp.

■>.. Chaules H. Haskins, Op. laiul., p. Go, en noie. •>. Charles II. Haskins, Op. /and., p. 64.

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