Ms. cil., fol. 2, v
l’astronomie LATINE AU MOYEN AGE
rières. Les Égyptiens, se sont, plus que tous les autres peuples, adonnés avec ardeur à l’étude de cet art ; les lettres divines, comme les lettres humaines, nous l’apprennent ; au témoignage de Macrobe, ils furent les premiers à subdiviser en douse parties ce chemin le long duquel le Soleil accomplit son parcours annuel ; par quel procédé ils l’ont fait, que celui qui le désire savoir plus complètement s’applique à la lecture du Commentaire au Songe de Scipion de ce même Macrobe ( Quod qua indus tria fecerunt , qui plenius nosse desiderat eiusdem Macrobii commentum de sompno Scipionis legere studeat) ».
Nous voici donc avertis que, dès l’an 978, le Commentaire de Macrobe jouissait, dans les écoles, d’une haute autorité.
En revanche, Helpéric n’attachait pas grand prix aux poèmes astronomiques des Hygin et des Aratus. « La postérité, écrit-il, a donné, à chaque signe, un nom déterminé ; ces noms, les poètes les ont entourés de fictions ridicules [que poete quidem ridiculose finxerunt). Mais ceux qu’on appelle philosophes se sont efforcés de colorer ces dénominations de quelque ombre de raisons physiques. Pour nous, nous laissons de côté les fictions poétiques, dans lesquelles ne se trouve aucunement la solidité du vrai ; mais il ne nous semble pas pénible d’insérer ici des remarques peu nombreuses que nous avons pu tirer des commentaires cofnposés par les anciens naturalistes. »
Notre auteur donne alors, à propos de chacun des signes du Zodiaque, quelques raisons propres à justifier le nom de ce signe. Et voici qui vaut la peine d’être noté : Aucune de ces raisons ne fait, à l’Astrologie, le moindre appel.
Comme exemple des considérations auxquelles chaque signe donne lieu, citons celles qui ont trait au signe du Taureau 1 :
« Du Taureau. Voici, je pense, pourquoi on a donné au Taureau le second rang : Lorsque le Soleil atteint ces parties [du Zodiaque], les travaux des bœufs, qui sont les blés, approchent de la maturité ; et même, dans certaines terres plus chaudes, on les moissonne déjà. »
L’opuscule d’IIelpéric n’a pas d’autre objet que le calendrier ; les théories astronomiques n’y seraient pas à leur place et nous ne devons pas nous attendre à en trouver l’exposé dans ces pages ; toutefois, une heureuse digression va nous apprendre ce que l’auteur pensait d’une au moins de ces théories.
Un chapitre est ainsi intitulé s « Comment on peut dire que le